imprimer   12.02.2012 
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La campagne lancée par la Commission Européenne pour lutter contre les différences de salaire.

En ce début du mois de mars, les femmes sont à l’honneur. Le 8 mars a eu lieu la Journée de la Femme. En raflant la mise aux Oscars, Katryn Bigelow a montré que le meilleur réalisateur pouvait aussi être une réalisatrice. Mais un rapport de la Commission Européenne sur la condition des femmes montre qu’elle n’est pas des plus reluisante. Exemple : leur travail est loin d’être perçu comme celui de leurs homologues masculins, ainsi que le soulignent les disparités de salaires. A ce titre, la Commissaire Européenne, Viviane Reding s’indigne et donne à l’Allemagne son bonnet d’âne.


Le temps des manifestations pour le droit de vote, l’autonomie financière ou la pilule contraceptive nous semble aujourd’hui bien loin. Et pourtant. Tous les ans, la Journée de la Femme est l’occasion de se remémorer les avancées faites en terme d’égalité des sexes, mais aussi de contempler l’étendue du chemin qu’il reste à parcourir. A défaut d’être considérée comme acquise, l’égalité homme/femme fait l’objet de nombreux débats, projet de lois, études ou chartes à l’image de celle de la Commission Européenne et de la feuille de route qui en découle. Malgré les progrès fait en matière de législation dans de nombreux domaines, la situation reste inquiétante. A New-York, le 1er mars, Viviane Reding s’est indignée de l’immobilisme de l’ONU qui parle depuis septembre 2009 de la création d’une agence spécialisée dans l’amélioration de la condition des femmes. Pour des raisons politiques, les membres de l’assemblée générale freinent l’entreprise qui devait pourtant lutter contre les violences faites aux femmes telles que les violences physiques, les mutilations génitales, le trafic humain, le harcèlement ou les inégalités. Si aujourd’hui, le féminisme n’a plus le vent en poupe et peine à convaincre, il semble pourtant urgent de trouver une nouvelle voie pour qu’il ne soit plus question de droits fondamentaux des femmes ou des hommes, mais bien du genre humain.




Viviane Reding

 Le « gender gap » :

 

                Angela Merkel : le magazine américain Forbes l’a élue « femme la plus puissante de la planète » et sur les seize postes de son cabinet on compte six femmes. L’Allemagne donne l’image d’un pays qui sait valoriser la matière grise de ses citoyennes. Pourtant, les chiffres donnés par la Commission Européenne ont de quoi inquiéter. Vendredi 5 mars, alors que la Commission lançait sa Charte des Femmes et sa campagne de lutte contre les écarts de salaire, Viviane Reding, dans son discours au journal Die Welt, s’indignait notamment que persistent de tels différences entre les rémunérations. En Europe, les femmes gagnent en moyenne 18% de moins que les hommes pour un même travail. L’écart est de 23,2%, en Allemagne ! Et le pays fait parti des rares de l’Union Européenne dans lesquels les inégalités salariales ne cessent de se creuser. Elle a donc demandé à ce que les salaires des femmes soient augmentés. « L’égalité des sexes n’est pas un luxe, elle est une force pour l’économie d’un pays. De telles disparités sont inacceptables, surtout pour un pays qui est à la tête d’une des plus importantes économies du monde. Il se doit de donner l’exemple » précise-t-elle. C’est le point de vue de la Commission qui précise dans sa charte que l’égalité entre les sexes est une condition nécessaire à une économie saine, à une croissance forte et à une cohésion sociale.




Après avoir été infirmière ou hôtesse de l'air, la nouvelle Barbie sera ingénieur informaticien.

Ce que révèle la Commission Européenne :

 

Dans le domaine de l’égalité des sexes, les progrès sont évalués tous les ans. Il apparaît ainsi que le taux d’emploi des femmes est inférieur à celui des hommes alors que sur les bancs des universités elles sont les plus nombreuses, ou alors que la répartition des tâches au sein des couples peine à évoluer. Et pour cause, jongler entre les obligations familiales et professionnelles est des plus difficiles. Surtout dans les pays qui, comme l’Allemagne, offrent peu de structures d’accueil pour les enfants en bas-âges. Ainsi, les mères de famille sont souvent amenées à interrompre leur activité professionnelle ou à se mettre à mi-temps. 68,9% des femmes contre 92% des hommes avec enfants travaillent. Mais parmi elles, il faut aussi compter celles qui ont recours au temps partiel. En Europe, 1/3 des femmes sont concernées par le temps-partiel contre 8% des hommes. Ces écarts de salaires ne posent pas de problème uniquement dans la vie professionnelle, mais se font aussi ressentir plus tard, à l’heure de la retraite. En raison du peu d’aménagements permettant aux allemandes de concilier famille et travail, beaucoup de jeunes actives délaissent les couffins pour ne se concentrer que sur leur carrière. Résultat : le taux de fécondité de l’Allemagne est en chute libre. En effet, comme l’a souligné Viviane Reding, « de telles inégalités peuvent avoir des conséquences néfastes à long terme ».




