HIGHLIGHT
Diane Arbus
Ses images sont singulières, troublantes, obsédantes. Diane Arbus aime photographier les marginaux, elle est même fascinée par les personnages hors normes. Ses photographies sont toujours d’une grande netteté, prises au niveau de la taille pour mieux entrer en contact avec le sujet, mais cette netteté n’empêche pas le brouillage des références : le familier est rendu bizarre et l’étrange ordinaire. Son travail évoque l’illusion et l’apparence tout autant que l’identité et la réalité. Pour elle, le sujet de la photo est plus important que la photo elle-même. Pas d’intimisme, pas de sentimentalité dans ses portraits, mais une réalité brutale qui nous provoque. Elle photographie à loisir des jumeaux un peu bizarres, des travestis, des nudistes, des monstres de cirque, des malades mentaux, le tout avec un naturel déroutant. Mais ses portraits de New-Yorkais, impromptus dans la rue ou posés dans un salon bourgeois, ne sont pas non plus dépourvus d’interrogations.
Jusqu’au 12.1 à la Camera Work Galerie (Berlin)
Mar.-Sam. de 11 à 18h

BERLIN
Akademie der Künste
Ohne zu zögern. Varian Fry: Berlin – Marseille – New York
En 1941 à Marseille, un jeune Américain écrit à sa femme à New York. Il s’émerveille des contacts qu’il est amené à avoir avec beaucoup des plus grands auteurs et artistes de l’Europe, ainsi qu’avec des hommes politiques éminents. L’homme en question porte le nom peu commun de Varian Fry. Il a 32 ans quand il débarque à Marseille le 14 août 1940, chargé de sauver les réfugiés allemands antinazis menacés par la politique vichyste de collaboration avec l’occupant. Avant d’être lui-même expulsé. Marc Chagall, Heinrich Mann, Max Ernst, André Breton, Franz Werfel, Alfred Döblin, Marcel Duchamp, Hannah Arendt ainsi que des milliers d’anonymes, tous ont pu s’évader grâce à cet homme peu connu. L’exposition retrace les étapes de la fuite grâce à des documents historiques, des photos et des témoignages des sauveurs et des sauvés.
Du 18.11 au 30.12
Mar.-Dim. de 11 à 20h
Anna Augstein Fine Arts
Torsten Warmuth
Torsten Warmuth aiment les gens en mouvement, les gens des grandes villes. Sa nouvelle série photographique « It’s a man’s world » est une plongée dans Le Caire, un monde effectivement très masculin, elle saisit l’étrangeté de cette société sans femmes, où les hommes sont condamnés à la solitude et à l’obsession. Ce photographe talentueux installé à Kreuzberg (Berlin) est d’abord fasciné par le photodynamisme futuriste et par ses thèmes : l’énergie, la vitesse, la vie. Son énergie à lui, c’est celle du chercheur perpétuel de nouvelles impressions, de nouvelles visions. Il réinvente l’espace-temps, grâce à une à une exposition longue et multiple du film : l’estompement et les superpositions prêtent aux personnes photographiées, aux objets et aux scènes, une vivacité qui semble physique. Ses photographies sont nourries par les sensations éprouvées, l’accablement en même temps que la fascination ressentis, loin de toute abstraction.
Jusqu’au 18.1
Mar.-Ven. de 12 à 19h, Sam. de 11 à 16h
Berlinische Galerie
Neue Heimat – Berlin contemporary
29 artistes qui ont pour point commun d’habiter Berlin, allemands ou non : une nouvelle patrie après la chute du mur. Beaucoup des œuvres exposées ont été tout spécialement conçues à cette occasion, toutes reflètent une définition de l’espace vital et l’appropriation créatrice d’un monde extérieur de plus en plus étranger. La Heimat y est représentée comme menacée, derrière le plus familier se glisse son contraire… Pas d’idyllique refuge ici, mais des invitations à la réflexion, critiques ou utopiques.
Jusqu’au 7.1
Mer.-Lun. de 10 à 18h

C/O Berlin
Stripped Bare . Der entblößte Körper
Thème : le corps nu, un des motifs artistiques les plus anciens et les plus fascinants. Le 20e siècle aura vu l’abandon des représentations conventionnelles de ce motif, de moins en moins soumis à l’idéal de beauté. La photographie contemporaine a transformé les corps, avec leurs besoins et leurs envies, en écran de projection de la pensée artistique. La galerie présente 150 œuvres de la collection privée de Thomas Koerfer : voyage à travers le corps nu, douceur ou pornographie, repoussant ou joyeux, grâce aux photos de Nobuyoshi Araki, Nan Goldin, Robert Mapplethorpe et Cindy Sherman entre autres.
Jusqu’au 9.12
Tous les jours de 11 à 20h

Galerie Anyway
not from around here
Graphiques pop et couleurs psychédéliques constituent la base du vocabulaire visuel de Jim Kendall. Folle fantaisie de ces œuvres, teintées par des dizaines d’années de vie et de travail en France qui nous transportent dans un univers poétique et cocasse, drôle et cynique…not from around here.
Jusqu’au 18.11
Hamburger Bahnhof
Reset - Werke aus der Sammlung Marx
Une collection riche s’il en est : à côté d’œuvres de Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Cy Twombly et Andy Warhol, le spectateur pourra se régaler d’une sélection de travaux plus contemporains, ceux de Matthew Barney, Bruce Nauman ou Rachel Whiteread. Du dessin à l’image animée en passant par la peinture, la diversité est au rendez-vous.
Du 22.11 au 17.8

