imprimer   12.02.2012 
N°. 34PolitiqueSociétéEconomieExpositionsLivreCultureCinémaMusiqueSportEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum











Une petite boite contenant quelques babioles sur un trottoir ? Vous continuez votre route. Pourtant, pour certains initiés, il s’agit d’une petite merveille, résultat d’une longue quête. Ils sont de plus en plus nombreux à participer à ces gigantesques chasses aux trésors, le « geocaching », grâce à un GPS. Mélangeant l’imaginaire à nos rêves d’aventurier, ce loisir est inoffensif, sauf peut être lorsqu’un trésor est responsable d’une alerte à la bombe en plein cœur de Berlin.


En Allemagne ce sont quelques 118 000 personnes qui se livrent à cette activité, dont 2900 dans la capitale. Parmi eux, on compte de nombreux touristes qui profitent des sites où sont dissimulées les « caches », ces fameux trésors, pour sortir des sentiers battus et rassasier leur soif de découvertes. Mais mercredi 2 décembre, ce sont des non-initiés qui ont découvert une petite boîte noire sous un pont ferroviaire et qui, effrayés, ont prévenu les autorités. 




Le contenu d'une cache, avec le petit carnet de bord dans lequel chaque participant note son passage.

L’effet d’une bombe :

 

                C’est au niveau de la Gare de Ostkreuz, à Berlin, qu’une petite boîte noire de 15 cm a été découverte, mercredi 2 décembre. Celle-ci aurait pu réjouir les experts, mais trouvée par une patrouille, elle a déclenché une opération de police. Cinquante hommes ont été envoyés et pendant 1h30, trois voies de circulation de trains grandes lignes et régionaux ainsi que le métro en provenance de la Frankfurter Allee ont été arrêtées. La raison de l’inquiétude : la boîte suspecte était située sous un pont. Cet incident aurait pu être anodin si  l’opération déployée n’avait pas coûté des dizaines de milliers d’euros, notamment aux compagnies de trains qui subissent les coûts d’un arrêt du trafic et l’évacuation d’une large zone autour de la gare. Les fauteurs sont aujourd’hui poursuivis pour trouble sur la voie publique et harcèlement de la population. Mais la police a peu de chance de remonter jusqu’au coupable. Depuis septembre, des événements semblables ont eu lieu à Hanovre et à Karlsruhe. Afin d’éviter de prochains malentendus conduisant à la paralysie de la circulation et à la destruction des trésors, la police fédérale allemande a demandé aux participants de faire usage de « caches » plus facilement identifiables et de ne pas semer les trésors dans des lieux trop visités.




Un participant, ici en Antartique, ayant trouvé une "cache virtuelle" qui trouve son intérêt dans le lieu pour des raisons scientifiques, culturelles ou historiques.

Un amour d’aventure :

 

                Si certaines caches peuvent propager un sentiment de panique lorsqu’ils sont trouvés par des « géomoldus », des non-initiés, le plus souvent, elles emplissent les géochercheurs  de fierté. Le jeu est soumis à de règles strictes. Les caches ne sont jamais choisies au hasard. Tout d’abord, elles ne doivent jamais être à proximité de lieux trop fréquenté car n’importe qui pourrait la découvrir. Cette mesure de sécurité est capitale. Ainsi, HeU1 (son pseudonyme dans le jeu) a enfreint la règle numéro un à Berlin. Mais avec une unique consigne, le jeu serait trop simple. Pour que la quête ait un intérêt autre que le trésor qui en soit n’est que peu de chose, quelque objet sans valeur tout au plus, il faut qu’elle conduise les chercheurs dans des lieux pétris d’histoire. L’emplacement d’une cache doit toujours se situer dans un endroit ayant une signification culturelle, historique ou encore offrir une vue splendide,… Pour tout aventurier qui se respecte, l’intérêt du jeu n’est pas uniquement dans l’objet même de la découverte. Celle-ci ne pourra être grisante que si le chemin emprunté par le géochercheur pour parvenir jusqu’à elle est semé d’embuches : partir en randonnée, faire de l’escalade, une balade en bateau, résoudre une énigme ou encore se rendre sur le lieu la nuit pour apercevoir la cache grâce à sa matière réfléchissante. Le moteur du jeu, c’est l’aventure.




Cache accessible uniquement la nuit

Premier chapitre de l’Odyssée :

 

                L’’histoire débute le 3 mai 2000 à Bravercreek dans l’Oregon aux USA. Dave Ulmer crée une cache et trois jours plus tard, elle a déjà fait l’objet de deux découvertes et d’un article dans la presse. Quelques mois plus tard, Jeremy Irish, Elias Alvond et Bryan Roth créent la société « Groundspeach » à Seattle qui s’occupe de gérer tous le site geocaching.com sur lequel les joueurs peuvent publier leur progression dans le jeu, leurs découvertes ou encore organiser de vastes rencontres. En juillet 2009, on comptait 800000 geochercheurs dans le monde qui participent à l’aventure dans plus de 200 pays. L’essor du jeu est notamment lié à la démocratisation des GPS, outil essentiel pour mener à bien ses recherches. Aujourd’hui, on peut s’en procurer pour moins de 100€. A ce prix, il ne nous en coûte presque rien de nous lancer dans l’aventure.

 

                A défaut de trouver le lieu abritant le trésor décrit par Robert Louis Stevenson dans son ouvrage L’île au trésor, on pourra toujours lancer une fléchette sur une mappemonde, et partir à l’aventure, même si le trésor peut parfois n’être qu’un minuscule jouet Kinder.

 

Mathilde Frézouls

10/12/09








pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter" "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire