

Dorénavant, même le plus timide des étudiants peut, via internet, faire plus facilement connaissance avec ses camarades de tous les jours à la fac !
« Gruscheln » se traduit par « Chalouiller » en français ! C’est la société StudiVZ, Start-up allemande fondée en septembre 2005, qui a imaginé ces termes : mélanges de mots exprimant à la fois la salutation, la chatouille ou encore le câlin, ils sont désormais « cliqués » sur le web par des milliers d’étudiants européens lorsqu’ils élargissent leur cercle d’amis sur le réseau StudiVZ. Dans le monde universitaire très impersonnel, les rencontres ne sont en effet pas toujours faciles. Sur StudiVZ, chaque inscrit a la possibilité de créer sa page perso contenant profil et photos, mais aussi de former des groupes d’amis et d’entrer en contact avec des amis d’amis, créant ainsi des réseaux, sur lesquels chaque membre peut laisser des messages, privés ou publics. La véritable identité est ici à privilégier au pseudo si l’on veut facilement apparaître dans les recherches. Et ainsi, la jeune fille que vous observez depuis des mois en amphi sans oser l’aborder est soudainement à portée de clic.
Dans la lignée de Myspace, Youtube, Netvibes et autres sites internet où l’internaute est lui-même acteur de la toile, ce projet lancé par Dennis Bemmann, Michel Brehm et Ehssan Darian est devenu l’une des plus grosses success-story de l’internet 2.0 en Allemagne. La plus-value est impressionnante : 5 000 euros de capital de départ, débouchant en janvier dernier sur un rachat s’élevant à 85 millions d’euros ! L’heureux acquéreur est la maison d’édition Holtzbrinck, 3ème plus grosse en Allemagne, notamment propriétaire des quotidiens « Die Zeit » et « Der Tagesspiegel ». Pourtant, tout n’était pas gagné pour les trois jeunes entrepreneurs, qui eurent au départ maintes difficultés : aucune banque n’acceptait de leur ouvrir un compte. Copie européenne du site internet Facebook aux Etats-Unis, StudiVZ était pourtant prometteur à la vue du succès américain.
Mis en ligne en novembre 2005, le site StudiVZ compte aujourd’hui, grâce à un bouche-à-oreille exponentiel, 1,9 millions d’étudiants germanophones inscrits ! Néanmoins, StudiVZ fut à ses débuts pris de vitesse par cette expansion fulgurante: non protection des données personnelles, échanges de photos à caractère pornographique et groupes nazis sont des problèmes auxquels la firme n’a pas immédiatement su faire face selon les médias, créant ainsi la polémique.
Désormais bien rodé en Allemagne, Autriche et Suisse, et avec la maison d’édition Holtzbrinck derrière elle, StudiVZ peut maintenant s’attaquer sereinement au reste de l’Europe : France, Italie, Espagne et Pologne ont dors et déjà leurs sites web respectifs sous des déclinaisons différentes (StudiQG pour la France). La section française vient d’investir ses bureaux parisiens le 3 avril dernier, afin de répandre le « chalouillage » chez les étudiants français. Pour Romain Oudart, Marketing Manager France de StudiVZ, les français restent moins réceptifs : « On va beaucoup moins vite en France. » En effet, le logiciel Msn Messenger y reste le principal outil de communication des jeunes via internet. StudiQG doit donc faire ses preuves face à un concurrent qui fait référence !
Pierre-Albert Langlois
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bonjour,
je viens de découvrir ce site internet mais je propose un appartement sur Antibes (06) car ma colloc part. Est ce que vous etes interréssés? si oui appelez le 06.66.25.61.31.
merci d'avance.
léa
Fervent utilisateur de studiVZ.net et studiQG.fr, je pense que le succès sera en France à la hauteur de celui de studiVZ. Je recommande cette plateforme à tous les étudiants francais!