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 Crédit photo : Pyramide International
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Dès les premiers instants, on ne peut qu’être séduit par le charme éthéré d’Isild Le Besco. A l’occasion de la présentation de son film L’Intouchable lors de la 7ème semaine du cinéma français à Berlin, l’actrice nous livre ses impressions sur ce très beau film.
La Gazette : Dans L’Intouchable, vous interprétez le rôle de Jeanne, une jeune actrice qui apprend le jour de son anniversaire que son père est en fait un intouchable d’Inde. Comment avez vous abordé ce rôle ?
Isild Le Besco : Je ne m’attache pas trop à la psychologie des personnages. Ca ne m’intéresse pas tellement. Sauf avec des réalisateurs qui veulent vraiment fabriquer et qui se penchent beaucoup sur cet aspect. J’ai abordé ce rôle de façon très simple. J’étais assez obsédée par l’organisation de tout, comme je suis aussi productrice du film. Ca me protégeait un peu d’une certaine façon. Quand on est occupé ça empêche de penser à autre chose.
LG : Le fait d’incarner une actrice était il particulièrement intéressant au niveau du jeu ?
ILB : Oui parce qu’il y avait justement plusieurs dimensions différentes.
LG : Qu’est ce qui prime pour vous dans le choix d’un film ?
ILB : C’est avant tout la rencontre avec le réalisateur. Ca ne m’intéresse pas d’être dans une situation confortable. J’aime beaucoup le danger en général.
LG : Etait-ce votre première expérience en Inde ?
ILB : J’y avais été un an avant pour préparer le film. Mais la première fois je n’avais pas tellement aimé. Je n’avais pas vraiment envie d’y retourner et puis finalement j’aime beaucoup. Il faut un temps d’acclimatation. C’est un pays vraiment incroyable.
LG : Comment avez vous vécu le tournage en Inde ?
ILB : J’ai un rapport avec les lieux qui fait que je me sens à peu près pareille partout dans le monde ; exception faite de mon premier voyage où j’ai eu du mal à vivre en Inde. Je n’ai pas besoin de choses, de repères, d’objets.
LG : Aimez vous voyager seule à l’instar de Jeanne ?
ILB : Avant je le faisais beaucoup. J’aimais partir seule. J’aime bien être seule en général. Maintenant que j’ai une production ça me prend énormément de temps. J’ai malheureusement moins l’occasion de partir.
LG : Vous êtes passée à la réalisation avec Demi-Tarif et Charly. Cette complémentarité est elle importante pour vous ?
ILB : C’était juste naturel. C’est important pour moi de pouvoir faire tel ou tel film si j’en ai l’envie.
LG : Pouvez nous parler de votre actualité cinématographique ?
ILB : Je suis venue à Berlin cette année pour présenter Pas douce. J’aime beaucoup ce film. C’est l’histoire d’une infirmière qui est championne de tir à la carabine et qui tire sur quelqu’un en voulant se suicider. La réalisatrice, Jeanne Waltz, est vraiment intéressante. C’est rare que l’on fasse un film sur ce métier d’infirmière.
Propos recueillis par Ingrid Leduc.

Questionnaire Gazette express
La Gazette : Quand on vous dit "Allemagne", quels sont les premiers mots qui vous viennent à l'esprit ?
Isild Le Besco : Ma sœur est d’origine allemande donc ça m’évoque quelque chose d’un peu familier.
LG : Quel est votre endroit favori en Allemagne ?
ILB : Je ne connais pas très bien l’Allemagne mais j’aime beaucoup Berlin avec tous ces lacs. La nourriture est vraiment bonne, fraîche, les gens sont gentils.
LG : Votre film allemand préféré ?
ILB : J’aime énormément Werner Herzog. J’aime beaucoup tous ses films, Aguirre par exemple.
LG : Le dernier film allemand que vous ayez vu ?
ILB : C’était ça en fait. Il y a pas longtemps, j’ai acheté deux coffrets de Werner Herzog.
LG : Votre auteur allemand de prédilection ?
ILB : Bertolt Brecht. C’est mon idole absolu.
Propos recueillis par Ingrid Leduc.
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