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 caricature inspirée de la publicité pour Renault
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Ca devient un classique. Pour la troisième fois en deux ans, France et Suisse se retrouvent en concurrence dans le même groupe d’une grande compétition de football. Mais la perception de l’autre au cours de ces dernières années a évolué très différemment de part et d’autre du Jura. Il y eut d’abord l’Euro 2004 au Portugal, où la victoire des Bleus (3-1) n’a surpris personne, à commencer par les supporters français, dont la plupart ignoraient l’existence même de la « Nati ». Mais devant les difficultés rencontrées par l’équipe tricolore lors de la phase qualificative pour la Coupe du Monde 2006, les « petits-suisses » commencent à inquiéter. En effet, ce sont des helvètes sans complexes qui vont tenir les français en échec et ramener le point du match nul, dans un Stade de France archi-comble. La Suisse est alors à son meilleur niveau, avec une génération de jeunes joueurs talentueux, dont beaucoup évoluent dans les grands championnats européens, à l’image de Frei, Barnetta et Senderos. La France, malgré un secteur offensif de rêve, formé de pointures telles que Thierry Henry, David Trézéguet ou Sylvain Wiltord, n’arrive étonnement pas à marquer. Il manque un homme providentiel pour permettre à l’équipe de retrouver le chemin des buts. Par chance, le sauveur (qui signe d’un « Z » de son épée), va faire une annonce quasi-mystique : il revient en Equipe de France, avec Thuram et Makelele dans ses bagages. Mais malgré le retour inespéré de Zidane, la Suisse fait toujours figure d’épouvantail des alpages, et le match retour au Stade de Suisse à Berne, devant 32000 supporters, a des airs de finale. Et une nouvelle fois, les deux équipes ne parviennent pas à se départager. Finalement le dernier match de cette phase qualificative enverra la France directement en Allemagne. La Suisse devra quant à elle disputer encore deux matchs de barrage contre la Turquie, qui seront d’ailleurs émaillés de violents incidents.
Le 13 juin prochain, les deux pays se retrouvent en terre souabe pour leur premier match de ce mondial. Mais la donne a changé. Les français ont définitivement pris conscience du danger helvétique. Et pour les suisses, c’est « une nouvelle opportunité de faire tomber une grande équipe », selon le mots du sélectionneur Kobi Kuhn. Voilà les français avertis, il faudra cette fois être valeureux pour franchir la montagne suisse.
Philippe Dihalleau
France - Suisse, le 13 juin à 18h.
Stuttgart, Gottlieb-Daimler-Stadion
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>> La Règle - Le hors-jeu
>> Les 12 villes hôtes
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