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Fin novembre, les participants du premier dialogue d’avenir franco-allemand discuteront à Paris du futur de l'Allemagne, de la France et de l'Europe.

 

Cinquante ans après la signature du Traité de Rome, l’actualité européenne est dominée par l’attitude de l’Union européenne à l’égard de la Russie, par le nouveau traité européen et par la libre circulation des citoyens des nouveaux pays membres. L'Institut français des relations internationales (Ifri) et la Société allemande de politique étrangère (DGAP), soutenus par la Fondation Robert Bosch, lancent le « Dialogue d’avenir franco-allemand ».

 

Selon les organisateurs du Dialogue d’avenir, le processus de réconciliation de l’après-guerre est arrivé à son terme et il s’agit aujourd’hui de relancer l’intérêt de la jeune génération pour le pays voisin, intérêt qui ne cesse de s’affaiblir.

 

Le Dr. Martin Koopmann, directeur du projet et responsable des relations franco-allemandes à la DGAP a présenté les trois axes du projet : un échange d’idées entre les participants du Dialogue et des scientifiques pour développer des analyses qui seront communiquées à un large public ; des séminaires traitant des questions des relations franco-allemandes ainsi que la mise en place d’un réseau dynamique.

 

Vingt jeunes Français et Allemands, spécialisés dans des domaines divers (sciences, politique, médias, industrie) ont été sélectionnés parmi plus de deux cents candidats. Réunis pour la première fois en juin à Berlin, ces jeunes décideurs vont se mettre au travail fin novembre à Paris. Au cours d’un séminaire de trois jours, ils discuteront, avec des experts, des relations entre l’Union Européenne et la Russie, des politiques industrielles française et allemande, des changements dans les orientations des partis politiques et de la politique européenne de la France et de l’Allemagne.

 

Lors de la cérémonie d’ouverture du 22 juin dernier à Berlin, Daniel Cohn-Bendit, député européen, co-président du groupe des Verts/Alliance libre européenne au Parlement européen, a tenu, non sans humour, un discours sur l’avenir du moteur franco-allemand (cf. La Gazette en ligne du 23/06/2007). L’homme politique, actif dans les deux pays depuis de nombreuses années, a souligné que l’Europe d’aujourd’hui existe grâce au rapprochement franco-allemand. Pour les années à venir, Cohn-Bendit souhaite des résultats concrets plutôt qu’une relation mythique : « Pour l’avenir des relations franco-allemandes nous devons développer des projets rayonnants ». Il a exposé quelques idées personnelles, telles que la création d’un siège unique franco-allemand à l’ONU pour donner l’exemple et préparer l’instauration d’un siège commun de l’Union Européenne, le développement des échanges entre les enfants et les adolescents des deux pays (par exemple entre des classes primaires et des classes de lycées techniques traditionnellement peu impliquées dans les échanges franco-allemands) ou encore le déménagement du Parlement européen à Bruxelles qui pourrait être compensé par la fondation d’une université européenne à Strasbourg.

 

Reste à attendre si ce Dialogue d’avenir aura le rayonnement souhaité vivement par Daniel Cohn-Bendit et s’il sera apte à relancer le moteur franco-allemand.

 

Mélanie de Mello

 

Voir aussi:

-France-Allemagne, les fruits de la discorde

 

 








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François TATARD /// Sunday, 18-11-07 11:32




