« Ich bin ein Berliner ! ». Tiens, c’est vrai, c’est du haut de ce balcon qui surplombe l’entrée de ma mairie d’arrondissement qu’un certain Kennedy a prononcé cette illustre sentence.
A gauche dans l’entrée principale, puis à droite et quelques couloirs et portes battantes plus tard, me voilà mon numéro à la main, sagement assis devant les bureaux de l’« Einbürgerungsamt », traduisez « office des naturalisations ».
Mairie de Schöneberg, été 2004. J’habite depuis plus de treize ans en Allemagne et remplis les critères fixés par les nouvelles lois sur le code de la nationalité : huit ans de présence, un permis de séjour valable, un casier judiciaire vierge, des moyens de subsistance suffisants et une connaissance passable de l’allemand…D’ailleurs, pas besoin de test d’allemand, « On dit que vous avez très bien répondu à mes questions ». Comme quoi, il vaut quand même mieux s’appeler Thibaut que Kurnaz…
Depuis quelques années, l’Allemagne autorise la double nationalité pour certains pays, ce qui est assez peu connu. Avant, j’aurais déjà pu me faire naturaliser mais je ne voulais pas renoncer à ma nationalité française, aussi indélébile pour moi que mon attachement à mon pays d’élection. Les raisons pratiques dans une Europe unie sont minimales. La seule véritable, mais elle est plus que pratique, c’est la possibilité de participer aux élections dans un pays où je paie mes impôts et où les décisions de ma municipalité ou du gouvernement ont pour moi des implications autrement plus directes qu’en France. Même si je vote toujours aux municipales, cantonales et autres régionales, sans parler des élections nationales, en France, ce qui pour les premiers scrutins en tout cas, n’a qu’une valeur symbolique.
Le 22 novembre 2004, retour à la mairie de Schöneberg. Le fonctionnaire me tend ma « Einbürgerungsurkunde » et me serre la main. Pas de cérémonie pompeuse et de grands serments. Un peu décevant. J’ai accroché le document frappé de l’aigle allemand chez moi.
Je suis passé dans un autre service me faire établir une carte d’identité. Selon les situations, je la présente ou sors sa sœur jumelle française. Quelques mois après, grande première en septembre 2005, je glisse pour la première fois mon bulletin dans une urne allemande lors des élections au Bundestag.
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le problème c´est que les parents flippés et aveuglés par la pression de l´air du temps et les soit disant impératifs de la mondialistion ne veulent qu´1 truc...que leur progéniture se mettent à l´anglais au + tôt
je suis sur qu´il devrait y avoir 1 moyen de sensibiliser les foetus à la langue anglaise...cette innovation va bientôt venir....c´est juste une question de temps
ui efektiveman kelkechose de radikal cè petetre la solution!
en fransè ossi d´ayer il fo s´afrachir des règles d´ortograf inutiles!
ouai ouai C pas mal tout ca comme idées...mais pourquoi pas quelquechose de bien + radical...comme la suppression des déclinaisons en allemand?
voila qui serait de nature à relancer l´apprentissage de la langue de Goethe!
un bon moyen de raviver l´intérêt de l´apprentissage du français en Allemagne et de l´allemand en France serait de faire passer le message qu´il s´agit du meilleur moyen de bien préparer l´apprentissage et la maîtrise en LV2 de ... l´anglais!
ça peut paraître étrange...mais c´est pourtant vrai!