imprimer   17.05.2012 
N°. 3La UneDossierPolitiqueEconomieCultureMusiqueSportVie pratiqueUllilustAnnoncesDie GazetteLa DernièreEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?Fixeur à Berlin ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum








 

Interview d'Alexander Eickelpasch, économiste et spécialiste des changements structurels en Allemagne de l’Est. Il est membre de l’Institut allemand pour la recherche économique (DIW).

 

La Gazette : La plupart des nouveaux Länder utilise l’argent du Pacte de solidarité, normalement destiné au développement des infrastructures, pour équilibrer leur budget. Est-ce un signe de l’échec du programme de reconstruction de l’Est, l’ « Aufbau Ost » ?

 

Alexander Eickelpasch : Je ne dirais pas cela. Après la réunification, les infrastructures ont été complètement rénovées, beaucoup d’investisseurs étrangers et ouest-allemands ont investi en Allemagne de l’Est. Cela aurait été impossible sans les subventions du programme de solidarité. Sur le plan industriel, je dirais donc que le programme est un succès. Mais on ne peut pas attendre que le niveau économique de l’Allemagne de l’Est soit déjà aussi élevé qu’à l’Ouest. Par ailleurs, le développement des nouveaux Länder est très hétérogène. La Saxe et la Thuringe s’en sortent bien mieux que le Mecklembourg ou que le Brandebourg par exemple.

 

 

L.G : Les ministres présidents de Thuringe et de Saxe revendiquent le droit de dépenser cet argent autrement que dans les infrastructures, comme par exemple dans la formation et la recherche. Qu’en pensez-vous ?

 

A.E : Je suis partagé sur ce point. Le Pacte de solidarité était pensé pour les investissements dans les infrastructures. Investir dans la formation et la recherche, c’est bien, mais cela signifie augmenter les coûts en personnel. Or les nouveaux Länder doivent justement réduire leur personnel dans le secteur public. Par ailleurs l’Etat allemand a déjà beaucoup encouragé la formation et la recherche dans le cadre d’autres programmes.

 

 

L.G : Qu’aurait-on pu améliorer pour la mise à niveau économique et sociale des nouveaux Länder ?

 

A.E : Peu de choses. Après la réunification, l’égalisation des taux de change du mark de l’Est et du Deutsche Mark de l’Ouest a conduit à la fermeture de beaucoup d’entreprises de l’ex-RDA, qui ne pouvaient plus écouler leurs produits devenus trop chers. La réunification était une affaire politique, elle avait un prix économique. Par ailleurs, la période de privatisation a été très rapide : en 1994, toutes les privatisations étaient faites. Mais si on avait trop attendu, on aurait couru le risque de ne plus trouver d’investisseurs.

 

Propos recueillis par M.D.

 








pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4300 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1700 sur Twitter" "déjà plus de 4300 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1700 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook

Festival Francophonic à Berlin


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire