De la joie, de l’exubérance, 150 tonnes de sucreries et 180 ans d’histoire: sur un air de Mir all sin Kölle (wir alle sind Köln / Nous sommes tous Cologne), bienvenue à Cologne! A l’ombre du Dom, on célèbre à la rhénane le carnaval - carne vale - au revoir à la viande. Du 15 au 21 février prochainles réjouissances ont chacune un breuvage, la (Kölsch) et un met: Himmel un Äd met Flönz (Himmel und Erde mit Blutwurst/ ciel et terre au boudin noir), au nom si évocateur qu’il en reste insaisissable sans initiation au dialecte colonais. Au summum du lyrisme, Himmel (le ciel) et Erde (la terre) seraient les métaphores des deux principaux ingrédients de cette recette entre ciel et terre: des pommes « célestes » et des pommes de terre « terrestres». De fines tranches de boudin noir sur un lit de compote de pommes et de purée de pommes de terre en somme!Au paradis des dégustations, je vous suggérerais la Brasserie Peters Brauhaus, où la convivialité du lieu comme l’éclectisme de la clientèle valent le coup d’œil. Comme dit l'enseigne, Hier ist Köln zu Hause (Cologne est ici à la maison)! Laissez-vous aller au charme rustique de l’endroit, tout de bois bâti, un tantinet bousculé en cette semaine de festivités. Et une fois rassasié, méfiez vous du vieux dicton qui dit: « Ovends danze un springe, morjends de Botz net finge. /Dansez et virevoltez toute la soirée, au réveil point de pantalon vous ne trouverez.)