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 Les oursons Haribo sont nés dans les années 1920 à Bonn
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Le petit ours gélatineux a perdu l’un de ses bienfaiteurs. Paul Riegel, copropriétaire avec son frère aîné, de la firme Haribo implantée à Bonn, est décédé dans la nuit de lundi. Il avait déjà déposé ses parts de la société dans la Paul-Riegel-Holding, reprise par ses quatre enfants.

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 Haribo conserve son siège à Bonn malgré une querelle entre les frères Riegel
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Paul et Hans Riegel, les fils du confiseur artisanal Hans Riegel, ont repris en 1946 la firme familiale fondée en 1920. A 82 ans, Paul Riegel laisse derrière lui un empire sucré qui emploie plus de 6000 personnes, réparties dans 16 usines de fabrication en Allemagne et à travers l’Europe. Alors que l’aîné des « frères Haribo » est nommé responsable commercial et chargé de la publicité, le cadet se retrouve à la tête de la production et de la technique. Celui-ci redouble alors de génie pour apporter des notes créatives à la collection pléthorique de sucreries « qui rend les enfants heureux, et les adultes aussi ». Fin inventeur, il est à l’origine de ces fines bandes de zan, enroulées sur elles-mêmes, délicatement nommées « escargots de réglisse » en allemand.
Success story familiale
L’histoire commence dans une buanderie avec quelques kilos de sucre et une plaque de marbre. Hans Riegel père confectionne les petites sucreries qui sont livrées par Madame à vélo. Les premiers oursons apparaissent dès 1922 et la gamme s’enrichit rapidement. Dans les années 1930, les réseaux de représentants contribuent à implanter la marque dans toute l’Allemagne. En 1935, les gélatines multicolores conquièrent le Danemark puis la France en 1967. Progressivement, les étales européennes comptent leurs lots de paquets chamarrés et les arômes s’adaptent aux préférences gustatives des différentes nationalités. Les goûts et les couleurs s’inventent alors au gré des pays d’implantation, au point de faire du symbolique ours en gélatine, des emblèmes nationaux. Qui n’a jamais pensé un jour en passant devant les usines de fabrication d’Uzès, ou de Marseille qu’Haribo était français ? Et vous êtes-vous déjà évertué à convaincre un Danois de la non paternité de ses confiseries anisées ? Difficile en effet de retrouver ailleurs que sur la presqu’île danoise les réglisses et autres zans extra forts que les petites têtes blondes dégustent presque à la sortie du biberon. La filiale française du leader européen de la confiserie a donné, quant à elle, naissance à la fraise Tagada il y a 40 ans.
Lucie Dupin
04 août 2009