Mare Nostrum de natation, 8 juin 2006. Laure Manaudou récupère après un 400 m nage libre.
L’équipe de France de natation vit l’une des plus belles pages de son histoire. Depuis 1952, et la médaille d’or de Jean Boiteux à Helsinki, elle n’avait plus connu de victoire aux Jeux olympiques. Pire, l’édition de 1996 à Atlanta avait été une désolation : zéro médaille. Puis ont surgi les J.O. d’Athènes et Laure Manaudou. Triple médaillée olympique (or, argent et bronze), la jeune Melunaise a emmené dans son sillage une génération dorée. Depuis deux ans, la France n’en finit plus de gagner. Deuxième nation européenne - au tableau des médailles – aux championnats d’Europe et aux Jeux olympiques en 2004 (derrière l’Ukraine), elle a pris le pouvoir la saison dernière aux championnats du monde de Montréal.
Reléguée au rôle de spectateur, la formation allemande pleurait le départ de ses anciens cadres, en tête desquels Franziska van Almsick. Ces trois dernières années ont été terribles pour la Mannschaft aquatique. Douzième nation européenne aux championnats continentaux de 2004, elle n’était encore que sixième pays européen aux Jeux olympiques d’Athènes. L’Allemagne, habituée au rôle de leader, a amorcé un redressement l’été dernier aux Mondiaux de Montréal (troisième) et cet hiver aux championnats d’Europe en petit bassin (première). À en croire les bilans de cette saison, le courant semble de nouveau favorable au camp germain. Mais ce ne sont encore que des statistiques. Rendez-vous le 6 août, dernier jour de compétition, pour connaître l’équipe qui aura le mieux résisté à l’épreuve de l’eau.