imprimer   12.02.2012 
N°. 34PolitiqueSociétéEconomieExpositionsLivreCultureCinémaMusiqueSportEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum











Sigmar Gabriel, 2008.

Après la lourde défaite électorale aux législatives du 27 septembre 2009, la valse des chefs reprend à la tête du SPD. Alors que le candidat malheureux à la chancellerie, Frank-Walter Steinmeier, est chef de fraction du SPD au parlement et que Frank Müntefering, qui était à la tête du parti depuis octobre 2008 se retire, c’est Sigmar Gabriel qui a été élu pour le remplacer le 13 novembre lors du congrès du parti à Dresde. La mission qui lui échoit : tout simplement redresser le parti, reconquérir les électeurs, dresser un programme électoral et au moment opportun lui permettre de partir à l’assaut de la chancellerie.




Sigmar Gabriel en 2009 lors d'un discours en Basse-Saxe.

Une carrière en montagnes russes

 

Député au Landtag de Basse-Saxe à 30 ans, ministre président du même Land à 40 et ministre de l’environnement à 46, Sigmar Gabriel a connu une ascension rapide au sein du parti social-démocrate. Derrière cette carrière lisse en apparence, des hauts très hauts et des bas très bas. Originaire de Goslar en Basse-Saxe, il connaît une ascension rapide au sein du SPD. Engagé à 18 ans dans la jeunesse socialiste, il se fait élire peu de temps après dans une des circonscriptions de Goslar et devient ensuite en 1990, à 29 ans, député au Landtag de Basse-Saxe. Il est remarqué à cette occasion par Gerhard Schröder qui le prend sous son aile. Lorsque ce dernier est élu en 1998 à la chancellerie, il se fait tout d’abord remplacer à la tête du Land par Gerhard Glogowski. Celui-ci rattrapé par un scandale, fut obligé de se retirer, laissant la place libre à Sigmar Gabriel. Il ne convainc certes pas tout le monde sur les bancs du SPD mais ses talents oratoires illustrés par des discours pleins de fougue forcent le respect de ses adversaires.

En 2003, le SPD subit dans le Land une lourde défaite et perd 14% de voix par rapport à l’élection précédente. Sigmar Gabriel doit céder la place à son adversaire, Christian Wulff (CDU) à Hanovre. L’humilité n’étant pas son fort, il accuse tout le monde sauf lui-même de cet échec. Cette attitude lui vaut quelques adversaires acharnés dont Gerhard Schröder qu’il accuse indirectement de l’avoir torpillé. La réaction ne se fait pas attendre : le chancelier, plein d’humour, fait en sorte qu’il soit nommé chargé des affaires culturelles populaires (Beauftragter für Popkultur und Popdiskurs) au SPD. La chute est dure et le voilà surnommé Siggi Pop par ses détracteurs sarcastiques.


Le retour du jedi

 

Rongeant son frein dans l’ombre pendant deux ans, il revient sur le devant de la scène par une porte de service : Franz Müntefering, vice-chancelier de la grande coalition, le nomme ministre de l’environnement. Saisissant la chance au vol, Sigmar Gabriel fait de ce poste un tremplin pour sa carrière. Devenu chevalier des causes environnementales, il lance notamment le concept de « politique industrielle écologique ».Il continue la politique de son prédécesseur, le vert Jürgen Trittin et s’engage dans la recherche de solutions énergétiques alternatives pour sortir du nucléaire. Il est de tous les combats, cherchant à asseoir son profil de potentiel chef du SPD.




