

Qui se cache derrière la Gazette de Berlin? Pour fêter ce premier anniversaire, nous vous proposons tout simplement de nous rencontrer. Voici une galerie de portraits des membres de la rédaction, des membres « historiques » aux plus récents… petite visite dans les coulisses de votre bimensuel préféré.
Dorothée Fraleux par Sonia Gonzalez
Du haut de la mezzanine, c’est elle qui tient les rênes d’une équipe plus ou moins disciplinée. Maître à penser de sa rédaction qui tremble en lui remettant ses papiers, craignant ses redoutables ciseaux finement aiguisés, Dorothée n’a qu’un seul défaut. Celui-là même qu’elle reproche à ladite rédaction les jours précédant le bouclage…la ponctualité ! La faute à la 10 Uhr Karte, qui la fait arriver si tard le matin pour repartir encore plus tard le soir. La faute à ce maudit téléphone qui ne sonne jamais assez longtemps, assez fort, pour qu’elle puisse le décrocher à temps. Sa disponibilité n’en est que plus précieuse. Entre deux anecdotes sur ses aventures maliennes passées, enquêtant dans le mystérieux village « où la route s’arrête », et ses désormais légendaires chroniques de volleyeuses dans la petite ville de Saint-Égrève, Dorothée est avant tout journaliste. Une vraie. Au service de l’information, soucieuse de son lecteur, respectueuse de la déontologie, ce qui lui vaut parfois des colères homériques.
Au fil de ces 25 numéros, cette presque trentenaire aux cheveux désespérément plats a formé toute une génération de jeunes journalistes français en exil à Berlin. Merci mademoiselle Fraleux et en route pour un été placé sous le signe de sa deuxième passion: le film documentaire.
Sonia Gonzalez par Céline Robinet
Sonia, comment vous dire, Sonia m’intimide. Ben oui, un peu. Je me souviens la première fois qu’on a corrigé ensemble les épreuves de La Gazette avant impression, wow, elle était d’une efficacité redoutable, exigeante, perspicace, elle se posait les bonnes questions, et paf, les fautes trépassaient. C’était stimulant, et en même temps joyeux, parce que Sonia sait prendre son temps, pas comme moi qui bougonne dès que j’ai l’impression de perdre le mien. Mais Sonia n’est pas seulement intelligente, non, elle est aussi... jolie… Une beauté de métisse tunisienne, une beauté parfois un peu enfantine avec son petit visage et ses petites barrettes acidulées dans les cheveux, et puis hop, en pleine conférence de rédaction, Sonia ouvre sa gueule et on comprend que ce n’est pas une gamine, non, c’est une femme mûre de 27 ans, une femme qui ne s’en laisse pas compter, qui se bat et argumente, et on sourit en pensant, vas-y Sonia ! Voilà. A titre d’hommage et d’intérêt : Sonia, c’est une boule d’énergie créative qui travaille beaucoup, vite, et bien, et puis qui sait ce qu’elle veut. Et moi je suis sûre qu’elle l’aura.
Celine Robinet par Dorothée Fraleux
Quand Céline Robinet entre dans une pièce, le calme y entre avec elle. Posée, maîtresse d’elle-même, elle déconcerte ses détracteurs d’un sourire pétillant. Et enjambe dignement toute l’architecture complexe d’une situation, pour filer directement à l’essentiel. Le propre du Zen ? Si la pirouette est l’apanage des écrivains, alors Madame Robinet est maître en la matière. Ne l’appelez pas Mademoiselle, vous l’indisposeriez. Gratifiez-la d’un Fräulein, vous vous attireriez son ire. Depuis un an, fidèle à elle-même et sans concessions aucunes, claire comme l’eau qui coule dans son nom de famille, elle compose les pages culture de La Gazette comme une grande partition musicale. Sa rigueur joyeuse et sans apprêts, sa franchise et sa bonne humeur lui ont permis de décocher les plus belles interviews. Elle publie en septembre son second recueil de nouvelles au Diable Vauvert, ne le manquez pour rien au monde !
Paul-Flavien Enriquez-Sarano par Sonia Gonzalez
Forcément, sa signature intrigue. Qui se cache derrière ces quatre initiales qui, tous les quinze jours, nous content les drôles d’aventures de Monique et Bernd ? Ah, mesdames, si vous saviez…Actuellement en pleine lecture de l’Iliade dans la langue de Goethe, Paul-Flavien, dit PF pour faire plus court, n’est rien moins que le chevalier blanc de notre rédaction. Non seulement parce que ses pages Vie Pratique en ont éclairé plus d’un, mais aussi parce qu’il est l’un des rares mâles de l’équipe de la Strassburger Strasse. Fort d’avoir grandi dans une tribu féminine, il se targue régulièrement de sa très bonne connaissance en la matière. C’est lui qui a su faire de Monique cette Française un brin névrosée, un peu cruche sur les bords, mais tellement romantique et attachante. Quand PF franchit le pas de la rédaction, coiffé de son éternel béret blanc, l’appareil argentique souvent en bandoulière, un livre à la main et un moleskine en poche, les filles se pâment. Menaçant régulièrement de partir pour des contrées lointaines, il a définitivement été le héros des mardis de bouclage, toujours prompt à proposer le titre qui fait mouche et à égayer les troupes fatiguées. Un jour, ce romantique échevelé repartira en Amérique du Sud, c’est sûr. Alors profitez bien tant qu’il est encore là.
Charlotte Noblet par Sonia Gonzalez
S´il y a une chose qui passionne Charlotte, juste après la politique, c´est bien le vélo…Un mercredi sur deux, elle traverse la ville sur son fier destrier pour assister à la conférence de rédaction et y proposer de passionnants sujets. A peine rentrée du G8, qu´elle couvrait pour l´Humanité, cette guerillera dans l´âme met la main aux derniers préparatifs de sa prochaine aventure. Car cet été, pendant que certains savoureront leur Gazette sur les bancs d´un Biergarten, Charlotte sera en train de pédaler quelque part le long de la frontière germano-polonaise. Avec une idée en tête : « ouvrir une frontière à coup de pédales » ! Charlotte aura 600 km pour mener à bien son projet. Rien moins que « tricoter du lien social » en rencontrant les habitants. On se frotte déjà les mains à l´idée de retrouver sa plume incisive dans son blog de voyage, et trilingue s´il vous plait, www.veloblog-oder-neisse.eu …A lire dès le 14 juillet !
Aurore Peyroles par Elsa Assoun
Qui se préoccupe avec tant de zèle de nos activités culturelles? Qui recueille la fine fleur de la création artistique, le meilleur des folies nocturnes allemandes ? Qui se cache derrière le travail parfois ingrat mais indispensable de l’agenda ? Un air sérieux mais toujours souriant, derrière ses lunettes sobres un regard bleu mais malicieux, un visage juvénile d’où transperce une maturité précoce, la mystérieuse demoiselle agenda porte bien le doux nom d’Aurore. Ne vous fiez pas à ses airs de petite fille sage. L’aurore pourrait bien laisser place à la tempête. Du haut de ses 24 ans, la demoiselle normalienne n’a pas sa langue dans sa poche. Pour quelqu’un qui affirme qu’elle n’est pas du genre « grande gueule », la petite a plutôt du cran. Jamais avec fougue et démesure, toujours avec pertinence et justesse. Aurore a rapidement troqué la peau de petite stagiaire un brin réservée contre celle de miss agenda avertie. Une Berlinoise accomplie qui a imposé sa plume fraîche et incisive tout en finesse, pour le meilleur de nos sorties culturelles…
Philippe Dialo par Elsa Assoun
