

Cindy liebt mich nicht est un de ces films qui vous cernent au point de ne plus savoir comment détremper votre âme du vide qui l'envahit à vue d'œil. Et cela presque gratuitement, car le scénario n'était pas sans intérêt. Deux hommes, que rien ne relie, partent ensemble sur les traces d'une femme versatile dont ils se sont tous deux épris. Vous vous étiez souvenu de Jules et Jim. Mais Cindy liebt mich nicht n'était qu'une inscription sur une boîte d'allumettes qui traînait dans un bar portant le même nom. Une lubie de son propriétaire aimant voir le néon de ses déboires amoureux clignoter chaque fois qu'il passait la porte de son établissement. C'était aussi le symbole on ne peut plus lumineux de l'obsession de ces deux hommes à la recherche de Maria. Fallait-il, dans ce road-movie sentimental, vous conduire jusqu'au Danemark pour finalement vous révéler que l'héroïne n'était guère plus qu'une projection du fantasme masculin, celui de la femme idéale qui n'existe pas et que les hommes poursuivent en vain ? Ce film ne passe jamais le seuil de la boîte noire du désir, là où s'entassent depuis l'enfance les visages d'inconnues, où pendent les grimaces de déceptions près des veilleuses du bonheur et là d'où s'échappent les idées de femme.
Louise Bastard de Crisnay
18/02/2010

Maria a deux amours, Franz et David, qui ne se connaissent pas et que tout oppose. Lorsqu'elle disparaît sans laisser de traces, ils se rencontrent par hasard et découvrent l'existence de l'autre. Malgré leur inimitié, ils décident de partir ensemble à sa recherche.

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