Lettre d’un grand père allemand à son petit-fils français

LA CONSTITUTION FRANCAISE DE L’EUROPE

Mon cher petit-fils,

J’ai été surpris de voir ton esprit civique à un âge où on se fout pas mal de pareilles billevesées. J’ai été encore plus surpris de m’apercevoir que tu avais déjà l’âge d’aller voter. Tu veux que je lise pour toi cette énorme et confuse élucubration et que je t’en fasse un résumé assorti de conseils judicieux.
Je l’ai relue dans cette optique et je te fais grâce d’explications détaillées.
La présentation est un peu ringarde car, elle ignore superbement la norme AFNOR de numérotation des chapitres, titres et sous-titres. Le repérage est pénible.
C’est donc une constitution française pour l’Europe. On y retrouve la « patte » de l’Ecole Nationale d’Administration, familière à tous les lecteurs du « JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ». En l’occurrence, c’est précis comme l’analyse d’un avion renifleur. On y retrouve une forme et une subtilité spirituelle déjà appréciés avec la législation sur l’invention de l’avoir fiscal, sur l’imposition des plus values, et les réglementations catastrophiques sur le « regroupement familial », enfin tout ce qu’un journaliste appelait avec humour « l’autoritarisme mou ».
Comme dans nos lois inapplicables (littoral et SRU 2000, Etc.…), le verbe pouvoir remplace le verbe devoir, ce qui permet aux décideurs une abstention légale et une inefficacité certaine. Là encore, le législateur laisse la décision aux hauts fonctionnaires et aux juges administratifs. Enfin, comme dans toutes les législations françaises, les dérogations abondamment prévues transforment les meilleures intentions en vœux pieux parfaitement inutiles.
Lorsqu’il a fallu abandonner le droit régalien de « battre monnaie », on n’a pas eu besoin de constitution. L’impossibilité de faire tourner la planche à billets, pour boucher les trous du budget par des dévaluations, ne permet plus le déficit budgétaire programmé, ni la gestion sur une hypothétique croissance.
Ignorant superbement cet incontournable postulat, la constitution imaginée par des Inspecteurs des Finances, entérine les mauvaises manières de la quatrième République, ressuscitées par François MITTERAND et poursuivies par les « blancs bonnets » qui ont succédé aux « bonnets blancs ». Les mêmes se retrouvent avec bonheur pour approuver des deux mains ce qui condamne le système.
Que dire de cette phrase de l’article I – 16 (2) qui prévoit la nécessité d’une coopération loyale entre les rouages de cette organisation farfelue. Une coopération loyale ? Cela va sans dire et cela va encore mieux en ne le disant pas. On a vu ce que cela donnait pour accompagner la douteuse intervention américaine en IRAK. Quelle belle et loyale unanimité.
Enfin, cerise suprême sur le gâteau, la procédure de révision semble inspirée par notre code de l’urbanisme au chapitre de la révision du Plan d’Occupation des Sols (le fameux P.O.S amoindri en P.L.U). Puisqu’on peut la réviser, à quoi sert-elle si le suffrage universel n’intervient plus ?
Le rêve d’une Europe centrée sur le fameux « noyau dur de base », se répandant comme une tache d’huile destinée à s’étendre, en intensité, par l’unification des institutions, fiscales, économiques et sociales, ne se traduit pas dans ce verbiage vaseux.
A vouloir tout prévoir, on s’enferme dans un carcan parfaitement irréaliste. Le plus étonnant c’est de voir l’Allemagne avaler de telles couleuvres. Il est vrai qu’engourdie dans une repentance obligatoire des jeunes générations pour les folies de leurs anciens, elle n’ose plus rien dire. En lisant cette débauche de verbiage de la constitution française de l’Europe, on peut se remémorer l’affiche de la propagande allemande de 1938 : Un balai « européen » dépoussiérait devant la porte en expulsant un coq bleu blanc rouge, courroucé, avec des livres et des journaux à la mode française. La légende :
« Dehors le fatras français », est redevenue d’actualité.
Il suffira de remplacer le nom d’un des journaux balayés par celui de « constitution française pour l’Europe », pour rajeunir l’affiche.
Mon cher petit fils, je n’ai pas le droit de choisir pour toi. Je déplore que le vote « blanc » n’ait pas de signification. Il serait si bon qu’il corresponde, non à un refus total, mais à la réclamation d’un organigramme cohérent assurant le succès de l’application. Je vais donc, moi aussi, employer ce fameux verbe pouvoir.

Au OUI des vaincus on peut préférer le NON de la résistance.





 
 

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Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
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Tel. +49 (0)30 810 335 620
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