Membre fondateur du journal, l’animal Dialo n’est pas évident à cerner. Ce qui est clair c’est que la bête est ultra-sociable. Difficile de rater la présence de Philippe quel que soit l’endroit...Au sein de la rédaction, c’est le blagueur de service qui déride les conférences de rédaction à coup d’humour tendancieux, au bar, c’est le buveur de Ricard invétéré qui se plait à parler fort avec son groupe d´amis, - il faut savoir que l’animal se déplace toujours en meute-, en soirée, c’est le charmeur incontrôlable qui ne peut pas s’empêcher d’adresser un sourire béat aux jolies filles... Ne vous méprenez pas, notre ami Philou, de son petit nom, est loin d’être le vulgaire personnage qu’il se donne l’air d’être... Cet amoureux de Berlin a plus d’une corde à son arc. Journaliste économique, DJ fou de musique, barman au Dr Pong, géographe passionné d’urbanisme, militant politique ultra-engagé au centre, bloggeur assidu, « Constant von Meerkamp » se voit bien finir lobbyste à Bruxelles ou Ministre des transports. Pas dénué d’ambition, le bonhomme. Après avoir vécu entre Paris, Tours, Bordeaux et Genève, notre pigeon voyageur semble avoir trouvé un pied à terre solide dans la capitale allemande. Une ville anticonformiste et festive pour un dilettante pas comme les autres...
Retrouvez le son blog personnel Vu d'ici
Lisa Jandi par Charlotte Noblet
Que vous la rencontriez sur un Paris-Berlin, dans un café berlinois ou lors d’un reportage au fin fond du Brandebourg, la belle Lisa (25 ans) est souvent encore un peu fatiguée de la veille. Et ce n’est ni son job d’assistante de production auprès du correspondant de France 2 à Berlin qui la surmène, ni sa petite voiture pétaradante – mais décapotable, svp ! – qui l’a laissée en rade. Non, les yeux noirs de Lisa pétillent quand elle vous en parle : une longue histoire, trois F. Mais cette fois, elle est bien amoureuse ! Et rien à voir avec le F du Frankreichstudium, études achevées avec la publication d’un mémoire sur les banlieues rouges de Paris (ISBN 3938944005) avant de filer à Paname s’enfiler un DESS de journalisme franco-allemand sur le pouce. Paris, ses jeunes, la fête de Lutte Ouvrière : tout cela plaît bien à notre jeune Berlinoise de l’ouest. Mais un peu d’international, pourquoi pas ! D’où le marathon entamé pour obtenir un volontariat de journaliste à la Deutsche Welle à Bonn. Les résultats du 3ème tour sont attendus… votez pour la rédactrice de "Die Gazette" !
Julien Bels par Dorothée Fraleux
Quelle que soit la situation, Julien Bels est l’homme de la situation. Combien de fois l’avons-nous appelé, en désespoir de cause, parce qu’il nous manquait un sujet en sport, en culture, un portrait… Et toujours : « Pas de problème, vous aurez l’article demain ». Invraisemblable, surtout quand on pense que ce saint jeune homme s’occupe aussi de la distribution et du développement de La Gazette à Munich, cette autre capitale allemande. Longtemps, il ne fut pour nous qu’une voix au téléphone. Veloutée, agréable, mais une seulement une voix. Et puis un jour, il a passé la porte de la rédaction. Cet adepte du saut à la perche, ancien responsable d’un magazine de natation, a du être sidéré en se rendant compte qu’il y était connu comme le loup blanc ! Responsable depuis le début de la section sport, notre Ambassadeur en Bavière a déployé son style piquant au fil des articles, du foot à la luge, en passant même par le Tchoukball, voir le Kinomichi.
