Perdus dans le dédale des abréviations ? Le point pour mieux comprendre les différentes institutions qui représentent les Français à l´étranger, particulièrement « dragués » pendant cette campagne 2007.
Ex-CSFE (Conseil Supérieur des Français de l´étranger) depuis 2004, l'AFE (Assemblée des Français de l´étranger) n´a qu´un seul pouvoir, celui d´élire les 12 sénateurs, élus pour 9 ans qui représentent au Sénat les Français établis hors de France. Elue par les Français inscrits sur les listes électorales consulaires, l´AFE compte 151 membres, dont 10 pour l´Allemagne. Le renouvellement de l´AFE se fait en deux temps, tous les trois ans. En 2006, ce sont les représentants d´Europe et d´Asie qui ont été élus. Concrètement, l´AFE est un organe consultatif. Créée après la deuxième guerre mondiale, cette institution est restée sous l´égide du Ministère des Affaires étrangères jusqu´en 1982, date à laquelle François Mitterrand a introduit l'élection au suffrage universel de ses membres.
Deux associations représentent et défendent les intérêts des Français hors de France...autant préciser qu´on y adhère en fonction de sa couleur politique : si l´ADFE (Association démocratique des Français à l´étranger) rassemble les sympathisants de gauche (plurielle), l´UFE (Union des Français de l´étranger) se définit comme apolitique…mais se situe en fait à droite, c´est un secret de polichinelle dans les milieux autorisés. Créée en 1927, l'UFE est la doyenne de ces associations. Attribution des bourses et des aides sociales font, entre autres, partie des compétences des membres de ces associations, via leur présence dans les différentes commissions du consulat.
A gauche et à droite, une même revendication : l´élection de députés des Français de l´étranger, siégeant à l´Assemblée Nationale.
Sonia Gonzalez
Merci à Michel Guerry, groupe UFE, Alain Fontaine, Assistant Parlementaire de Richard YUNG, groupe ADFE, tous deux sénateurs représentant les Français établis hors de France.