Quatre médailles, c’est tout ce que ses nageurs ont glané aux championnats du monde. La plus grosse déconvenue revient à Britta Steffen. La détentrice de la marque mondiale du 100 m nage libre échoue à la troisième place sur sa distance fétiche. Le salut aurait pu venir d’Annika Lurz, descendue sur 200 m sous le record du monde de sa compatriote retraitée Franziska van Almsick. La crawleuse, également deuxième du relais 4x200 m, est tombée en finale sur Laure Manaudou, LA nageuse de ces championnats. Titre conservé sur 400 m, or sur 200 m, argent sur 100 m dos et 800 m, bronze au relais 4x200 m. Avec en prime le record du monde du 200 m (1'55''52 contre 1’56’’64 à van Almsick) et les références européennes du 100 m dos et du 800 m, la Française a repoussé les frontières de la performance. Etonnant, inquiétant ? En enchaînant les courses, durant 8 jours, Manaudou n’a pas laissé indifférent. Un peu moins tout de même que l’Américain Michael Phelps, titré sept fois (!). Orjan Madsen, remonté contre ses athlètes, avait lui d’autres préoccupations. « Il manque à certains une attitude professionnelle », regrette le directeur technique allemand.