imprimer   03.02.2012 
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« Triff die Elisabeths » (La Première Etoile) vient de sortir en Allemagne. Rencontre avec celui qui est tout à la fois rôle principal, scénariste et réalisateur. Lucien Jean-Baptiste signe ici son premier film comme metteur en scène avec brio. Avec une carrière de comédien déjà fournie (cinéma, téléfilms et doublages : il prête notamment sa voix à Will Smith), c’est un jeune cinéaste lucide à l’enthousiasme communicatif qui nous parle avec intelligence de la frilosité des milieux du cinéma, du doublage, des blessures de l’enfance …et des noirs parmi les blancs !


La Gazette : La Première Etoile a déjà eu le prix du public du Festival de Hambourg, mais on est en Allemagne dans une réalité sociologique un peu différente : à la différence de la France il n’y a pas beaucoup de Noirs qui sont Allemands depuis plusieurs générations. Etes-vous confiant après les premières projections ?

 

Lucien Jean-Baptiste : Justement une des forces de ce film, c’est d’aller au-delà. Il y a une dimension sociale et familiale : un homme qui a un rêve pour ses enfants. Quels mécanismes va-t-il déployer pour apporter du rêve à ses enfants et satisfaire sa femme ? Sans tenir compte de la couleur, le film marche quand même. On est en temps de crise, les enfants veulent les plus beaux jouets, aller au ski. Doit-on leur refuser?

 

La Gazette : Les Allemands sont prudents avec le politiquement correct, avec le racisme. Dans votre film, le personnage principal est un noir et c’est un« looser ». Il est sympathique et attachant, mais il est insupportable, il n’est pas fiable…

 

Lucien Jean-Baptiste : Au contraire, il essaie avec ses petits moyens de rendre les gens heureux et il y arrive !

 

La Gazette : C’est certes un personnage adorable mais il faut beaucoup de patience à son entourage...



Lucien Jean-Baptiste : Dans toute cette détresse, il arrive quand même à s’en sortir. Le petit passe sa première étoile, sa petite fille s’intègre divinement bien en chantant et sa femme revient. De façon bancale, il a réussi sa mission. C’est un des messages que je voulais faire passer. En fait, je n’ai jamais connu mon père et j’ai rêvé d’un père présent, même avec sa gaucherie, qui puisse faire rêver. On n’est pas obligé de gagner 15 000 euros par mois pour faire plaisir à ses enfants. On n’est pas obligé non plus d’être docteur en philosophie pour transmettre des valeurs à ses enfants. C’est d’ailleurs pour ça que la fuite des pères me touche particulièrement. Aujourd’hui les couples se séparent lors d’une simple dispute. Il faut tenir !

 

La Gazette : Le film ne se limite pas au postulat de départ (des Noirs à la neige !), la raison du succès en France est aussi l’histoire familiale…

 

Lucien Jean-Baptiste : Exactement. En France, sur 10 millions de spectateurs, il doit y avoir environ 500 000 noirs. Donc globalement le succès des 1,7 millions de spectateurs vient surtout d’un public blanc. D’ailleurs, ma grande victoire après la projection, c’est que les gens n’abordaient pas la notion de couleur de peau.

 

La Gazette : Comme avec «Bienvenue chez les Ch’tis », il y a eu un effet régionaliste fort ?

 

Lucien Jean-Baptiste : Tout à fait. C’est aussi la victoire des choses simples par rapport à un contexte « bling bling » depuis quelques années. Le cinéma s’inspire de la tendance du moment et le succès d’un film dépend du climat social ambiant. Aujourd’hui, les films touchant avec des gens ordinaires qui deviennent des héros marchent divinement bien. Peut-être que dans les années 80 on voulait des supers héros qui sauvent le monde. Désormais, l’homme qui va sauver sa famille séduit. Avec les Ch’tis et mon film c’est l’authenticité qui attire.



