
Il faudra bientôt l’appeler «le Palais de la découverte» : de l’amiante a de nouveau été détectée au Palais de la République, repoussant son démontage sélectif jusqu’en 2008.
Dans le centre historique de Berlin, la destruction du Palais de la République se doit d’être un chantier modèle. Pas de vilaines poires qui viendraient attaquer le béton, non, un démontage pièce par pièce. « On rejoue le film à l’envers » explique Michaël Möller, responsable pour l’entreprise Freytag du démontage sélectif du Palais.
Jusqu’à mi-juin les responsables du chantier avaient de quoi se réjouir : la première phase, comprenant le remplissage des parties souterraines avec du sable, avait été parfaitement réalisée, et ce dans les délais prévus. Le jeu de Lego à l’envers allait enfin pouvoir commencer. Et puis il y a quelques semaines, on a vu apparaître des hommes en blanc, protégés de la tête aux pieds, un masque à oxygène sur la bouche, s’affairant autour des immenses plaques de béton. Le verdict est sans appel : on a retrouvé de l’amiante dans les joints de ces plaques. « On ne s’attendait pas à en retrouver à cet endroit-là, avoue Michael Möller, car ici l’amiante ne sert ni à isoler, ni à protéger du feu. »
Désormais, les éléments amiantés doivent êtres nettoyés sur place avant d’êtres transportés, ce qui va retarder le chantier. 2008 est la date officieuse avancée, soit un an de prolongation.
La démolition du Palais est bel et bien un film à rebondissements dans lequel, malheureusement, le héros meurt à la fin.
Dominique Treilhou