imprimer   13.02.2012 
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Cubain d’origine et de cœur mais Parisien d’adoption depuis dix ans, Raul Paz, le Paganini latino, s’enthousiasme à l’idée de retrouver un public allemand qu’il apprécie tout particulièrement. L’occasion de se laisser bercer ou de danser au son de mélodies chaudes et de rythmes endiablés, le 1er avril prochain à Kesselhaus… et ce n’est pas un poisson d’avril !

 

 

Un nom évocateur pour un mélomane à l’allure angélique : Raul Paz. Enfant, ce passionné de tous les arts ne sait lequel choisir tant il se sent artiste. Avec un grand A. Peinture, danse, théâtre… il goûte à tout jusqu’à ce qu’il trouve finalement sa voie : « Mon coup de crayon était moyen et mes pieds plats ! La nature a donc bien fait les choses… » A six ans, le jeune novice quitte la campagne cubaine pour aller étudier le violon en ville, à La Havane. Une formation classique astreignante, mais fondamentale qui lui confère les moyens techniques pour toucher à tous les genres musicaux et sous toutes les formes. Ainsi nous confie-t-il sa passion pour Schubert, Liszt et tout particulièrement pour les "Dichterlieder" de Schumann qu'il pourrait chanter, réinstrumentalisés à la cubaine, courant 2008/2009 au Théâtre du Châtelet à Paris. Mais alors, si Raul Paz chante du Schumann, c'est qu'il parle l'allemand ?  « Ce serait un bien grand mot de dire que je parle la langue de Goethe, mais l'Allemagne aurait pu aussi être ma terre d'accueil. Ca a d'ailleurs failli être le cas, vu mon penchant pour la musique classique romantique allemande ! Mais je n'ai pas résisté à la musique impressionniste française du début du XXème siècle. » Debussy, Ravel ont attiré le musicien vers Paris. Avide de nouveautés, il trouve dans la capitale française un équilibre parfait, une perpétuelle source d'enrichissements humains et culturels. Expatrié depuis dix ans, le Cubain ne renie pourtant pas sa patrie : « Je suis un grand voyageur, un ‘citoyen du monde’ mais j'ai toujours envie de rentrer à la maison, ‘En casa’, d' où le nom de mon dernier album… » Album dans lequel Monsieur Paz chante pour la première fois en français ! L’artiste s’est enfin résolu à exprimer des sentiments dans une autre langue que la sienne. Un matin, la mélodie d'une nouvelle chanson a trotté dans sa tête... en français : « Mes cinq albums correspondent à des étapes différentes de ma vie. La France en est une primordiale, qu'il aurait été malhonnête de négliger ! Un musicien n'appartient-il pas d'abord au monde dans lequel il vit ? » Des albums qu'il qualifie pourtant de « plus ou moins la même chose ». Car pour le compositeur, tout est une question d'habillage. "Mulata" était habillé « electro », "En casa", album plus personnel, plus intime, hérite d’un habillage « léger, voire dénudé »... Petit sourire coquin au coin de la bouche, Raul s'envole dans son délire : « Ca serait un jour amusant de tous les déshabiller pour les ré-habiller différemment !»

 

Une telle liberté d'esprit surprend et intrigue: que signifiait être artiste cubain sous le régime castriste ? Beaucoup moins plaisantin, il hésite tout à coup. Son portable sonne, lui laissant quelques secondes de répit : « En politique, on parle beaucoup mais on ne fait pas grand chose. Moi, je ne parle pas beaucoup mais j’essaye de faire quelque chose... Comme un concert à Cuba les 10 et 11 mai prochains, le premier en son genre autorisé. C'est pour moi le plus bel exemple de franchissement des limites, et d’apprentissage des autres ! » Raul Paz reste convaincu que la clé de sa réussite vient du mélange culturel, paradoxalement bafoué au pays de toutes les révolutions. L'extrême différence, voilà l'unique remède à sa curiosité maladive : « Si l'on me proposait un duo avec Carlos Santana ou bien avec Edith Piaf ? Bien sûr que je choisirais Edith, et ce parce que les gens différents sont faits pour se rencontrer !»

 

 

Léa Chalmont

 

Le 1 avril à 21h, Kesselhaus Kulturbrauerei, Eingang Szredzki / Knaackstraße








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Jean-Luc /// Donnerstag, 12-04-07 19:14

Jean-Luc Dancy présente son nouveau programme de chansons, "B" for Best,
le 20 avril, le 5 mai, le 18 mai, le 8 et le 30 juin, à 20:00 heures.
Un hommage musical à Jacques Brel, Georges Brassens et Gilbert Bécaud.

Café Scheselong
Leibnitzstraße 17
10625 Berlin-Charlottenburg
Tel. 030- 394 2223

 
 

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