imprimer   12.02.2012 
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Alors même que se réunissait le parti de la gauche radicale parlementaire allemande Die Linke le 11 janvier 2010 au Centre des congrès de Berlin pour débattre des choix stratégiques de la formation, l'absence de son co-dirigeant Oskar Lafontaine se faisait cruellement sentir dans l'assemblée. La lutte de pouvoir interne déclenchée par les propos de Dietmar Bartsch, le secrétaire général, sur l'éventuel retrait de la scène politique du co-fondateur du parti a fait l'effet d'un tsunami, déclenchant la polémique et divisant les partisans.


Dietmar Bartsch, l'homme de la controverse.


Oskar Lafontaine avait annoncé en novembre dernier qu’il était atteint d’un cancer. Son retour ,prévu initialement en mai à Rostock pour les élections à la présidence du parti, reste incertain. Il avait précisé qu'il reprendrait son travail politique "en fonction de [son] état de santé et de l'avis des médecins".

 

Son opération réussie n'a pourtant pas empêché les rumeurs de grandir. C'est avec la déclaration de Dietmar Bartsch, secrétaire général de Die Linke, faite au Spiegel le 16 novembre 2009 que tout commence, avant même l'annonce de sa maladie: " Au début de l'année, au sein du cercle des dirigeants, il y a eu une discussion sur le fait qu'Oskar Lafontaine ne pourra plus diriger le groupe parlementaire après les élections." Gregor Gysi, avec qui Lafontaine a fondé Die Linke, lui reproche alors déjà de parler à la place du concerné.

 

Autour de ces déclarations plane un parfum de scandale: Dietmar Bartsch est soupçonné ( sans preuves tangibles ) d'être par ailleurs à l'origine des rumeurs sur la vie privée d'Oskar Lafontaine afin de le discréditer. Gregor Gysi, la moitié restante du tandem, soutient fermement le dirigeant et désapprouve ouvertement la conduite "déloyale" de Bartsch devant les quelques 700 membres réunis : " Même si je l'aime beaucoup, le gestionnaire fédéral n'a pas été fidèle à un des deux dirigeants ". " La relation de confiance dans la direction intérieure est endommagée ". Certains ont applaudi, d'autres se sont tus, marquant la division au sein du parti.

 


Une mise à l'écart forcée.

Pour avoir voulu, semble-t-il, vendre la peau de l'ours un peu trop tôt, Dietmar Bartsch a dû renoncer publiquement, pour l'unité du parti, le vendredi 15 janvier à briguer le poste de dirigeant en mai mais aussi à ses fonctions. "La déloyauté est probablement l'allégation la plus grave que vous pouvez faire à un gestionnaire fédéral" a-t-il déclaré.

 

Contre les pressions internes du parti pour la démission de Dietmar Bartsch, Lothar Bisky, co-dirigeant de Die Linke, a été un des rares à défendre et soutenir l'opposant de Lafontaine. Il rappelle la contribution de Dietmar Bartsch qui ne devrait pas être " ignorée " et met l'accent sur la nécessité pour Die Linke de conserver les deux hommes : " Nous avons tous besoin d'Oskar Lafontaine mais aussi de Dietmar Bartsch ". L'éviction de l'un des deux ne ferait que renforcer les différents au sein du parti.

Ses défenseurs trouvent la charge excessive : "Il n'y a pas de crime de lèse - majesté, quand on évoque de façon courtoise et transparente les questions pressantes pour l'avenir" a déclaré Bodo Ramelow, le président du groupe Die Linke au sein du parlement de Thuringe. Birke Bull, vice-présidente régionale de Basse-Saxe, estime que la sortie de Gysi contre Bartsch s'apparente à la volonté de lui "porter un coup fatal".

 

Avec cette affaire, Die Linke voit ressurgir en ce début d'année un désaccord Est/Ouest qui semble persister malgré l'unité souhaitée. La crédibilité du parti apparaît entammée par ces querelles internes et les différents notoires quant à la stratégie politique électorale. La gauche de la gauche est actuellement mise à rude épreuve. L'équilibre de cette association stratégique Est/Ouest qui a mis longtemps à émerger et à se stabiliser est fragilisé. Gregor Gysi lors du congrès à Berlin a tenté de couper court à cette lutte de pouvoir entre les nostalgiques du PDS et les déçus du SPD qui ont formé la WASG, les deux formations à l'origine du parti Die Linke. Il souhaite de nouvelles perspectives pour la gauche allemande : "Je veux quelque chose de nouveau" a-t-il déclaré de façon incantatoire afin d'afficher son désir d'éviter les querelles du passé. Quoi qu'il en soit, quand on rencontre les militants sur le terrain, ce sont souvent les mêmes réactions que l'on entend: la démission "forcée" de Dietmar Bartsch pour sauver l'unité du parti est saluée comme responsable et courageuse.

 

Caroline Marie-Cussy, le 19/01/10.



www.die-linke.de

 

www.linksfraktion.de/lafontaine

 

www.facebook.com/Oskar-Lafontaine

 

www.gregorgysi.de

 

www.dietmar-bartsch.de








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missjin /// Mittwoch, 20-01-10 01:20

Hey, that's great, now I understand in a better way all about Oskar Lafontaine !:)

 
 

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