

S'il faut réformer, autant réformer y compris les intitulés… Voilà, c'est fait.
Donc, nous en sommes au grand débat européen, quel devenir pour les
générations à venir, bac ou pas bac ?…
Après tout, au bout de deux siècles, le bac français aussi a des raisons d'être «
modifié ». Mais pourquoi toujours commencer par la fin, et ensuite
poursuivre une politique de rétroviseur.
L'avenir du système éducatif c'est à la maternelle et au primaire
qu'il commence, et là, nos amis finlandais ont quelques décennies
d'avance sur tout le monde. Bon, s'il n'y avait que moi, tout nos
bambins commenceraient par apprendre le grec, ainsi, ils auraient une
bonne base linguistique et ensuite, latin, français, allemand,
espagnol ou estonien seraient une évidence, enfin, je rêve, cela ne
fait de mal à personne. Quoique… rêve ou songe, mais quand même…
avouons le !...
L'avenir de l'Europe ce sont les langues, avant tout le reste. Dès
la primaire deux langues, ce ne serait pas la mer à boire puisque
certains pays de l'Union y sont déjà. Seulement voilà, deux langues
oui, mais tout le temps. Pourquoi ne pas apprendre certaines matières
dans une langue, et vice versa… C'est à ce moment que j'entends
gronder le corps enseignant, mais là aussi, l'avenir est devant nous,
et pas derrière. Donc, reportons nous maintenant au lycée. En classe
de seconde, les élèves ont déjà huit années d'études. Alors, huit
années avec déjà deux langues, voire trois, la troisième apprise en
quatrième par exemple… nos lycéennes et lycéens seraient enfin de
vrais européens, ouverts sur le monde, prêts au voyage, à la
découverte. C'est peut-être aussi cela l'Europe puissance. Enfin,
après le bac, symbole des symboles, pourquoi les faire plonger
directement dans l'océan des études supérieures ?...
Une année d'initiation à la vie, au monde, à la société, avec un
programme européen à la clé. Ils et elles partiraient durant dix ou
douze mois soit en Europe, soit ailleurs pour un service volontaire
européen (qui existe déjà), mission humanitaire, éducative,
formatrice, un vrai stage cette fois ci, qui leur permettrait
d'appliquer leurs connaissances. On ne serait plus dans les études
mais dans les humanités, après seulement commenceraient les études…
José-Manuel Lamarque
Le 6-10-2008