Elsa Assoun par Philippe Dialo
Arrivée dans l‘équipe de la Gazette à la fin de l‘été 2006, cette redoutable journaliste en herbe a tout de suite su montrer de quel bois elle se chauffait. Le caractère impétueux, les cheveux dans le vent et la langue un peu partout sauf dans la poche, Elsa Assoun impose son style: râleuse… Mais talentueuse, et fi-
ne manipulatrice des mots. Si fine que parfois, entrainée par la passion qui la caractérise, Elsa nous emmène dans un univers lexical à l‘entrée duquel la tenue correcte du cerveau est exigée. Intransigeante avec elle-même et avec les autres, maitresse de la langue et des choses de l‘esprit (philosophe de formation, élevée au milieu de Kant et Nietzsche par des parents… philosophes), la Parisienne au coeur berlinois dirige désormais ses ardeurs et ses charmes vers une autre de ses nombreuses passions : le théâtre.
Mélanie de Mello, responsable communication par Régis Présent-Griot
Mélanie de Mello, au-delà d´un nom qui sonne comme une mélodie, c´est un sourire. D’origine est-allemande et tanzanienne, ses cheveux bouclés et son teint caramel évoquent une créole. Trompeur aussi, cet air éternellement juvénile qui l´a déjà faite passer pour la grande sœur de sa superbe petite fille. Métissage, c´est un peu le leitmotiv de cette personnalité singulière. Métissage des idées, bien sûr. Sa curiosité est servie par une impressionnante vivacité d´esprit. Après ses études en France et en Russie, elle s’est installée à Berlin pour travailler dans la formation de journalistes internationaux à la Freie Universität. Toujours à la croisée des domaines, capable de convaincre un ministre de se déplacer, elle chapeaute chez nous l´organisation des colloques et des rencontres et développe notre communication.
Bertrand Saint Guilhem, responsable publicité, rédaction image par Régis Présent-Griot
D´aucun dirait de Bertrand Saint Guilhem qu´il est un dandy. Il a surtout une élégance aristocratique très française tant dans les propos que dans ses tenues, subtile nuance de négligence rigoureuse. Très français, et en même temps très berlinois, heureux qu´il est dans cette ville. Régulièrement en charge de la rédaction image de La Gazette, il prolonge son interêt pour la photo puisqu´il a plusieurs années travaillé dans les images satellite. Son goût prononcé pour l´abstraction en photo laisse parfois la rédaction perplexe. Ancien conseiller du commerce extérieur sa connaissance des logiques économiques alliée à son aisance relationnelle est une vraie chance pour La Gazette. « C´est bon, ça ! » est sa phrase fétiche.
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Message pour Dorothée Fraleux
Ici Juliette RICHARD, champoléonienne de Grenoble ou copine de Grenoble !
Depuis notre entrevue au marché de l'Estacade, j'ai cogité, cogité et cogité ! pour finir par décréter qu'il ne fallait plus retarder d'un été mon rêve : voir Berlin (et mourir ?)
Je cherche donc un bon plan de logement pour une semaine au mois d'août, avec mon amoureux. Hôtel, logement chez l'habitant, location d'une chambre chez un français...
Les bons plans de sortie m'intéressent aussi bien sûr !
J'espère que tu trouveras 2mn pour me répondre et même si tu n'as rien sous le coude, surtout pouvoir boire une bière ensemble sur Berlin ou Grenoble !
grosses bises,
Juliette RICHARD
Voilà une belle présentation d'équipe, même s'il manque... devinez quoi. Les portraits photo évidemment ! Viel Spass. Et félicitations pour votre travail.
Martin
www.2mots.fr
Journaliste culturel au Temps à Genève, je suis en ce moment à Berlin pour des raisons familiales et artistiques. Je me réjouirais de vous rencontrer pour un article que je dois pondre pour mon quotidien genevois, un contact supplémentaire que je réjouirais d'avoir et pourquoi pas une collaboration. Je suis journaliste culturel et secrétaire de rédaction formé en Suisse (musique, littérature et société) depuis une vingtaine d'anné sur Genève et parle couramment anglais et allemand. À Zadig on m'a dit de contacter Régis. C'est ce que je fais je crois.
Un an et toujours aussi fringante!
Bisous à toute La Gazette, aux anciens, aux nouveaux et aux futurs participants à cette belle aventure
Tschüss un bis bald!
Nicolas