imprimer   12.02.2012 
N°. 35PolitiqueSociétéEconomieThéâtreExpositionsLivresCultureCinémaMusiqueSportLieuxEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum











On a beau être la femme la plus puissante du monde* on n’est pas nécessairement doué d’ubiquité. Sabine Heimbach, la porte parole adjointe du gouvernement l’a annoncé à Berlin dans la soirée du samedi 17 avril : Angela Merkel ne prendrait pas part aux obsèques du président polonais Lech Kaczynski dimanche 18 avril à Cracovie. Ultime conséquence d’un périple rocambolesque de la délégation de la chancelière entre la Californie et Berlin via Lisbonne, Rome, la Toscane et les Alpes.




„Konrad Adenauer“: l’airbus A310 de la chancelière

Tout commence sur le tarmac de l’aéroport de San Francisco vendredi 16 avril, il est 2h30 du matin (jeudi 17h30 heures, temps local). Le „Konrad Adenauer“ l’airbus A310 de la chancelière s’envole. Angela Merkel, après avoir pris part à Washington au sommet sur la sécurité nucléaire organisé par Barack Obama, venait de s’offrir un petit séjour californien. Elle avait notamment pu dîner avec le germanophone Arnold Schwarzenegger, gouverneur de l’état ensoleillé. Trois heures plus tard l’aéronef fait escale sur la base militaire de l’US Air Force de Grand Forks au nord de Chicago dans le Nord-Dakota pour faire le plein de 59.000 litres de kérosène. Là commencent les incertitudes. Alors qu’à 7 heures du matin (heure de l’Europe centrale) l’avion reprend l’air, sa destination est encore floue. En cabine on diffuse fort opportunément, comme le fait remarquer malicieusement Nico Fried, reporter du Süddeutsche Zeitung, le film Où sont passés les Morgan ?. Dans ce film deux témoins d’un meurtre sont exfiltrés en lieu sûr par le FBI. Au moment de s’envoler l’actrice Sarah Jessica Parker s’interroge « et où va-t-on ? » réponse du policier : « vous le saurez une fois dans l’avion ». On pouvait difficilement rêver d’un film plus adapté !




Angela Merkel et Arnold Schwarzenegger

Pour l’heure, les aéroports du nord de l’Europe ferment les uns après les autres du fait du nuage de cendres volcaniques en provenance du volcan Eyjafjöll au sud de l’Islande qui a décidé la veille de se réveiller après 187 ans de sommeil.

A bord les inquiétudes s’accumulent. Dans un souci de rassurer les journalistes, Beate Baumann, la chef de cabinet de la chancelière à 8000 mètres au dessus de l’océan, entre deux continents, surgit à l’arrière de l’appareil et tempère : « nous restons tous ensemble ». La veille elle avait déjà assuré que « personne ne serait abandonné ». Mais l’Atlantique nord semble de plus en plus dangereux. Une arrivée en Europe par Nantes (ouest de la France) un moment envisagée, est rapidement exclue, il faut opter pour une route moins septentrionale. Ce sera Lisbonne qui attend ses hôtes sous une pluie éparse et une fraiche température.


Aéroport militaire à Rome et coup de fil à M.Berlusconi

 

Quand l’avion se pose à 16h15 (heure d’Europe centrale), l’ambassade allemande en terre lusitanienne a fait diligence : en quelques heures des dizaines de chambre d’hôtels ont été réservées pour la soixantaine de membres de la délégation (membres de cabinet et journalistes). En effet conformément aux obligations légales l’équipage a droit à une nuit de repos. La chancelière improvisera même une rencontre tardive et chaleureuse avec le premier ministre portugais José Sokrates et boira une bière sans alcool, comme le confirme aussitôt le porte parole du gouvernement Ulrich Wilhelm.

La participation de la chancelière à un meeting de soutien samedi 17 au Ministre-président Jürgen Rüttgers à Neuss (Rhénanie du Nord-Westphalie) en pleine campagne électorale est désormais exclue. Toutefois à cette heure, le déplacement de la chancelière aux obsèques du président polonais Lech Kaczynski dimanche matin à Cracovie est encore en suspend.

Samedi midi l’avion décolle en direction de Rome. Jörg Asmussen, secrétaire d’état au ministère des finances qui arrive d’un sommet écofin à Madrid vient grossir la troupe à Lisbonne (Christine Lagarde, la ministre française quittera elle la péninsule à l’aide d’un avion militaire envoyé spécialement).

