

Les Rita Mitsouko. Rita : mythe sequoué?
Que ceux qui n´ont jamais dansé au son des Rita lèvent le doigt ! A l´occasion de la sortie de leur nouvel album «Variety» et de leur tournée allemande, La Gazette a rencontré le couple déjanté de la planète pop française.
Votre nouvel album « Variety » se rapproche beaucoup plus qu’avant de la
chanson pop « classique ».C’est le fruit d’une lente évolution ?
Catherine Ringer : Non, c’était une décision consciente. Si je peux parler pour
Fred, il était très malade pendant deux ans, il a eu le temps de penser, de se recentrer. Et puis, il n’avait plus tellement envie de faire de la musique pendant un certain temps. Un jour, c’est revenu, et c’est revenu à travers des souvenirs de ce qu’il avait envie de jouer quand il était petit, pourquoi il a commencé avec
la musique. Fred m’a dit tout d’un coup : écoute, cet album, j’ai envie de le faire
dans une optique chanson pop rock ou même folk – des chansons qui soient
concises, claires et limpides.
Vous avez récemment donné votre premier concert en Allemagne depuis
11 ans. Que pensez-vous de ce pays ?
Catherine Ringer : L’Allemagne, ça évoque immédiatement pour moi un pays
qui fait partie de l’Europe comme la France, c’est donc un partenaire. L’Europe,
c’est une idée à laquelle je crois vraiment. C’est pour ça qu’on a fait ce disque
aussi en anglais et c’est pour ça qu’on vient tourner ici. En matière de musique,
l’Allemagne m’évoque des très bons fabricants d’appareils musicaux et d’instruments, de tables de mixage mais aussi d’appareils électroniques.
Fred Chichin : J’étais vachement branché sur la musique allemande dans les années 70 et au début des années 80. Toute la période de musique électronique allemande était très intéressante. Pensez à Popol Vuh ou à Kraftwerk, c’était vraiment très nouveau ce qu’ils faisaient en utilisant des machines. Maintenant, pour moi la musique allemande, c’est plutôt l’eurodisco qui sonne pareil partout. Et pourtant, c’est pas mal en Allemagne… En tout cas, c’est mieux qu’en France.
Sur votre nouvel album, vous chantez aussi en anglais et il y a même une version entièrement en anglais. Vous en avez assez du français ?
FC : C’est comme un roman qui est traduit en anglais. On chante en français
pour les gens qui veulent la sonorité et la poésie du français. Mais on a aussi enregistré l’album en anglais pour les anglophones qui veulent comprendre les paroles. Si on chantait en français, ça serait comme si on n’avait pas le droit de communiquer le texte ! Pour les anglophones, ça serait comme si on avait produit un roman et qu’on disait aux auditeurs « apprenez le français pour le comprendre » sans quoi, on va juste vous faire un petit résumé en disant que c’est super…
CR : On a aussi la chance d’avoir une chanteuse – qui est moi ! [rire] – qui aime
l’anglais. Pour moi, l’anglais est une espèce de langue maternelle musicale. Depuis que je suis gamine, j’écoute de la musique dans toutes les langues et surtout la musique anglo-saxonne. Cela fait que j’ai des facilités pour écrire en anglais, des fois les paroles me viennent même en anglais. J’aime cette langue. Il y a peut-être des chanteurs qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais, alors on va pas les faire chanter en anglais. Je viens de tourner avec un spectacle musical, que j’ai chanté en français, en italien et même en chinois ! Il y a des chanteurs comme ça, Nana Mouskouri est comme ça aussi, elle sait chanter dans des tas de langues ! Pourquoi pas faire une version allemande de notre album ! J’adore chanter en allemand, j’ai d’ailleurs chanté les Lieder de Brecht et les Kindertotenlieder de Gustav Mahler.
Catherine Ringer, tout le monde connaît cette polémique dans un magazine
télé des années 80 entre vous et Serge Gainsbourg. (Le chanteur
avait tenu des propos peu amènes sur le fait que la chanteuse ait tourné
dans un film porno, NDLR). Pour toute une génération impressionnée tant
par votre talent que par celui du génial Gainsbourg, il s´agissait d´un déchirement... Quel regard portez-vous cette dispute aujourd´hui ?
Je n´en ai jamais voulu à Serge Gainsbourg, tout le monde le connaît. Même
en dehors du fait qu´il buvait, il aurait pu boire ou ne pas boire, ça aurait été pareil. On a discuté et moi je n´ai pas peur de ne pas être d´accord avec quelqu´un, et c´est tout. J´aime toujours ce qu´il a fait et je trouve qu´il a son franc-parler : je préfère quelqu´un comme ça plutôt que tous les bénis oui-oui qui n´osent pas ouvrir leur gueule à la télé ou à la radio.
Votre grand tube en 1984, c’était Marcia Baila. C’est avec cette chanson là
que Les Rita Mitsouko ont commencé à être un groupe très connu. Vous ne
l’avez pas joué lors de votre concert à Berlin. Quand l’avez-vous chanté pour la dernière fois ?
FC : Oh, c’était il y a pas très longtemps à l’occasion d’un live sur Canal +. Sinon, on l‘a toujours joué sur toutes les tournées. Là, on avait envie de changer.
CR : On ne la joue pas sur cette tournée, mais peut-être sur la prochaine. Il
ne faut surtout pas se sentir obligé de chanter une certaine chanson, c’est tout.
On la rejouera sûrement un jour.
