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 Annette Bening (Nic) & Julianne Moore (Jules) © Focus Features.
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Depuis 1987, la cérémonie « Teddy Queer Film Award » attribue tous les ans aux films de la Berlinale abordant l’homosexualité, une récompense spéciale appelée « Teddy ». Présenté lors de la Berlinale 2010, « The Kids are all right » a reçu ce titre de meilleur film gay. La comédie de Lisa Cholodenko présente l’histoire de Nic et Jules, un couple de lesbiennes bien installé avec leurs deux enfants. Les deux femmes mènent une vie confortable à Los Angeles jusqu’au jour où une rencontre vient bouleverser leur petit monde.

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 Repas de famille © Focus Features.
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Papa, où es-tu ?
Hormis l’adoption et les mères porteuses, l’insémination artificielle reste un recours employé par les couples gays et lesbiennes pour satisfaire leur désir d’élever un enfant. Dans The Kids are all right, le couple choisit cette voie pour avoir leurs deux enfants. D’un côté, Nic (Annette Bening) la femme active, cheveux courts et costard; de l’autre, Jules (Julianne Moore) plutôt féminine, douce et séduisante réussissent cette merveilleuse expérience. Bien que les personnages soient stéréotypés, le spectateur prend goût à l’histoire où la réalisatrice a un souci de véracité et souhaite « qu’on se reconnaisse ». Le film fait l’impasse de l’enfance des progénitures et commence à l’adolescence des enfants. Leur fils âgé de 15 ans, Laser (Josh Hutcherson), commence à se poser beaucoup de questions sur ses origines et souhaite rencontrer son père biologique. C’est pour cette raison qu’il demande à sa sœur plus âgée, Joni (Mia Wasikowska), de contacter la banque de sperme. Peu enthousiaste au départ, Joni se laisse convaincre et fini par appeler secrètement l’organisme. La jeune fille obtient aussitôt un rendez-vous avec le donneur de sperme aussitôt. Mais la déception est de taille pour les deux adolescents en voyant le donneur, Paul (Mark Ruffalo). L’homme apparaît comme très maladroit ne sait pas comment se comporter face à ces deux jeunes gens, ni même que dire… Laser s’attendait à trouver des points communs avec son père et s’aperçoit que l’homme qu’il idéalisait tant semble être son antithèse. En tout cas, cette maladresse plait à Joni qui décide de le revoir.
L’origine de Joni et Laser reste taboue dans le couple. Un sujet toujours difficile à aborder quand un couple gay adopte. Au diner, l’atmosphère est tendue lorsque les bambins avouent avoir rencontré leur « donneur ». Les deux mères exigent de rencontrer l'inconnu et l’invitent à déjeuner. Les tracas s'accumulent et Jules peine toujours à conquérir le marché du travail. Nic, incarnant la femme active et overbookée, assure seule l’entrée d’argent c’est pourquoi Jules, fatiguée d'être dépendante financièrement, souhaite créer son entreprise de jardinage. A l’issue de cette rencontre avec Paul, Jules réussit finalement à obtenir un emploi car fruit du hasard, Paul cherchait un jardinier pour réaménager son jardin.

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 Paul Vs Laser et Joni © Focus Features.
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La réalisatrice a voulu s’approcher la réalité et pointe les principales préoccupations que rencontre tout couple gay. Mon enfant doit-il connaître son père ? Comment lui dire ? Puis un autre problème survient, Jules commence à être attirée par Paul. Pulsion sexuelle et découverte priment sur les sentiments amoureux. Aux sujets sérieux se mêle une dose d’humour fort agréable pour le spectateur.
Décidément le thème de l’homosexualité est au cœur des préoccupations sociétales. Lisa Cholodenko met le doigt sur un phénomène de plus en plus banalisé. Les tendances homosexuelles ne choquent plus et sont désormais acceptées par la société.Les personnalités ne se cachent plus comme la chanteuse de Gossip, Beth Ditto, qui défend ardemment la cause gay. En tout cas, véritable effet de mode, les films et séries multiplient l’apparition de couples gays. C’est notamment le cas dans Grey’s Anatomy (Callie et Arizona) et Desperate Housewives (Lee & Bob) ou au cinéma avec Harvey Milk et I shot my love. The Kids are all right s’inscrit dans cette continuité. Bientôt en salles.
Mélanie Duault
14/03/10