La Gazette : Comment s’est passée la sortie aux Antilles ? Vous y étiez ?

 

Lucien Jean-Baptiste : Oui, c’était magnifique. La question noire a été mise en avant. Puis l’humour dans le film a encore mieux marché dans la région, un peu comme avec les Ch’tis. En plus, je ne suis pas Martiniquais à 100% et je craignais que mon film passe pour « un film de blanc ». Mais en fait pas du tout, ils étaient enchantés car ils retrouvaient leur humour, leur parler et surtout leur fierté. Ils étaient fiers parce que pour une fois pas question de football ou de tam-tam. Enfin un Martiniquais arrive à faire un « bon score » dans le cinéma ! Il ne faut pas sous-estimer les blessures de tous ces peuples opprimés. Encore la semaine dernière, des gens me disaient qu’ils avaient besoin de reconnaissance.

 

La Gazette : Et dans la banlieue nord, à Paris* ?

 

Lucien Jean-Baptiste : Le jeune public de banlieue n’est pas tellement venu, c’est surtout la famille française. Le film présente des noirs sympathiques et certains ont eu un peu honte. Du coup, j’allais à l’entrée des cinémas et les jeunes pensaient qu’on « allait encore les prendre pour des nazes ». Je suis même allé à la rencontre de certains jeunes : je leur ai dit d’aller voir le film et que je les rembourserai si le film ne leur plaisait pas. En fait, ils avaient peur qu’on se moque d’eux. Ils pensent que les Blancs ont encore en tête l’image du Noir qui ne sait pas skier. Ils veulent être fiers et ont besoin d’être valorisés.


La Gazette : Dans le contexte actuel où le gouvernement français veut initier un débat sur l’identité nationale, comment vous situez vous ?

 

Lucien Jean-Baptiste : A titre personnel, je connais mon identité, je n’ai besoin d‘aucun débat. Je sais d’où je viens, je connais mon histoire. C’est bien de mettre les pieds dans le plat et de débattre. Par exemple je le fais dans la scène du salon de coiffure où j’explique que « Noir » ça ne veut rien dire. Les Antillais, les Africains ont une histoire différente. En France, notamment entre la population du Nord et du Sud, un débat d’identité existe aussi, on ne se pose pourtant pas la question. Il y a certes des Français ayant un morphotype Maghrébins et Africain mais il y a aussi des disparité dans l’accent, dans les coutumes. Il faut simplement élargir les esprits. J’ai du mal avec ce débat. L’identité pour moi c’est souple, on ne peut pas la figer. On prend ce qu’il y a de bon dans les cultures, mais on ne peut pas fixer l’identité. Ça se construit.

 

La Gazette : Des figures comme Isaach de Bankolé** ou Angelique Kidjo*** ont décidé de traverser l’Atlantique pour donner l’espace nécessaire au développement de leurs carrières. Selon vous ont-ils fait le bon choix ? ou Harry Roselmack de se rendre en métropole il y a quelques années.

 

Lucien Jean-Baptiste : Isaach de Bankolé et Angelique Kidjo venaient initialement d’Afrique, ils étaient déjà dans une démarche d’exil. Pour moi, le combat doit être mené ici. La question est différente pour un émigré qui part pour trouver du travail et nourrir sa famille. Ce qui m’intéresse ce n’est pas de parler des personnes qui partent aux Etats-Unis où il y a déjà une identité américaine partagée de tous et où beaucoup ont déjà fait carrière. Mon champ d’action se situe en France où il reste beaucoup à faire pour sensibiliser le public à cette mixité d’ethnies. Moi, en tant que jeune cinéaste français, je raconte des histoires liées à mon identité comme ont pu le faire Dany Boon dans Bienvenu chez les Ch’tis ou Gad Elmaleh qui fait référence au judaïsme.