Quand trois heures plus tard l’airbus se pose sur un aéroport militaire de Rome, l’option de rapatrier la chancelière à bord d’un « supercoptère » est abandonnée. Ce sera la route. La limousine blindée de la chef de l’exécutif est sur le tarmac. Le reste de la délégation voyagera en bus. Coup de téléphone de courtoisie à Silvio Berlusconi. Prochaine étape prévue : Bolzano à 483km, pour y passer la nuit. Bolzano (Bozen en allemand) ce n’est pas encore l’Allemagne, mais la province autonome du Haut-Adige (Süd-Tirol en allemand), germanophone, ou du moins bilingue. Ses balcons fleuris y rappellent l’Autriche toute voisine.




Le convoi escorté par les gendarmes

Montepulciano : pas de vin mais un pneu qui éclate

 

Mais le trajet ne pouvait pas être aussi simple ! Alors que le convoi escorté par les carabinieri avec gyrophares allumés traversait la Toscane, du côté de Montepulciano un ultime incident intervient : le pneu arrière droit d’un des trois bus éclate. La caravane est immobilisée sur le bord de l’autostrada. La roue de secours semble tout aussi usée. Le chauffeur ne sait pas utiliser le cric et puis surtout l'essieu semble endommagé. Il va donc falloir à nos voyageurs attendre l’arrivée d’un bus de remplacement. La limousine blindée de la chancelière n’aura pas cette patience. Au bout de quelques minutes, pour des questions de sécurité, il est jugé peu souhaitable que la dirigeante du pays le plus peuplé d’Europe attende plus longtemps sur le bord d’une autoroute. On déroge donc au principe de solidarité qui a marqué le périple jusqu’alors et la femme la plus puissante du monde poursuit son chemin sans plus attendre. Entre temps, la décision est prise de renoncer au déplacement le lendemain à Cracovie (pourtant plus au sud que Berlin) : Sabine Heimbach la porte parole adjointe du gouvernement le confirme à Berlin. Le président Horst Köhler et le vice chancelier Guido Westerwelle feront le déplacement. De même la rencontre bilatérale prévue à Hanovre dimanche après midi avec le premier ministre italien est abandonnée (sur désistement italien). Un peu avant 22h le nouveau bus apparaît, Angela Merkel vient, elle, d’arriver à Bolzano, que le reste de la délégation n’atteindra qu’à 1h15 du matin.

Seuls deux membres de la délégation poursuivront sans attendre leur trajet dans la nuit. Inquiets depuis plusieurs jours, ils doivent impérativement être dimanche au plus tôt en Allemagne. L’un pour la confirmation de son enfant, l’autre pour une communion. La chancelière aura remis à chacun d’eux un gentil mot d’excuse écrit de sa main expliquant les circonstances.




Angela Merkel dans le bus des journalistes

Le lendemain matin à 8h30 avant de partir, Angela Merkel, reposée, portant toujours la même veste rouge sur un pantalon noir qu’elle avait à Lisbonne, remercie ses hôtes : « c’était très agréable merci. Je vais merveilleusement bien. Mais nous nous réjouissons de rentrer ». Plus bienveillante que jamais, « Mutti » (« maman » comme on la surnomme souvent) poussera même la convivialité jusqu’à monter dans le bus des journalistes jusqu’au passage du col Brenner qui marque à 1372 mètres d'altitude la frontière austo-italienne. Le reste relève presque de la routine : les 860 km séparant Bolzano de Berlin seront parcourus en 6 heures et demie, ce que permettent des autoroutes presque sans limitation de vitesse. Arrivée donc dimanche à 15h05 devant les portes de la Chancellerie. Ultime étape d’un voyage qui aurait du normalement prendre fin l’avant-veille à 15h30. Interrogé sur le côté exceptionnel d’un tel déplacement, le flegmatique chef du protocole de la chancellerie Karl Wokalek précise que « le protocole relève de l’exceptionnel ».



Régis Présent-Griot

20/04/2010



*Le magazine américain Forbes classe depuis 2004 les 100 femmes les plus puissantes du monde. Angela Merkel occupe la première place depuis 2006.








resultats entre 1 et 1 de 1
 

mystic /// Dienstag, 27-04-10 11:32

mutti a juste voulu être gentille avec les journaliste?

c'est démago...mais bon les politiques sont tous + ou - dans ce délire.

Elle aurait pu prendre 1 hélico depuis Lisbonne!

 
 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter" "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire