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 Une installation d'Ackermann
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Jusqu’au 22 avril, la collection Falckenberg s’offre une idylle (illusoire ?) avec la nature. Présentée à la fondation Phoenix, dans le quartier industriel de Harburg à Hambourg, cette exposition s’étend sur 3 000 m² avec plus de 40 artistes invités.
«Paradise » de Sanguinetti, en néon clinquant comme une enseigne publicitaire, annonce la couleur : l’expo sera taquine, ambigüe et ironique. Des installations fantastiques et autres peintures monumentales jouent ainsi avec l’illusion qu’une harmonie est possible entre l’homme et son environnement. Si certains artistes s’attachent à dépeindre cette idylle de manière naïve et nostalgique, elle n’en devient que plus cruelle car sa représentation en tant qu’objet d’art la coupe du réel. Ne vous fiez donc pas à l’aspect enchanteur des paysages romantiques, car il n’y a pas de beauté sans effroi assurent d’autres, parmi lesquels Paul McCarthy, Olaf Breuning et Mark Dion. Effroi peut-être, dans des œuvres qui envahissent l’espace, comme la peinture apocalyptique de Franz Ackermann où l’on devine, à travers la juxtaposition de toiles et de volumes abstraits et colorés, la caricature du système solaire. Björn Dahlem de son côté, propose une recomposition très subjective du phénomène de « supernova ». On trouve également des œuvres plus engagées, comme les peintures de Pablo Alonso, réflexion sur la colonisation et l’appropriation des territoires. Ou encore une vision plus ironique avec les aquarelles d’Olaf Nicolai qui réaménage le territoire en terrain de golf, questionnant nos réelles nécessités de consommation d’espace.
Aussi diverse et fascinante que soit cette exposition, l’accès en reste toutefois limité car elle n’ouvre ses portes que le samedi, et sur réservation. Hâtez-vous, donc !
Virginie Pislot
IDYLLE Traum und Trugschluss, jusqu’au 22 avril. Phoenix Kulturstiftung- Sammlung Falckenberg, Wilstorfer Straße 71, Hambourg-Harburg, Tel: 040 32 50 67 62