Dans la famille des « P’tits groupes prometteurs qui montent et qui assurent en concert » je demande Hockey. Banco. Révélé en automne 2009, le groupe a su trouver son auditoire grâce à une musique explosive aussi bien pour les oreilles que pour les jambes. C’est rock, c’est pop, c’est électro, mais pas seulement. En concert prochainement en Allemagne, venez découvrir les bouillonnants joueurs de Hockey.
Que ceux qui aiment Franz Ferdinand, The Killers, Razorlight, The Arctic Monkey, Two Doors Cinema Club et surtout Naïve New Beaters lèvent la main. Parfait, ce qui suit est pour vous.
Across (de hockey) the USA
Trouver un nom de scène n’est pas toujours évident. Parfois le sport peut être (bonne ou mauvaise, à vous de juger) source d’inspiration. Ainsi on peut voir des groupes ou artistes répondant aux noms de Baseball, Super Tennis, Housse de Racket, DJ Golf. Désormais il faudra compter sur Hockey. Les joueurs de Hockey sont Benjamin Grubin (chant), Brian White (guitare), Jeremy « Jerm » Reynolds (basse) et Anthony Stassi (batterie). Mais comme en tournée plus on est de fous plus on rit, Ryan Dolliver et ses claviers accompagnent le groupe en live. Plus qu’une équipe, Hockey est avant tout une bande de potes. Benjamin Grubin, alors étudiant à Redlands (Californie) rencontre le bassiste Jeremy Reynolds. Ensemble ils commencent à composer quelques chansons relevées. Puis les deux compères déménagent à Los Angeles et enchaînent les fêtes, s’éclatant aussi bien avec les rockers qu’avec les clubbers. Durant un séjour à Spokane (Washington) ils rencontrent le batteur Anthony Dolliver. Et de trois. Fin du voyage à Portland où Anthony Stassi rejoint le groupe. « Nous voulons faire de la dance music qui envoûte immédiatement. Comme pourrait le faire aussi bien un groupe qu’un DJ » explique « Jerm ». 2009 est « l’année Hockey » : le groupe se produit dans de grands festivals comme le T in the Park (Ecosse), Glastonbury (Angleterre), le Bonnaroo Festival (Tenessee) ou encore le Hove Festival (Norvege). Fini le temps où le duo Grubin/Reynolds se faisait refouler de Columbia Records. Fini les premières parties de Passion Pit et Friendly Fire, Hockey vol de ses propres ailes.
Okay !
L’album Mind Chaos, sorti à la rentrée 2009, est de la dynamite. Hockey glisse entre les influences rock, électro, pop, dance et funk. La voix de Benjamin Grubin, patinée par les trop nombreuses Budweisers descendus lors des soirées californiennes enflamme les 11 titres de Mind Chaos. Le tubesque Too Fake fait partie de ces morceaux qu’on apprécie immédiatement. Pas besoin de réécoutes attentives et circonspectes. Débranchez votre cerveau et appuyez sur « play ». C’est parti pour quatre minutes de montagnes russes rock avec un premier grand huit dès la 49ème seconde du morceau. Le flamboyant Curse This City est un titre ultra groovy, très intelligemment construit et qui tient les oreilles en haleine durant quatre minutes et demi. Et puisqu’on ne vit pas dans un monde de bruts, il y a même une jolie ballade, Everyone’s The Same Age, qui conclut l’album. Ce qui frappe chez Hockey, c’est l’équilibre entre une grosse dose de rock et les lichettes d’électro disséminées un peu partout dans leur musique. Après tout, le groupe a été comparé à The Strokes et LCD Soundsystem, excusez du peu ! La forme est là, maintenant que dit le fond ? Ben Grubins taquine allègrement la plume : « Je veux faire de la musique pour danser, mais tant qu’à faire, autant écrire des paroles singulières, qui ajoutent une profondeur supplémentaire à la chanson et donnent un autre niveau de lecture. » Sur I Wanna to be black, Grubins avoue que son problème existentiel est lié à sa couleur de peau, qu’il aurait voulu être noir... L’Allemagne reçoit en février Hockey pour 5 concerts aussi prometteurs que le laisse entendre leur musique. A écouter et voir d’urgence !