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Maria Cotillard le dit elle-même: Oups !

C’est un peu une tradition : la Berlinale s’ouvre avec un « crowd-pleaser » – une guimauve bien globale capable de plaire à un public international de festivaliers. Fort de son succès dans l’Hexagone, La Môme, un biopic d’Edith Piaf affublé pour l’occasion du titre universellement plus évocateur de « La vie en Rose », était tout indiqué : notre Edith, le monde entier en raffole, Milord, La vie en rose, Rien de rien, c’est un peu l’humeur du Paris que les touristes nous envient – canaille, mêlée d’une certaine joie de vivre. En plus, la môme, « elle en a eu une sacrée bon dieu d’vie ». Une enfance dans la rue, au bordel (de sa grand-mère) et au cirque (où son contorsionniste de père officiait). Une vie d’artiste très rock’ n’roll, riche en excès (l’alcool et la drogue qui la tueront) et en maniaqueries de star de toute sorte. Sans oublier une love story aussi fameuse que tragique (avec Cerdan), des amitiés célèbres (de Dietrich à Montand) et une déchéance physique aussi rapide que son ascension artistique fut spectaculaire. Bon. Il était facile de tomber dans le sensationnalisme sordide et ça n’a pas raté. Le film, qui par ailleurs peut se prévaloir d’une interprétation méritoire (une Marion Cotillard au make-over étonnant) pèche par son misérabilisme racoleur. Dahan nous égrène les instants de la Passion de Ste Edith en une surenchère d’épisodes pathétiques, rehaussés d’une bande son tonitruante. Le supplice de la môme devient rapidement celui du spectateur en mal d’un peu de contenu derrière l’intensité facile des émotions premières. Et pas une pointe d’ironie, pas un pas de côté pour donner du lest, apporter un centimètre de hauteur au propos. On larmoie, on pleurniche et… on se lasse. Une expérience lacrymale intense, affligeante. Amateur de biopics de stars préférez-lui l’excellent Last Days de Gus Van Sant: débauche, déchéance, musique… tout y est, l’intelligence et l’inspiration en plus.

 

Un autre bide sur les écrans en mars : The Good German, un thriller de l’Américain Soderbergh dans le Berlin en pleine débâcle de 1945. Le film repose sur un pari simple mais ambitieux : recréer l’atmosphère du Hollywood des années 40. Malgré l’utilisation (très publicisée) d’un objectif d’époque et la concoction d’un somptueux noir et blanc, l’emploi de deux stars plutôt photogéniques (Cate Blanchett et George Clooney) ainsi qu’un clin d’œil appuyé à Casablanca, Soderbergh échoue à retrouver le style de la grande époque des studios. Ça sonne faux – particulièrement le jeu de Blanchett, qui convainc davantage par sa maîtrise de l’allemand que par son phrasé au timbre caverneux de vamp éthérée. Une Bacall au rabais. Les Américains n’ont pas aimé, et les producteurs parient sur la sortie européenne. Allez-y pour contrarier les amis ou pour soutenir une production indépendante, ou encore pour Clooney…

 

Nadja Vancauwenberghe

 

La vie en Rose, Olivier Dahan, France, sortie le 22 février

The Good German, Steven Soderbergh, USA, sortie le 1er mars

 








resultats entre 1 et 2 de 2
 

karrément vrai /// Samstag, 24-02-07 15:44

suis bien d´accord!

d´ailleurs ca part en live les critik ciné dans la gazette!

ya vraiment de l´abus!

 

cinéphile /// Freitag, 23-02-07 11:13

INFONDÉ!!!!!!!!!!!

ce film (mome) est 1 vrai moment de plaisir!!!!

Pourquoi cette hargne?

 
 

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