Roman Signer
Venez découvrir celui qu’on appelle « l’explosif artiste », l’homme qui met sa tête dans un tonneau de goudron et le fait exploser. Depuis plus de trente ans, le travail de Roman Signer tourne autour d’éléments récurrents, comme… le kayak, le bidon, l’explosif, la fumée. Mais si mais si ! Son ambition ? la mise en œuvre d’un système où la transformation des éléments se révèle lors d’un processus temporel. Avant, pendant, après l’action, chaque étape est importante. Derrière la fumée, derrière l’image donnée paraissent se dessiner des zones instables où la notion de temps se dilate à l’infini. Abstrait, avez-vous dit ?
Jusqu’au 27 janvier
Du Lun. au Ven. de 10 à 18h ; Sam. de 11 à 20h ; Dim. de 11 à 18h

Marie-Elisabeth-Lüders-Haus
Antony Gormley: Feeling material
Une exposition qui vaut autant par son décor que par son contenu. C’est dans l’architecture toute moderne du Regierungsviertel que se cache cette exposition consacrée au sculpteur britannique Antony Gormley, un des plus connus de la scène internationale : au bord de la Spree, dans un bâtiment formidable du Bundestag. Au fil de sa carrière, Antony Gormley s’est attaché à exprimer l’image de soi en la projetant dans l’enveloppe extérieure du corps humain, mariant des moulages de son propre corps au mystère qu’ils évoquent. La figure est figée, immobile, tendue ou accroupie… L’évolution récente de son art a donné naissance à des formes très différentes : des sculptures dans lesquelles la figure est définie comme une aura nébuleuse de barres d’acier soudées, et une série de formes finement découpées et extrêmement denses exprimant le moi intérieur.
Jusqu’au 16.12
Mar.-Dim. de 11 à 17h

Martin-Gropius-Bau
Eugène ATGET- Photographies
350 épreuves d’un photographe qui a fixé le vieux Paris comme aucun autre. Les clichés d’Atget se distinguent par la richesse des sujets et par les solutions artistiques qu’il a adoptées. Il choisissait lui-même ses motifs et jouait souvent des contrastes lumineux intenses, des ombres et des chevauchements de forme qui confèrent une dimension plastique à ses images. A ne pas manquer !
Du 28 septembre au 6 janvier
Mer.-Lun. de 10 à 20h

Max Liebermann Haus
Beyond the Wall
Berlin est le centre de tous les regards. C’est ce que prouve cette exposition, qui présente les travaux des titulaires de la bourse du DAAD depuis 40 ans. Quand en 1973, l’artiste américain Edward Kienholz visita Berlin pour la première fois, il s’eclama : « Jesus Christ, that cannot be ». Vivre dans une ville séparée par un mur, quelle expérience… Mais Berlin reste incroyable, et c’est ce qui continue d’attirer artistes et admirateurs. Allez voir ce kaléidoscope d’impressions et d’expressions, en plein cœur de la ville.
Jusqu’au 2.12
Mer.-Lun. de 10 à 18h

Museen Dahlem, Museum Europäischer Kulturen
Rumänien – Blickwechsel
Un voyage à la découverte d’un nouvel Etat membre de l’Union européenne. Des cloîtres, des clochers d’églises pittoresques et les Carpates, ce sont les seules images qu’on avait de ce pays. Après 1989, on a également associé la Roumanie à la misère sociale. Ces images ont la vie dure dans les médias occidentaux, et cette exposition semble bien vouloir les démentir. Des photographes roumains et allemands dévoilent les réalités très différentes qui coexistent dans ce pays, loin des clichés et des passages obligés : regards sur les espaces transitoires, ils reflètent une volonté effrénée de progrès, en même temps que l’attachement fort aux traditions ; une société en crise…
Jusqu’au 16.3
Tous les jours de 10 à 18h

Neue Nationalgalerie
Die aufregende Kunst des 20. Jahrhunderts
Après le succès revigorant de l’exposition « Die schönsten Franzosen », voilà la collection permanente de ce temps de l’art moderne de retour dans ses quartiers. Avec ses vedettes : « Lebensfries » (1906) de Munch, « Potsdamer Platz » (1914) de Kirchner, les peintres du mouvement « Die Brücke », et les grands solitaires, Nolde, Kokoschka, Beckmann et Dix qui donnent une image nouvelle de l’homme. Sans oublier les maîtres du cubisme, comme Klee, du dadaïsme et autre surréalisme, jusqu’au Minimal Art. Bref, un condensé d’art moderne, à redécouvrir.
Du 10.11 au 1.7
Tous les jours de 10 à 18h
LEIPZIG
Museum der bildenden Künste
Hans Hartung
Une figure de l’amitié franco-allemande : Hans Hartung, né allemand, meurt français. Ce peintre est attiré dès son adolescence par le graphisme abstrait, il se passionne pour Rembrandt, Holbein et Goya. Amoureux de Paris, chef de file de l’Abstraction lyrique de l’après-guerre, il privilégie le geste spontané, la touche fluide et rapide, et utilise une gamme chromatique réduite aux contrastes prononcés. Les stries et autres formes sont obtenues à l’aide d’objets comme des branches d’arbres. Puis, à partir des années 60, le noir devient la teinte majeure, agrémentée de grattages et incisions aux couleurs acides, il envahit la toile. Hans Hartung griffonne, gratte, agit sur la toile. L’artiste pense ses œuvres proche de la réalité, une réalité qui provoque l’acte artistique. Première exposition d’envergure de ce côté-ci du Rhin.
Jusqu'au 10.2
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Bonsoir. belle découverte pour moi qui fréquente Berlin chaque année depuis 1985. Où peut-on acheter votre journal à Berlin. Je m'y rends ce mercredi. Bien à vous.