Depuis l’intégration de nouveaux états dans l’Union européenne, le chapitre sur le permis de conduire n’est pas clos et surtout, pas clair. Profitant des vides de la législation, des auto-écoles peu scrupuleuses installées à l’Est proposent des forfaits tout compris : les « Führerschein Tourismus », soit un permis de conduire à prix réduit, agrémenté d’une visite du pays. Mais attention aux arnaques !
Un simple clic sur Internet suffit pour saisir l’ampleur du phénomène. «Le permis moins cher », « Le permis en une semaine » voir même « le permis en un week-end pour 500 ou 1000 euros, hébergement et voyage compris ». Les sites d’auto-écoles slovaques ou tchèques rivalisent de propositions alléchantes pour les jeunes allemands, habitués à sacrifier entre 1200 et 1500 euros pour obtenir leur titre. En Allemagne, le permis est cher, mais aussi contraignant : les futurs automobilistes doivent subir des tests de vision et passer un brevet de secouriste avant même de se lancer dans les cours théoriques du code de la route. Conséquence logique : le « Führerschein Tourismus » boume.
Outre le manque à gagner pour les auto-écoles allemandes, ce genre de tourisme pose un «vrai problème de sécurité publique», comme le souligne le porte-parole du ministère des transports allemand. D’après lui, « ce système met des chauffards sur les routes allemandes ». Certaines auto-écoles pragoises n’hésitent pas à avancer sur leurs dépliants publicitaires que « vous seuls pouvez savoir si vous savez conduire ou non » !
Ce procédé est d’autant plus inquiétant que certains s’en servent pour contourner les lois allemandes. En effet, depuis dix-huit mois, près de 2 100 personnes dont le permis avait été retiré pour conduite en état d’ivresse ou sous l’effet de drogues ont été arrêtées en Allemagne avec un permis étranger. Après un retrait de permis, passer les frontières est un moyen d'éviter le test MPU (Medizinisch-psycologische Untersuchung), l'examen médical et psycologique obligatoire en Allemagne pour être à nouveau autorisé à prendre le volant.
De plus, le risque d’arnaque n’est pas négligeable. D’après Peter Glowalla, président de la Fédération des agents d’auto-écoles de Berlin, «de nombreux jeunes se laissent appâter par la possibilité d’économiser de l’argent, mais reviennent avec un permis qui n’est pas valable sur le territoire allemand». La législation est souvent plus compliquée qu’il n’y paraît. « En effet, pour que leur permis polonais ou hongrois soit valable dans un autre Etat européen, les jeunes allemands doivent résider au moins six mois dans le pays où ils ont passé leur examen et pouvoir en apporter la preuve lors d’un contrôle» ajoute-t-il.
Le seul pays qui fait office d’exception reste la République tchèque, qui n’impose pas d’obligation de résidence dans ses lois nationales. Montrée du doigt par le gouvernement allemand, elle prévoit de se mettre au diapason à partir du 1er juillet 2006. L’Allemagne compte sur une prochaine harmonisation européenne pour mettre fin à ces pratiques. Les ministres européens des transports se sont retrouvés fin mars à Bruxelles pour réfléchir à une nouvelle directive européenne. Actuellement, 110 permis de conduire différents circulent en Europe, et l’Allemagne en compte à elle seule six versions.
Céline Figuière
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j'ai passe le permis poids lourd avec la fimo en france.je l'ai raté
.je souhaiterais le passer dans un pays europeen ou le permis est bas et enfin l'obtenir pour travailler.
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