Prof. Dr. Schlee dirige le département « Intégration et conflits » au sein de la chaire de recherche en anthropologie sociale de l’institut Max Planck à Halle.
1/ De quelles populations est composée l’immigration africaine en Allemagne ?
Il est très difficile de connaître réellement le profil des immigrés africains en Allemagne. D’abord parce qu’il s’agit d’une immigration avant tout illégale. Ce qui rend les statistiques très peu fiables. Cela dit, on constate sur le terrain la présence importante de certaines communautés, comme la communauté ghanéenne. Cette observation est intéressante, car le Ghana n’a jamais eu de lien historique avec l’Allemagne, contrairement à la Tanzanie par exemple, colonie de l’Allemagne jusqu’à la Première Guerre Mondiale, qui n’a pourtant que peu de ressortissants qui ont émigré en Allemagne.
2/ Quelles étaient les principales différences entre l’immigration en RDA et en RFA ?
Les pays socialistes « frères » de la RDA, comme l’Angola, le Mozambique ou l’Ethiopie envoyaient leurs ressortissants en RDA en tant qu’ « ouvriers de contrat » en fonction des demandes de la RDA. La migration de ces populations était alors complètement légale et organisée. La plupart de ces personnes sont restées en Allemagne et sont aujourd’hui bien intégrées.
3/ L’immigration des populations africaines en Allemagne est-elle plus importante aujourd’hui qu’il y a quelques années ?
L’Allemagne est souvent considérée comme attractive car elle a un système de santé avantageux. Beaucoup de personnes sont d’abord venues en Allemagne pour bénéficier de soins médicaux. Mais la situation du marché du travail restant difficile, les populations ne restent pas et préfèrent des destinations où il est plus facile de trouver du travail dans une économie parallèle, comme l’Angleterre ou le Canada. D'autre part, il est parfois plus facile d’obtenir directement la nationalité, par exemple en habitant sur le sol canadien. Quitte à revenir ensuite en Europe, une fois muni d'un passeport.
De plus, le système bureaucratique allemand reste très restrictif en matière d’immigration. Il est aujourd’hui pour un Africain pratiquement impossible d’obtenir un visa ou un statut de réfugié afin de venir en Allemagne. Cette logique favorise l’illégalité de la situation de ces populations. Ce qui, une fois encore, fausse les statistiques.
4/ Certaines communautés s’intégrent-elles plus facilement que d´autres ?
Je ne crois pas. Même si les communautés issues de l’immigration en RDA avant 1991 qui ont bénéficié d’un statut légal ont forcément mieux réussi leur intégration dans la société allemande. Notamment en épousant des citoyens allemands. La grande vague d’immigration de population somalienne d’après 1991 a forcément profité de ces réseaux préétablis pour réussir son insertion. Je pense que ces populations sont globalement bien perçues par la société allemande, car relativement peu nombreuses. Par contre, localement, les populations africaines pâtissent des activités illégales criminelles de petits groupes d’immigrés, comme le trafic de drogue. Par exemple, ici, à Halle, ce trafic est majoritairement orchestré par quelques Nigérians. Ces suspicions donnent naissance à une hostilité envers la communauté africaine dans sa globalité.
5/ Observez-vous une différence entre l’intégration de ces populations en France et en Allemagne ?
Je dirais qu’en France, les communautés sont bien plus importantes en nombre. Elles forment parfois des quartiers entiers dans certaines banlieues de grandes villes. Ces populations sont très homogènes, ce qui aide les nouveaux arrivants, mais gène l’intégration à moyen et long terme. En Allemagne, l’immigration africaine reste très dispersée. L’attitude des Allemands est donc différente.
Für einen jungen Mann aus Benin suchen wir einen französisch sprechenden
Psychotherapeuten ? wenn möglich mit afrikanischem Hintergrund oder einem
Bezug zu Afrika und mit Erfahrung in der Trauma-Therapie.
Wer jemanden weiß, möchte bitte mit mir in Kontakt aufnehmen (Tel.Nr. s.
unten).
Vielen Dank und ganz herzliche Grüße
Susanne Müller
Teamleiterin
Deutschlands e.V.
CJD Berlin
JMD promigra Mitte
Emdener Str. 59
10551 Berlin
fon 030 / 4403296 - 3
fax 030 / 4403296 - 5
azerty de qwerty /// Donnerstag, 18-03-10 10:58
je suis une jeune femme africaine d'une trentaine d'année, bilingue (français et anglais) et je suis en train d'apprendre l'allemand. je suis tombée amoureuse de cette langue il y a une dizaine d'années et actuellemnt connaître plusieurs langues est devenue un atout. je ne suis pas vraiment sûre que pour moi une femme africaine il me serais facile de trouver de l'emploi en allemagne,si je voulais émigrer. j'ai de nombreux témoignages de plusieurs personnes qui sont revenue au bled ou sont allés ailleurs après avoir vécu de longues années en allemgne,même quand ils avaient la nationalité allemande et des compétences requises de trouver un emploi d'abord ou d'en trouver un selon leurs critère ensuite. et de surcroit on dit des allemands pas très "african friendly ".bref je ne désespère pas et n'arrête pas d'apprendre cette belle langues, car on ne sait jamais. Tschuss !!!
Aymen /// Montag, 28-09-09 15:35
je suis un jeune Technisien superieur en conception electonique,Tunisien ,qui cherche un travail. merci bien pour tous
Lumumba /// Dienstag, 22-09-09 23:37
Hé Oh! Romy!
faut être lucide!
Le allemands ils ont été bien gentils, ils ont construit des jolies maisons bien solides etc^^ mais bon ils ont été comme tous les autres colonisateurs : c'est à dire pas très très gentils!
Tes arrières grand-parents qui peut être travaillaient dans les plantations n'étaient certainement pas très bien payés, si tant qu'il ait été...