Ce film se regarde comme un boxeur reçoit un coup de poing : on subit, on encaisse et on en redemande. Un film pacifique pourtant, une ode à la paix et à l’amour, mais au prix le plus fort. Dans ce drame familial remarquablement mis en scène par le canadien Denis Villeneuve, deux jumeaux partent au Proche Orient pour tenter d’éclaircir le passé de leur mère. Un film poignant récompensé par une vingtaine de prix différents et nommé aux Oscars pour le meilleur film étranger en début d’année.
Quelque part au Canada, par une belle journée à la piscine. Le ciel est bleu, les enfants rient et les parents râlent. Nawal (Lubna Azabal) se baigne avec sa fille Jeanne (Mélissa Désormeaux-Poulin), l’air absente comme à son habitude. D’un coup, sans raison apparente, elle sort de l’eau, pâle comme la mort, s’assied et reste là sans prononcer un mot. A l’hôpital, les médecins expliqueront à Jeanne que sa mère est en bonne santé, du moins physiquement, et qu’ils ne peuvent rien faire. Mais l’envie de vivre semble l’avoir quittée, et elle se déconnecte de la réalité. Peu de temps après, Nawal décède.
Seule piste pour Jeanne et son frère jumeau Simon (Maxime Gaudette) : la mission que leur confie le notaire pour que leur mère puisse reposer en paix. Ils doivent retrouver les destinataires de deux lettres écrites par leur mère. Interloqués, ils se découvrent alors un père qu’ils croyaient mort depuis longtemps, et un frère qui n’avait même jamais été mentionné. Jeanne décide donc de partir à leur recherche au Proche Orient, dans le pays d’origine de sa mère. Son frère la rejoindra un peu plus tard et ensemble ils vont exhumer des secrets de famille noyés dans les larmes d’une histoire tragique. La vérité, douloureuse au possible, se retrouve mêlée à l’histoire tout aussi dramatique d’un pays déchiré par la guerre.


Amours chiennes