

Comment envisagez-vous les relations franco-allemandes si vous êtes élu ?
« Je propose une relance de la coopération entre les deux pays - non pas comme „axe“ privilégié mais comme facteur dynamique - pour sortir la construction européenne de la crise où l'ont embourbée les politiques libérales de ces dernières années. Ce qui suppose une alternative à la concurrence libre et non faussée, une vision solidaire de notre continent, sans oublier l’Est. »
Comment comptez-vous améliorer la représentativité des Français de l’étranger ?
« Le système actuel ne permet pas une représentation suffisamment démocratique de nos concitoyens vivant, exerçant une profession à l'étranger. Je soutiens les propositions visant à rendre plus représentative et plus efficace leur représentation démocratique dans les institutions de la République. »
Qu'évoque l'Allemagne pour vous sur un plan plus personnel ?
« J’aime penser à la longue histoire de nos luttes communes émancipatrices. Nous les poursuivons aujourd'hui, conscients de notre responsabilité de traduire le Non de gauche au traité constitutionnel européen par notre action commune pour une Europe solidaire, sociale, démocratique, actrice d’un nouveau type de développement et de la paix dans le monde. C’est ce que nous avons affirmé le 9 mars, avec Oskar Lafontaine, Gregor Gysi, Lothar Bisky, Gaby Zimmer et de nombreux amis d’autres pays européens au Bundestag lors d’une Conférence sur la Gauche et l’avenir de l'Europe. La présence de syndicalistes allemands et français d'Airbus lors de mes meetings symbolise ce que nous voulons faire vivre : la solidarité des peuples européens face au néolibéralisme et en faveur d’une construction solidaire de l'Europe. »