 

La Gazette : depuis les années 60 il est légitime de croiser dans les film français des personnages pied-noirs qui apportent une couleur spécifique, avec votre film on réalise que l’on s’est privé de talents antillais ou africains par exemple…alors que les Noirs sont présents dans le quotidien de l’Hexagone…

 

Lucien Jean-Baptiste : Tout ça, c’est souvent une histoire d’argent. La frilosité vient du fait que l’on se repose souvent sur les grandes productions américaines ou de grands acteurs français comme Gérard Depardieu, Daniel Auteuil ou Catherine Deneuve qui sont des « valeurs sûres ».

Je suis d’ailleurs reconnaissant envers mes producteurs car, même si l’intérêt financier est bien là pour eux aussi, ils avaient cette volonté de faire avancer les choses en encourageant de nouveaux talents.

 

La Gazette : Etait-ce difficile de les convaincre de produire le scénario ?

 

Lucien Jean-Baptiste : Pas du tout car ils ont tout de suite senti l’humour et l’impact du message. La difficulté n’était pas tant que c’était un « projet noir » mais plutôt que c’était un projet d’inconnus. Si Will Smith avait été dans le casting, la couleur n’aurait posé aucune difficulté. Et si mon film a eu du succès c’est aussi grâce à la volonté qu’ont eu mes producteurs de traiter cette question de société qu’est le regard sur la communauté noire.

Les médias devraient d’ailleurs se pencher sur ça, comme l’a fait TF1 en mettant en avant Harry Roselmack au JT de 20h tout en bénéficiant d’une grande promotion autour de ce sujet. Certains se déplacent aux Etats-Unis et y mènent une guerre sainte. Je trouve que ce n’est pas forcément le meilleur choix même si chacun mène son combat comme il l’entend.




La Gazette : Vous menez une carrière de comédien en particulier dans le doublage, puisque vous êtes la voix française de Will Smith. Est-ce que selon vous, le doublage d’un acteur noir doit se faire par un acteur noir ?

 

Lucien Jean-Baptiste : Non, il faut seulement voir si la voix convient à l’acteur sans se préoccuper de sa couleur de peau.

Le doublage est une longue histoire car il y a peu d’acteurs noirs dans le cinéma américain donc tous les doublages sont faits par une dizaine d’acteurs seulement.

Dans les années 50, les doublages des rares acteurs noirs sont faits façon « petit nègre ». Mais avec l’évolution du cinéma américain, des acteurs tel que Eddy Murphy arrivent et le doublage est fait par Med Hondo qui réussit à transcrire la musique de la voix anglaise en français. Sauf qu’en France, il n’y a pas eu plus de comédiens noirs. Du coup, les acteurs blancs se sont sentis obligés de prendre une sorte d’accent noir mais ça n’était pas approprié dans toutes les situations. Par exemple on ne peut pas donner un accent antillais ou africain à Denzel Washington. Les producteurs américains se sont donc dit que c’était mieux de faire doubler les acteurs noirs par des noirs.

Là où c’est injuste, c’est que les noirs ne font jamais de voix de blancs. En fait, c’est simplement parce qu’il y a déjà énormément de blancs disponibles pour doubler les blancs. Mais selon moi, on devrait faire tous les recrutements à l’aveugle avec CV anonyme et simplement des essais de voix.

Cependant, pour que des producteurs acceptent de chercher des acteurs noirs inconnus, il faut une volonté politique. C’est une volonté qui émerge petit à petit. On peut d’ailleurs voir que certains producteurs mettent des voix noires sur des acteurs blancs intentionnellement pour marquer ce changement d’état d’esprit.

 

La Gazette : Pour revenir sur La Première Etoile, c’était tout de même un pari audacieux, et surtout, pour une première réalisation, d’avoir le rôle principal, d’être si présent à l’image… Comment ça se gère en tant que cinéaste?

