Le syndicat allemand des conducteurs de train GDL a annulé hier dans l'après midi la grève qui devait débuter aujourd'hui, paralysant l'ensemble du réseau ferroviaire allemand.
Les deux parties avaient conclu en janvier un accord prévoyant une augmentation de 11 % ainsi qu'un "contrat de base sur les salaires", lequel définissait les modalités de coexistence entre les différents syndicats au sein de l'entreprise. Mais voilà, la Bahn refusait d'appliquer ce dernier tant que les syndicats ne s'étaient pas entendus sur le statut spécial accordé aux cheminots, stipulé dans ledit contrat.
C'est désormais chose faite, et les prud'hommes de Francfort, saisis vendredi par la Bahn n'auront pas à statuer sur la conformité juridique de la grève annoncée. La compagnie ferroviaire et les trois syndicats du secteur se sont mis d'accord sur ce statut différencié qui "s'intègre sans problèmes ni contradictions dans le contrat tarifaire de la Bahn", selon Harmut Mehdorn, le président de la compagnie publique.
Pour autant, la menace de grèves massives continue de planer au-dessus de l'Allemagne. Le cinquième round de négociations entre les partenaires sociaux ayant échoué vendredi à Potsdam, une commission de conciliation commencera à travailler dès mercredi afin de trouver un terrain d'entente sur la revalorisation des salaires dans la fonction publique. Reste à souhaiter qu'elle aboutisse à un compromis d'ici à une dizaine de jours. Si pendant la période de conciliation les débrayages sont interdits, Ver.di pourrait lancer un appel à la grève illimitée dès la fin mars.
Aurore Malval
Les S-Bahn circuleront donc normalement dans la capitale allemande, toujours touchée par la grève de la BVG (bus, métro et tramways)