COMMENT QUITTER L'ALLEMAGNE EN LOW COST


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 Voler hors d'Europe à bas prix
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Les observateurs du monde aérien s’y attendaient. Alors qu’elle s’apprêtait à fêter son premier anniversaire, Air Turquoise, l’unique compagnie à bas coût française, a déposé son bilan le 18 juillet dernier. Cette faillite illustre la difficulté qu’ont ces compagnies à s’imposer en France. Même la puissante Easyjet a dû fermer sa ligne entre Paris et Marseille en 2001, au moment où l’ouverture du TGV Méditerranée mettait la Canebière à trois heures de la capitale.
La France a conçu son réseau de trains rapides pour concurrencer l’avion, tandis que l’ICE allemand cherche davantage à vider les autoroutes. Deux exceptions notables : Toulouse et Nice, mal desservies par la voie ferrée. Et comme par hasard, les deux seules lignes franco-françaises d’Easyjet. Les compagnies à bas coût n’aiment pas prendre de risques, et ne cherchent donc pas entrer en concurrence frontale avec la toute-puissante SNCF. Du coup, elles privilégient les liaisons vers le Royaume-Uni. De nombreuses villes moyennes, à l’image de Tours, Angers ou Grenoble, à défaut d’avoir des vols vers Paris, disposent de lignes directes vers Londres ou Liverpool.
En mai dernier, l’irlandaise Ryanair a fait tout un tintamarre pour annoncer l’ouverture de sa première base française, à Marseille. L’aéroport de la cité phocéenne compte en effet ouvrir un terminal spécial pour les low cost, avec des services réduits au strict minimum, tout comme les taxes sur les passagers. Air France, qui continue de payer plein pot, n’a pas tardé à répliquer, en attaquant l’aéroport en justice. Une habitude pour l’ex monopole qui tente par tous le moyens d’empêcher l’atterrissage des low-cost dans son pré carré.
Ces difficultés expliquent aussi l’étonnement faible nombre de liaisons entre la France et l’Allemagne. Depuis Berlin par exemple, impossible de rejoindre directement les grandes métropoles françaises que sont Lyon, Marseille, Toulouse ou Bordeaux, alors que presque toutes les villes britanniques sont accessibles.
Paradoxal, quand on connaît les liens économiques et privilégiés entre les deux pays et l’attrait du touriste allemand pour les plages françaises.
Constant von Meerkamp
Par delà les nuages
Les low-cost ont le vent en poupe
Les compagnies low cost à l’assaut de l’Allemagne
Pollution : la fin du non droit ?
Y a-t-il des « Low Cost » dans le ciel africain?
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Il y a vraiemnt peu de low cost entre les deux pays