 

Lucien Jean-Baptiste : Ça se gère très en amont, c’est-à-dire qu’il faut être très honnête avec soi-même. Il faut doubler le potentiel de travail, doubler l’énergie. Dès le départ, j’ai pris conscience qu’il me fallait un conseiller à la réalisation, qu’on allait répéter beaucoup, découper plus, etc. Mais il faut pouvoir le faire ! Moi j’ai cette chance, mais je sais que malgré tout, on perd quand même quelque chose en ayant cette double casquette. Quand on est à l’intérieur d’une scène en tant qu’acteur et réalisateur, on sent l’énergie, on sent si ça fonctionne bien, on est vraiment dedans, mais on perd peut être des choses au cadre, des détails. Parfois je disais au premier assistant de continuer de tourner, on passait à la scène suivante, puis quand je regardais le résultat et je me disais : « Mais c’est moche le petit truc au fond ! ». Au final, la scène gagne en jeu mais perd sur des détails. J’ai hâte de faire un film uniquement derrière la caméra, sans jouer. Comme ça tu vis le truc à 100%.




Lucien Jean-Baptiste à la réalisation

La Gazette : Ce ne sera pas Deuxième Etoile alors, parce qu’on est obligé d’avoir Jean-Gabriel ! A propos, est-ce que l’on peut déjà avoir des pistes (sic) sur Deuxième Etoile?

 

Lucien Jean-Baptiste : Il y avait déjà des pistes dans La Première Etoile, avec le changement d’appartement. Les Noirs vont retourner chez les Blancs, mais les Blancs vont aller chez les Noirs, aux Antilles. Un conte de Noël en quelque sorte. La famille, le vivre ensemble… Jean-Gabriel va maintenant être confronté au plafond de verre. C’est un rêveur, il a plein de projets, mais ses supérieurs pensent que son costume de présentateur est déjà assez grand, qu’il n’a pas besoin d’avoir une émission à lui. Regarde Roselmack****, il présente déjà le journal, il est bien à cette place ! C’est comme les femmes : Premier Ministre ça va, tu n’as pas besoin d’être Présidente de la République. Il va donc être confronté à ça.

 

La Gazette : Concernant le remake qui se prépare aux Etats-Unis, est-ce que vous n’avez pas de craintes artistiques ? Parce que c’est quand même un film délicat, à la fois populaire et fin…

 

Lucien Jean-Baptiste : Si, mais pour moi à la limite, ils font ce qu’ils veulent.

 

La Gazette : Il y a déjà un nom, un casting ?

 

Lucien Jean-Baptiste : Oui, c’est Chris Rock qui va incarner Jean-Gabriel. Il est très connu aux Etats-Unis, c’est le Coluche Noir, un mec très très fort. Je le double dans tous ses films. Le seul souhait que je formule est qu’ils gardent la partie sensible du film. Avec les Américains, j’ai peur que ça devienne « le big truc ». Je veux qu’ils comprennent qu’il y a quelque chose de sensible. Mais je crois que ça peut très bien coller avec les Etats-Unis et leur rapport Noirs/Blancs. Là-bas c'était quasiment l’Apartheid, nous on nous a plus cajolé (rires).

 

La Gazette : Sur le clivage Antillais/Africains. Est-ce que vous avez réfléchi un peu à la question ? En français, on entend l’accent Antillais et il existe un clivage, une façon de faire qui est très différente. Y-a-t-il eu dans le doublage un effort dans ce sens, pour essayer de transcrire ces deux accents ?

 

Lucien Jean-Baptiste : Non, parce qu’il n’y a pas vraiment un accent allemand qui ait rapport à ce clivage. C’est toujours difficile avec les accents régionaux : il n’y a pas vraiment de substituts. Le distributeur a essayé de rajouter un accent, mais cela sonnait faux.