Propos recueillis par Cornelius
Wüllenkemper et Régis Présent- Griot

La Gazette : Votre nouvel album « Variety » se rapproche beaucoup plus qu’avant de la chanson pop « classique ».C’est le fruit d’une lente évolution ?
CR : Non, c’était une décision consciente. Si je peux parler pour Fred, il était très malade pendant deux ans, il a eu le temps de penser, de se recentrer. Et puis, il n’avait plus tellement envie de faire de la musique pendant un certain temps. Un jour, c’est revenu, et c’est revenu à travers des souvenirs de ce qu’il avait envie de jouer quand il était petit, pourquoi il a commencé avec la musique. Fred m’a dit tout d’un coup : écoutes, cet album, j’ai envie de le faire dans une optique chanson pop rock ou même folk – des chansons qui soient concises, claires et limpides.
Vous avez récemment donné votre premier concert en Allemagne depuis 11 ans. Que pensez-vous de ce pays ?
Catherine Ringer : L’Allemagne, ça évoque immédiatement pour moi un pays qui fait partie de l’Europe comme la France, c’est donc un partenaire. L’Europe, c’est une idée à laquelle je crois vraiment. C’est pour ça qu’on a fait ce disque aussi en anglais et c’est pour ça qu’on vient tourner ici. En matière de musique, l’Allemagne m’évoque des très bons fabricants d’appareils musicaux et d’instruments, de tables de mixage mais aussi d’appareils électroniques.
Fred Chichin : J’étais vachement branché sur la musique allemande dans les années 70 et au début des années 80. Toute la période de musique électronique allemande était très intéressante. Pensez à Popol Vuh ou à Kraftwerk, c’était vraiment très nouveau ce qu’ils faisaient en utilisant des machines. Maintenant, pour moi la musique allemande, c’est plutôt l’eurodisco qui sonne pareil partout. Et pourtant, c’est pas mal en Allemagne… En tout cas, c’est mieux qu’en France.
Sur votre nouvel album, vous chantez aussi en anglais et il y a même une version entièrement en anglais. Vous en avez assez du français ?
FC : C’est comme un roman qui est traduit en anglais. On chante en français pour les gens qui veulent la sonorité et la poésie du français. Mais on a aussi enregistré l’album en anglais pour les anglophones qui veulent comprendre les paroles. Si on chantait en français, ça serait comme si on n’avait pas le droit de communiquer le texte ! Pour les anglophones, ça serait comme si on avait produit un roman et qu’on disait aux auditeurs « apprenez le français pour le comprendre » sans quoi, on va juste vous faire un petit résumé en disant que c’est super…
CR : On a aussi la chance d’avoir une chanteuse – qui est moi ! [rire] – qui aime l’anglais. Pour moi, l’anglais est une espèce de langue maternelle musicale. Depuis que je suis gamine, j’écoute de la musique dans toutes les langues et surtout la musique anglo-saxonne. Cela fait que j’ai des facilités pour écrire en anglais, des fois les paroles me viennent même en anglais. J’aime cette langue. Il y a peut-être des chanteurs qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais, alors on va pas les faire chanter en anglais. Je viens de tourner avec un spectacle musical, que j’ai chanté en français, en italien et même en chinois ! Il y a des chanteurs comme ça, Nana Mouskouri est comme ça aussi, elle sait chanter dans des tas de langues ! Pourquoi pas faire une version allemande de notre album ! J’adore chanter en allemand, j’ai d’ailleurs chanté les Lieder de Brecht et les Kindertotenlieder de Gustav Mahler.
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<tt>Catherine Ringer, tout le monde connaît cette polémique dans un magazine télé des années 80 entre vous et Serge Gainsbourg. (Le chanteur avait tenu des propos peu amènes sur le fait que la chanteuse ait tourné dans un film porno). Pour toute une génération impressionnée tant par votre talent que par celui du génial Gainsbourg, il s´agissait d´un déchirement...Quel regard portez-vous cette dispute aujourd´hui ?</tt>
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<tt>Je n´en ai jamais voulu à Serge Gainsbourg, tout le monde le connaît. Même en dehors du fait qu´il buvait, il aurait pu boire ou ne pas boire, ça aurait été pareil. On a discuté et moi je n´ai pas peur de ne pas être d´accord avec quelqu´un, et c´est tout. J´aime toujours ce qu´il a fait et je trouve qu´il a son franc-parler : je préfère quelqu´un comme ça plutôt que tous les bénis oui-oui qui n´osent pas ouvrir leur gueule à la télé ou à la radio.</tt>
Votre grand tube en 1984, c’était Marcia Baila. C’est avec cette chanson là que Les Rita Mitsouko ont commencé à être un groupe très connu. Vous ne l’avez pas joué lors de votre concert à Berlin. Quand l’avez-vous chanté pour la dernière fois ?
FC : Oh, c’était il y a pas très longtemps à l’occasion d’un live sur Canal +. Sinon, on l‘a toujours joué sur toutes les tournées. Là, on avait envie de changer.
CR : On ne la joue pas sur cette tournée, mais peut-être sur la prochaine. Il ne faut surtout pas se sentir obligé de chanter une certaine chanson, c’est tout. On la rejouera sûrement un jour.
Propos recueillis par Cornelius Wüllenkemper et Régis Présent-Griot
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est-ce que quelqu'un sait comment va s'appeler le "groupe" maintenant après la disparition de Fred Chichin?