Deutsche Telekom/France Telecom : deux groupes frères qui n‘osent pas se faire la guerre ?
Deutsche Telekom et France Télécom sont deux groupes qui se ressemblent beaucoup trop pour rester indifférents l’un à l’autre. Mais que faire ? se rapprocher ou se faire la guerre ? À la tête des deux entreprises, rien ne filtre. Pourtant, il semble bien qu’elles se consultent régulièrement…
L’idée d’un rapprochement entre les deux opérateurs historiques ne date pas d’hier, mais n’a jamais abouti jusqu’ici. Dans les années 90, le projet d’une alliance renforcée a été poussé très loin : France Télécom et Deutsche Telekom ont même bâti un partenariat baptisé Atlas avec la bénédiction des gouvernements français et allemands d’alors. Cette alliance impliquait une participation croisée à hauteur de 2% du capital et la création d’une filiale commune avec l’opérateur américain Sprint, nommée Global One. Mais, à la fin des années 90, le rapprochement de Deutsche Telekom avec Telecom Italia, sans que l’allié français ne soit prévenu, signe la fin de la coopération entre les deux côtés du Rhin.
Pas question de se faire la guerre pour autant. Les deux opérateurs sont de tels géants qu’un conflit serait suicidaire. Du coup, on assiste à un étrange bal. Fin mai dernier, France Télécom a annoncé vouloir céder sa filiale Orange Pays-Bas. Qui semble en meilleure position pour la racheter ? Deutsche Telekom. Quelques jours après, c’est Deutsche Telekom qui vend sa filiale espagnole ya.com. Qui s’est porté acquéreur avec succès ? France Télécom. Ces deux opérations paraissent bien trop proches pour être de simples coïncidences, les deux grands du téléphone semblent se partager les marchés européens pour éviter de rentrer en concurrence directe.
Dans une interview au Handelsblatt en date du 29 mai, Didier Lombard, le président de France Telecom, nie pourtant tout projet de fusion avec Deutsche Telekom. « Il s’agirait d’une opération extrêmement risquée, car la fusion de deux acteurs de grosse taille amènerait une paralysie interne pour les deux sociétés sur un à cinq ans ». Trop gros pour se faire la guerre, trop gros pour fusionner, l’étrange bal des deux opérateurs historiques risque de durer encore longtemps…
JEAN-BAPTISTE CHASTAND
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blone /// Tuesday, 18-09-07 12:27
Beaucoup de difficultés à effectuer une fusion entre ces deux géants, sans conteste.
Néanmoins d'un point de vue concurrentiel, c'est faisable : les seuls marchés problématiques et à régler étant l'Autriche où FT détient 30% de One alors que DT détient le numéro 2 ; le Royaume-Uni où les 4 grands opérateurs ont des positions proches de 25% chacun; la Slovaquie où il n'existe que deux grands opérateurs qui sont détenus par FT et DT.