Concernant le doublage, je pense que le texte se suffit à lui-même. Il n’y a pas l’accent dans la version allemande, donc on perd quelque chose, mais on sait par le texte qu’il y a deux clans, les Antillais et les Africains. Mais il faut savoir une chose : le doublage est quelque chose d’imparfait, le doublage parfait n’existe pas. Je me suis rendu-compte de cela le jour où j’ai vu à la télévision Alain Delon parler en allemand. Ce fut un choc. Je me suis dit : « Mais c’est ça que je fais comme métier. Je fais parler Will Smith avec un accent parigot ! ». Donc ne cherchons pas la perfection là où elle n’est pas possible. Le doublage c’est un soutien à la compréhension. A la limite je suis contre le doublage, mais il y a plein de gens pour qui le doublage est une condition au visionnage d’un film.



La Gazette : le tournage avec des enfants imposent des contraintes…

 

Lucien Jean-Baptiste : Il me manque beaucoup de contre-champs avec les enfants, mais je ne les avais pas, donc j’ai fait ça en voix off. Les enfants, je les avais 3h par jour. En 3h, qu’est-ce que tu as le temps de faire ? Ils viennent avec une de leur institutrice, chargée de veiller à ce qu’on ne dépasse pas cette durée légale. On lui donnait un planning, soit ils tournaient le matin et avaient école l’après-midi, soit l’inverse. Et si la météo n’était pas au rendez-vous pendant ces tranches horaires, on devait reporter… L’institutrice est là dans l’intérêt de l’enfant, même si lui il s’éclate et qu’il a envie de continuer. Mais c’est bien comme ça. C’est vrai que je me suis tué la santé pour faire mon film, mais le tout pour le cinéma, je trouve ça pathétique. Qu’il y ait des morts pour un film, je trouve ça hallucinant. Il y a des tyrans au cinéma dans les réalisateurs : ils deviennent détestables, ma élevés, injurieux avec les équipes… Moi j’ai tenté d’être cool, même dans les moments difficiles. C’est ce que les gens ont aimé, c’est pour ça qu’ils faisaient des heures supplémentaires. Je n’étais pas un tyran, j’étais honnête. Mais dans le cinéma, tu as vraiment des gens qui abusent, qui profitent de la faiblesse de l’acteur qui en redemande, qui profitent de sa passion.

 

Propos recueillis par Julien Honnart et R.P.G.

 

A lire également, notre article en allemand sur le film : Schwarz auf Weiss

 

* Le nord de la commune de Paris et son prolongement dans l’agglomération sont le lieu de résidence de beaucoup d’immigrés originaires d’Afrique ou des Caraibes.

 

** Isaach de Bankolé est un acteur ivoirien qui après des débuts prometteurs en France (César du meilleur espoir masculin en 1987 pour « Black Mic-Mac ») a décidé depuis plusieurs années de poursuivre sa carrière aux Etats Unis (a notamment été dirigé par Jim Jarmusch et a tourné dans le James Bond « Casino Rayale »)

 

***Angelique Kidjo est une chanteuse Béninoise qui après avoir vécu à Paris a choisi en 1998 de vivre aux Etats Unis où elle a été récompensée des Grammy Awards à plusieurs reprises.

 

****Harry Roselmack est un journaliste français noir (parents originaires de la Martinique). Depuis l’été 2006 il est présentateur remplaçant du journal télévisé phare de 20h sur TF1 (plus importante chaîne privée française). La chaîne avait alors habilement communiqué autour de l’arrivée du journaliste qu’elle venait de débaucher de LCI (chaîne française d’information du groupe privé Canal+) dans un contexte de débat autour de la « visibilité » à l’antenne des « minorités visibles ».








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numero48 /// Samstag, 23-01-10 13:49

Bonjour,je renvois tous les lecteurs de la gazette à l'excellent ouvrage de Thierry Attard et François Justamand auquel j'ai collaboré.Il aborde le thème du doublage,des origines à nos jours avec l'évolution technique plus des entretiens avec des comédiens chevronnés qui pratiquent cette discipline à part entière depuis 50 ans.

 
 

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