Le logo du Equal Pay Day

Quelle sera la parade idéale ?

 

                 Quand on se penche sur les causes des écarts de salaires, on s’aperçoit que pour lutter, il faudrait être sur plusieurs fronts à la fois. En plus des discriminations directes, du poids des traditions et des stéréotypes, les femmes voient leur travail sous-évalué. Ainsi, dans un supermarché, les postes aux caisses, occupés principalement par des femmes, sont moins bien rémunérés que ceux des manutentionnaires, plus physiques et donc plus souvent occupés par des hommes. Il en est de même chez les cadres supérieurs. Des études ont montré qu’une entreprise faisait plus facilement confiance à un homme qu’à une femme dans les prises de décisions délicates. Alors comment remédier à cette situation ? Depuis 1975, la Commission Européenne a publié sept directives pour que soient prises en compte l’égalité d’accès aux promotions, aux formations, à l’emploi ou encore  pour l’égalité des conditions de travail. Viviane Reding a réaffirmé la volonté de la Commission de lutter activement. En premier lieu, il s’agit de sensibiliser les employeurs et d’améliorer la transparence  en leur demandant de rendre publique leur structure de paiement des salariés. En cas d’un refus de l’instauration de traitement égalitaire, la Commission européenne n’exclut pas les sanctions. Pour nous faire prendre conscience des disparités salariales, elle a mis en ligne un « Gender pay gap calculator* ». En Allemagne, une loi sur les statistiques de paiement datant de 2007 vise l’instauration d’un code de bonne conduite pour la mise en œuvre de l’égalité des rémunérations pour un travail à valeur égale. Dans la même veine, « l’Equal Pay Day » qui aura lieu le 26 mars prochain en Allemagne, vise à la sensibilisation des hommes, mais aussi des femmes qui ne sont pas toujours conscientes des injustices salariales. Mais ces mesures sont loin de plaire à tout le monde.


« La guerre des genres » ?

 

                Comme l’a souligné le Tageszeitung(TAZ) dans un long dossier daté du 8 mars, une guerre des genres semble se jouer dans la presse allemande. Dès 2007, le Spiegel avait dans son collimateur le féminisme. Il est très vite suivi par le Frankfurter Allgemein Zeitung qui fustige la logique du « lobbysme féministe » qui consiste à placer des femmes à des postes clés pour inverser le modèle actuel. Mais la critique la plus sévère du TAZ s’adresse au magazine d’informations Focus qui, par ses titres, entretiendrait une « guerre des genres ». En ligne, les blogs antiféministes fleurissent à l’image du blog Genderama. Et les propos sont parfois extrêmes. Régulièrement, sur ces pages on peut lire de ferventes critiques des lois en faveur des femmes. Pour certains bloggeurs, il conviendrait de supprimer toutes ces lois sur l’égalité des chances.  

 

                Bien sûr que depuis les premières manifestations pour la libération de la femme il y a eu d’importantes avancées. Mais certaines réalités nous font dire qu’il reste encore bien des batailles à mener. Quand on sait qu’en France, tous les trois jours une femme meurt sous les coups de son compagnon, peut-on dire aux victimes de violences conjugales que le féminisme n’existe plus ?

 

Mathilde Frézouls

10/03/10

 

(*) : Le Gender Pay Gap Calculator mis en ligne par la Commission Européenne : http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=835&langId=en

Pour tout savoir sur le « Equal Pay Day » en Allemagne : http://www.equalpayday.de/35.html








resultats entre 1 et 4 de 4
 

Isa >HH /// Mittwoch, 08-02-12 15:14

ok génial Djellale!

Alors on fait comme ca alors! d'acoord?!?

tu attends bien surtout!

 

djellalle /// Mittwoch, 08-02-12 15:08

voila mon adresse hotmail..et yahoo..ecrire....khelilidjilali@hotmail.fr khelilidjilali@yahoo.fr ecrire moi une message j attend....bye

 

djellale /// Mittwoch, 08-02-12 15:04

salut jaime une femme etrangere pour mariage je suis serieux je veu voire votre adresse et ta photo svp merci..je travaile dans un societer petrolier comme ..teknicien petrole forage on sud sahara....envoyer moi une message sur mon adresse email....jattend

 

djellale /// Mittwoch, 08-02-12 14:58

bonjour je suis serieux oui mais jaime mariage une suisse ou france ou allemagne ou suedoise 4 payer je travaile dans un societer petrolier on sud sahara....comme ..tecknicien petrole forage ok jattend votre reponce svp merci

 
 

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