
A la sortie de son école de commerce, Benoît n'a qu'une idée en tête : trouver du travail en Allemagne. Après quelques mois de recherche, ce Parisien de 25 ans a finalement trouvé son bonheur à Hambourg. Même si son travail n´a pas grand-chose à voir avec son diplôme en management des institutions culturelles. Voilà ce jeune homme bien sous tous rapports chargé de développer la filiale allemande d´un entreprise française spécialisée dans…les prothèses en silicone ! Attablé en terrasse au cours d´une escapade berlinoise, Benoît accepte volontiers de se raconter, entre deux bouchées de chocolatine.
« Des prothèses en silicones, c'est-à-dire, entre autres, mammaires, testiculaires ! » Benoît éclate de rire. Forcément, on réprime un sourire. Ce garçon à l'allure sérieuse en a l’habitude. S’il s´est installé à Hambourg à l´automne 2006, c´est pour y travailler en tant que VIE (volontaire international en entreprise). Et si le discret jeune homme tenait à partir en Allemagne, c´est tout simplement parce que ce germanophone ne connaissait que l’Autriche. « Je voulais vraiment parler allemand. C'est ma première langue et les occasions de la pratiquer sont rares », explique-t-il. Ah, il est loin le temps du semestre d´études en Erasmus, dans la petite ville de Linz! Il raconte avec enthousiasme ses bons souvenirs, de l'apprentissage du dialecte à l'intégration en cité U : « Et surtout la qualité de l´accueil. Comme dans le Sud de l'Allemagne, c´est un coin très chrétien et très convivial. En plus, les Autrichiens sont vraiment attachés à leur culture, ils sont fiers de pouvoir la partager.»
Avant de prendre ses quartiers à Hambourg, la première étape de son travail se déroule à Cologne. Benoît découvre alors le monde du travail franco-allemand et ses petits malentendus ordinaires, « des problèmes de compréhension, forcément. Les Français ne parlaient pas allemand et vice-versa ». Lorsque l’entreprise déménage à Hambourg, Benoît fait partie du convoi. Et se plonge à corps perdu dans un travail qui le passionne. Quant à la ville… le jeune homme marque une pause, avant de se lancer : « C´est quand même une ville très bizarre. D´abord, la dimension sociale y est très importante et les gens sont très distingués. Ensuite, il n'y a pas de centre, mais plusieurs quartiers : celui pour sortir, celui pour habiter, celui pour se promener ! Mais on finit par s'habituer. » Aujourd´hui dans le quartier de Neustadt, Benoît aimerait déménager à Eimsbüttel, un bon compromis selon lui, « central, bien desservi et pleins d'étudiants », explique-t-il en souriant.
Hambourg a ce côté très sympa des villes portuaires qui grouillent d'activités et de gens de passage », résume-t-il. Ces gens de passage, Benoît ne cache pas en faire partie. « L´Allemagne est un bon sas d´apprentissage. On n´est pas perdu. Mais sans être loin de chez soi, il faut quand même s´acclimater. » Rester encore un an et demi, tel est l´objectif du jeune homme. « Après, je voudrais peut-être aller en Amérique du Sud. En tout cas, partir loin. »
Sonia Gonzalez
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salut, je viens de lire ton article très intéressant.Je suis également motivé pour partir 1 an à hamburg afin d'apprendre la langue et travailler dans une entreprise pour acquerire une experience professionnelle et surtout humaine. Peux tu m'orienter pour les démarches à entreprendre pour partir en allemagne. merci d'avance