Sur scène, trois guitares et une contrebasse enchainent les morceaux à un rythme effréné. Ce mélange détonnant de jazz manouche, rock et folk séduit de plus en plus pour son authenticité. Déjà invités au Sziget Festival à Budapest en 2006 avec ses 400 000 spectateurs, l‘ascension des Doigts de l’Homme continue.
Les Doigts de l’Homme c’est un peu le fruit du hasard. Olivier Kikteff, à l’origine du groupe, s’intéresse très tôt à la guitare électrique. Le jeune autodidacte apprend à jouer dès l’âge de neuf ans et acquiert une incroyable dextérité. C’est d’ailleurs pour cela qu’il décide, quelques années plus tard, de se tourner vers la musique africaine et devient guitariste d’un groupe connu au Burkina Faso : « Burlaka Kora ». C’est là bas que l’artiste s’éprend de musique ethnique et apprend à jouer de nombreux instruments africains. Puis à son retour en France, alors qu’Olivier jouait dans la rue, un homme lui propose de faire un disque. A l’époque, le musicien n’a pas encore de répertoire, c’est pourquoi il s’enferme en studio pour composer. Il fait appel à son ami guitariste Yannick Alcocer et à un contrebassiste : Tanguy Blum. Les Doigts de l’Homme sont nés. Leur premier album sort un an plus tard, en 2003, avec pour titre « Dans le monde » et impose un style très manouche. Un disque cinq titres « Gypsy Jazz Nucléaire » en 2004 annonce le deuxième album « Les Doigts de l’Homme» plutôt hispanique. Le temps passe et le trio mute en 2007 lorsque Benoit Convert rejoint le groupe en tant que guitariste. Son arrivée permet au groupe d’élargir ses horizons musicaux et l’osmose est maintenant bien palpable dans leur troisième opus : « Les Doigts dans la prise » sorti en mars 2008.
Les quatre compères dégagent sur scène une énergie indéniable et même étonnante. Les Doigts de l’Homme oscillent à la fois entre musique tzigane et musique du monde. Influencés notamment par Stochelo Rosenberg, Boulou et Elios Ferré, les musiciens s’amusent à manier des instruments comme le banjo, l’oud, le cajun, le charango et la mandoline. Polyvalent et plus que dynamique, le groupe nous impressionne avec la vitesse des ses morceaux. D’ailleurs, cette frénésie transparait dans leurs titres: Zinédine Tzigane, Crise de nerfs ou encore Métal hurlant. Parcourant aussi bien festivals de jazz et petites salles de concerts, le groupe ne se lasse pas d’arpenter les routes et entame bientôt une tournée en Allemagne*. En bref, une musique revitalisante qui vous transporte. Le voyage ne devrait pas vous décevoir!
La Gazette de Berlin vous offre 2 fois 2 places à gagner pour le 21 janvier à Berlin. Il vous suffit de répondre à la question suivante : Combien de Doigts font vivre le groupe ? et d’envoyer un mail à melanielagazettedeberlin@googlemail.com. Le gagnant sera tiré au sort. Bonne chance !