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 Pierre de Coubertin démissionna en 1925 du CIO qu'il présidait depuis sa création en 1896.
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A Pierre de Coubertin, qui a permis l’organisation des premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, on attribue à tort le célèbre « l’important ce n’est pas de gagner mais de participer ». En réalité, c’est l’évêque de Pennsylvanie qui affirme lors d’un service en l’honneur des participants aux Jeux de Londres en 1908 que « l’important dans ces Olympiades c’est moins d’y gagner que d’y prendre part. » Cette méprise s’explique par le fait que le baron français aurait par la suite adopté la formule sous la forme de « l’important dans la vie n’est point le triomphe mais le combat ; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu » tant elle correspondait à sa vision des Jeux. Il considère d’abord le sport dans sa finalité éducative et non l’implication que les Jeux pourront avoir sur la scène diplomatique internationale. C’est au nom de cette idée qu’il déplace d’ailleurs le siège du CIO à Lausanne, en pays neutre, lors de la Première Guerre mondiale.
Ceci dit, Pierre de Coubertin ça n’est pas seulement un idéaliste bon enfant, un héros de la fraternité entre les peuples. C’est aussi quelqu’un qui s’oppose à la participation des femmes en 1912 en se moquant d’une « olympiade femelle ». Il s’affirme également comme quelqu’un d’élitiste en disant en 1936 que « l’amateurisme n’a jamais existé ». Il fit sans réserve l’éloge des JO de Berlin, soutien pour lequel Hitler fut si reconnaissant qu’il le proposa pour le prix Nobel de la Paix. La personnalité de Coubertin est donc plus qu’ambiguë ce que l’on tend un peu trop souvent à oublier.