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 La station du Bundestag ouvrira ses portes le 8 août prochain.
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Près de 14 ans après le premier coup de pioche, la « Ligne du chancelier » (U55) rentrera en service le 8 août prochain à 11 heures. Reliant la Hauptbahnhof à la Porte de Brandebourg, cette nouvelle ligne est de loin la plus courte et la plus chère du réseau berlinois. Longue de seulement 1,8 kilomètres, ce qui lui valu le surnom de « Stummel U-bahn » (métro moignon), la U55 aura coûté plus de 320 millions d’euros.

« Tout vient à point à qui sait attendre ». Retardés, annulés, redémarrés, les travaux de la nouvelle ligne de métro n’en finissaient plus. Les plans de constructions de cette ligne remontent aux années 1950 avec la volonté d’extension du métro E (rebaptisé par la suite U5) vers l’Ouest. Cette ligne trouve actuellement son terminus à la Alexanderplatz mais le projet était de la prolonger jusqu’à la Turmstrasse dans Moabit où elle devait rejoindre la U9 et jusqu’à Jungfernheide pour rejoindre le S-Bahn Ring et la U7. Une extension jusqu’à l’aéroport de Tegel avait même été envisagée à l’époque.

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 Plans de la future ligne U55.
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« La ligne du Chancelier »
Mais ce chantier est resté dans les cartons pendant plusieurs décennies à cause de la partition de Berlin pendant la Guerre Froide. Il a donc fallu attendre la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, pour que le projet refasse surface, notamment sous l’impulsion de Helmut Kohl. C’est ce dernier qui a lancé le début des travaux le 13 octobre 1995 en donnant le premier coup de pioche. C’est de cet engagement de l’ancien Chancelier en faveur de l’extension de la U5 que vient le surnom « Ligne du chancelier », donné à la U55 quelques années plus tard.

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 Chantiers de la future station de Brandenbourg Tor.
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Des travaux plusieurs fois retardés
En 2001, le Sénat de Berlin a dû abandonner cet ambitieux projet, avant même le début officiel des travaux, suite à de nombreuses difficultés financières. Mais la ville de Berlin, menacée de devoir rembourser les financements accordés par le gouvernement fédéral pour l’extension de la U5, a alors décidé de reprendre les travaux, tout en réduisant le projet initial à la construction de trois nouvelles stations (Porte de Brandebourg, Bundestag et Gare Centrale). Mais ce chantier a, une nouvelle fois, été retardé à cause de problèmes techniques comme l’explique Peter Klein, le maître d’œuvre du chantier : « C’était un chantier extrêmement compliqué, car nous avons creusé au niveau de la nappe phréatique et nous n’avions pas le droit de pomper l’eau pour construire la nouvelle ligne. Nous avons donc dû utiliser une technique très sophistiquée pour faire descendre la température de l’eau à -35°C et la transformer en glace. C’est la première fois au monde qu’un chantier de cette ampleur utilise cette technique de glaçage ».

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 Peter Klein, le maître d'oeuvre du chantier.
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Un chantier sous haute surveillance
Les problèmes de sécurité ont eux aussi dû être pris en compte lors de la construction de cette nouvelle ligne située en plein cœur des quartiers gouvernementaux et du Bundestag. Mais pour Peter Klein, cette ligne ne présente pas réellement de danger supplémentaire pour la sécurité des députés et des personnes travaillant dans le secteur. « La sécurité totale n'existe pas. Si quelqu'un veut nuire, il pourra le faire quelques soient les dispositifs de sécurité que nous mettons en place. En tout cas, je peux vous affirmer qu’une bombe n'aurait pas un grand impact sur les bâtiments qui se trouvent aux alentours. D’autant plus que la nouvelle ligne passe pas directement sous le Bundestag, mais juste devant, à 23 mètres sous terre ».

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 L'exposition "Machines du monde" s'est tenue dans la future station en novembre 2008.
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Futures extensions d’ici 2017
Au final, il a donc fallu attendre près de 14 ans pour que la première partie du tronçon de la U55 voie le jour. Le 8 août prochain à 11heures précises, les premières navettes desserviront toutes les dix minutes les trois nouvelles stations de la Gare centrale à la Pariserplatz. À cette occasion, premiers passagers et curieux pourront emprunter gratuitement la ligne pour découvrir la station du Bundestag et ses puits de lumières artificielles ou encore la station de la porte de Brandebourg dont l’architecture très sobre rappelle celle du mémorial pour l’Holocauste. Les trois nouvelles stations de métro se distingueront des anciennes par l’absence totale d’affiche publicitaire sur leur mur, un choix qui résulte de la volonté de la BVG. L’inauguration de la U55 ne signifiera toutefois pas la fin des travaux à Berlin car d’ici 2017, la U5 devrait relier Hönow à la Alexanderplatz. « Berlin s’oriente clairement vers un renforcement du réseau de transports publics » a déclaré Ingeborg Junge-Reyer (SPD), la Sénatrice chargée des transports et du développement de la ville de Berlin. Au total, la construction des trois nouvelles stations a coûté 320 millions d’euros, sur les 433 millions d’euros prévus initialement pour l’extension finale de la ligne. Le Sénat devra donc trouver d’autres financements pour achever sa conquête de l’Ouest. Au total, près de 155 000 passagers sont attendus par jour sur cette ligne, une fois que tous les travaux seront terminés, ce qui permettra de réduire sensiblement le nombre de personnes qui se rendent au travail en voiture chaque jour à Berlin.
Cécile Tran-Tien et Florence Freitag
01-07-09
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je trouve votre titre 1 peu méchant.
Si vous comparez avec Paris, en dehors du centre très bien desservi en transports en commun le reste de l'aglomération est ravitaillé par les corbeaux et surtout il y a très peu de projets!
Donc Berlin une fois de plus est un exemple À suivre!