

"Non! Je veux un trésor qui les contient tous!... Je veux la jeunesse! A moi les plaisirs, les jeunes maîtresses! A moi leurs caresses! A moi leurs désirs! A moi l'énergie des instincts puissants, et la folle orgie du cœur et des sens! Ardente jeunesse, à moi tes désirs! A moi ton ivresse! A moi tes plaisirs..."

Oui, on les reconnaît. Voilà les désirs que le fameux Faust adresse à Méphistophélès, le diable en personne. Cependant ces vers ne sont pas tirés de l’ouvrage de Goethe, paru en 1808. Il s’agit ici d’un extrait du libretto écrit par Jules Barbier et Michel Carré pour l’opéra de Charles-François Gounod. « Faust I » de Goethe est l’ouvrage qui inspira le compositeur français dès l’âge de vingt ans. Il commença alors en 1842 à travailler sur un opéra tiré de l’histoire, en mettant l’accent sur la séduction malheureuse de Marguerite.
Gounod transforme l’histoire d’amour diabolique entre cette dernière et Faust en chef-d’œuvre musical du XIXème siècle. Tout tourne ici autour de Marguerite. Faust et sa volonté de connaître les raisons de son existence sont réduits à des désirs purement sexuels envers la jeune fille, qui tombe enceinte et finit en prison. C'est à ce moment-là que Faust revient vers elle. Mais Marguerite tient à son âme et à sa foi, et préfère mourir plutôt que d’être sauvée par le diable. Cette femme trompée est le fil rouge de l’opéra.



La tradition de l’opéra avec un air populaire
Le Staatsoper présente Faust (Marguerite) comme un « être hybride », qui s’insère à la fois dans l'univers de l(opéra comique et dans celui plus dramatique du grand opéra. Ainsi se mêlent aux airs imposants des passages de couplets, des valses, des dialogues. Nous assistons en même temps à un grand mélodrame romantique et à des moments plus légers.
Grâce à la jeune équipe que forment le metteur en scène Karsten Wiegand et le directeur musical Alain Altinoglu, Faust (Marguerite) se transforme en œuvre moderne et imposante, avec des interprètes d'exception. René Pape et Christof Fischesser en Méphistophélès, Marina Poplavskaya en Marguerite et Charles Castronovo dans le rôle de Faust assurent par leurs renoms et leurs talents. Et pour tous ceux qui ne sont pas encore complètement à l'aise en français, ne vous découragez pas: l’opéra sera sur-titré en allemand.

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 Extraits de Faust (Marguerite), mise en scène de Karsten Wiegand.
Source: Staatsoper Unter den Linden
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Florence Freitag
Pour plus d’infos :
Représentations :
les dimanche 21 et 28 février à 18h
le mercredi 24 février à 19h
La dernière a lieu le dimanche 7 mars à 18h.
Voir aussi : www.staatsoper-berlin.de
Mise en ligne: Claire E. A. Webster