Andrea Nahles

Son action a donc porté ses fruits et le voilà à la tête du parti. Son nom a été proposé par le bureau central en octobre puis entériné après à vote au congrès de Dresde. A ses côtés, le poste du secrétaire général, la deuxième tête du parti, a lui aussi été renouvelé et c’est Andrea Nahles issue de l’aile gauche du parti qui a été élue. Le résultat de l’élection n’est cependant pas tout à fait celui qu’elle escomptait. En se présentant à ce poste, elle voulait être la deuxième présidente du parti aux côtés de Sigmar Gabriel avec lequel elle a entretenu jusqu’à présent des relations tendues. Il en a été décidé autrement. En accordant à Sigmar Gabriel 94,2% des voix, un très beau score même pour ce genre d’élection, mais seulement 69,6% des voix à Andrea Nahles, les votants lui infligent un camouflet et inclinent le rapport de force en faveur de Sigmar Gabriel. Ce semi-échec est aussi à rapprocher de son image qui fait débat dans le parti. Considérée comme une intrigante peu familière de la transparence, elle s’est fait de nombreux ennemis par le passés qui n’ont rien oublié, surtout pas au moment de voter.

Âgés de 50 ans (Sigmar Gabriel) et 39 ans (Andrea Nahles), ils représentent un renouvellement générationnel. Leur mission : redresser la barre après la défaite aux élections législatives de septembre 2009. Pour cela, Gabriel annonce un programme en trois parties « puissance économique, sécurité sociale et responsabilité environnementale ». Dans son livre programmatique, Links neu denken, Politik für die Mehrheit (paru en 2008), il présente aussi comme une nécessité la reconquête du centre de l’échiquier politique. Et puis, il faut reconquérir la base, améliorer la communication et la transparence au sein du parti et enfin calmer la valse des chefs au sommet du parti pour plus de stabilité. Alors que Sigmar Gabriel se donne d’abord deux ans pour se concentrer sur le niveau des communes et des Länder avant de songer aux prochaines élections législatives nationales dans quatre ans, Andrea Nahles, au contraire, veut garder ce but devant les yeux. Une première dissension ? Vu les résultats qu’ils ont obtenus, Sigmar Gabriel qui n’aura probablement pas de difficulté à imposer ses vues. Pour Andrea Nahles et Sigmar Gabriel, le principal défi sera alors de passer au-delà de leurs querelles passées pour durer un peu et calmer le rythme élevé de renouvellement à la tête du SPD.




Klaus Wowereit

Âgés de 50 ans (Sigmar Gabriel) et 39 ans (Andrea Nahles), ils représentent un renouvellement générationnel. Leur mission : redresser la barre après la défaite aux élections législatives de septembre 2009. Pour cela, Gabriel annonce un programme en trois parties « puissance économique, sécurité sociale et responsabilité environnementale ». Dans son livre programmatique, Links neu denken, Politik für die Mehrheit (paru en 2008), il présente aussi comme une nécessité la reconquête du centre de l’échiquier politique. Et puis, il faut reconquérir la base, améliorer la communication et la transparence au sein du parti et enfin calmer la valse des chefs au sommet du parti pour plus de stabilité. Alors que Sigmar Gabriel se donne d’abord deux ans pour se concentrer sur le niveau des communes et des Länder avant de songer aux prochaines élections législatives nationales dans quatre ans, Andrea Nahles, au contraire, veut garder ce but devant les yeux. Une première dissension ? Vu les résultats qu’ils ont obtenus, Sigmar Gabriel qui n’aura probablement pas de difficulté à imposer ses vues. Pour Andrea Nahles et Sigmar Gabriel, le principal défi sera alors de passer au-delà de leurs querelles passées pour durer un peu et calmer le rythme élevé de renouvellement à la tête du SPD.

Car d’autres attendent leur heure en coulisse, tel Klaus Wowereit. L’actuel maire de Berlin, qui s’est contenté d’une place d’adjoint à la présidence lors du congrès de Dresde, se fait discret pour l’instant. Mais il y a fort à parier qu’il ne s’en tienne pas là, attendant le meilleur moment pour sortir de l’ombre et se profiler comme le candidat idéal à la chancellerie. Deux mois à peine après les piètres résultats du 27 septembre 2009, le combat des chefs est en passe de reprendre à la tête du SPD.


Camille Farnoux

 

16/11/2009




Voir aussi:

Les résultats des élections législatives du 27 septembre 2009: Les libéraux et le parti de gauche à l'assaut des grands partis.








pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter" "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire