Depuis le début des années 2000, l’Allemagne s’est engouffrée dans le créneau des compagnies à bas coûts. Après quelques tentatives infructueuses, un décollage notable s’est opéré depuis 2003.
En tête en 2006, l’aéroport de Cologne, où siège la compagnie allemande Germanwings âgée de trois ans et demi. Filiale de Lufthansa, elle a dû s’implanter dans des villes que la compagnie-mère n’occupait pas, pour ne pas la « cannibaliser », explique Andreas Engel, de Germanwings. De plus, les aéroports de Munich et Francfort, chasses gardées de Lufthansa, ont des taxes très élevées.
Autre avantage de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie : elle constitue un marché particulièrement intéressant. Ses 18 millions d’habitants et ses nombreuses firmes la rendent beaucoup plus attractive que Berlin par exemple. Germanwings a en effet misé sur les voyages d’affaires, qui constituent 42% de son activité à Cologne. Les entreprises peuvent parfois booker trois heures à l’avance, le billet étant alors beaucoup plus cher. La compagnie réalise ainsi un profit que les vols à 19 euros seuls ne lui permettraient pas.
Mais la capitale n’est pas en reste. Les aéroports de Schönefeld et Tegel arrivent aussi en tête de liste en 2006, derrière Munich. L’implantation d’un terminal easyJet en 2004 a provoqué une envolée de l’activité sur l’aéroport de Schönefeld: 80% des passagers volent désormais à bas coûts. Pour ce type de compagnie, la population berlinoise, jeune et familière d’Internet, est une aubaine, même si le niveau de vie est moins élevé qu’ailleurs. La ville de Berlin est également une destination en vogue en Europe.
Autre point fort des compagnies bas coûts, elles permettent de rejoindre directement des destinations qui auparavant nécessitaient une escale. Un avantage, quand l’envie soudaine d’aller voir la mer nous saisit !
Cécile de Corbière
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