Cette nouvelle forme de football, née en France à la fin des années 80, arrive en Allemagne. Les règles simples de ce jeu, deux contre deux, ont déjà séduit plus de 200 000 licenciés.
Là où l’omnipotente FIFA passe, il ne reste bien souvent que des miettes. Mais parfois de grosses miettes. Alessio di Maio et Greg Duramteau ont obtenu d´être à Munich. « Quand on a su qu’on nous accordait un emplacement en plein centre ville, on s’est immédiatement réjoui », raconte Greg Duramteau, consultant en marketing et management du sport.
Sur la Marienhof, place située au pied de l’Hôtel de ville, dans le centre du City Info, les deux équipiers promeuvent avec ardeur le Jorky Ball. Drôle de nom pour une nouvelle forme de football. Drôle d’histoire également. « Le Jorky Ball a été inventé par un Français dans une station service près de Lyon, à la fin de années 80, détaille l’Italien Alessio di Maio, secrétaire de la fédération du Jorky Ball. Gilles Paniez, fan de football, a eu un jour envie de jouer dans son magasin. Il a tout écarté, dessiné des buts sur les murs et c’était parti. Puis il a rencontré celui qui est devenu le président de la fédération internationale, Piero Iazeolla. »
Ne restait plus qu’à codifier les règles du Jorky Ball. Elles sont simples : deux joueurs contre deux joueurs sur un terrain réduit à l’extrême. Sept buts inscrits permettent d’empocher un set. Deux ou trois sets remportés offrent la victoire. « Le Jorky Ball est un sport alternatif, s’enthousiasme Greg Duramteau, Biarrot ayant vécu six ans à Munich. Tout le monde peut jouer. La balle ne s’arrête jamais de rouler. Et surtout, sur un terrain de tennis on peut dessiner quatre aires de Jorky Ball. »
En quinze ans d’existence, ce nouveau jeu compte déjà plus de 200 000 licenciés. La France - recensant plus de trente clubs - l’Espagne, l’Italie ou encore le Mexique l’ont déjà adopté. La patrie de Michael Ballack n’a pas encore été touchée par cette nouvelle fièvre. « Mais nous profitons du Mondial pour promouvoir le Jorky Ball, assure Alessio di Maio. Nous comptons bientôt nous implanter en Allemagne. » Ou comment faire de quelques miettes un festin.
Julien Bels
A consulter : www.jorkyball.org