

Ségo, Sarko, Sarko, Ségo – malgré quelques exceptions, les médias allemands n’ont pas évité le piège de la bipolarisation dans leur couverture de l’avant campagne présidentielle. Même lorsque c’est le très médiatique José Bové qui entre en lice.
Invité de l’émission d’Arte «Planète Presse» consacrée à la couverture de la présidentielle par les médias européens, Rudolph Chimelli, correspondant à Paris de la Süddeutsche Zeitung, expliquait que les Allemands ne connaissaient pas d’autres candidats que Royal, Sarkozy et Le Pen, avant d’ajouter que José Bové, lui, était bien connu… mais considéré comme «un clown politique».
Le quotidien trotskiste Junge Welt prend, lui, le leader paysan plus au sérieux. Alors qu’en France planait encore le suspens sur sa candidature (officialisée le 1er février), il titrait dès le 23 janvier d’un catégorique «José Bové y va aussi» – non sans rappeler les autres candidatures à la gauche de la gauche et l’échec des anti-libéraux à présenter un candidat unique.
Mais «la candidature de l’éleveur de mouton querelleur n’est pas encore sûre» avertit la Frankfurter Rundschau. Dans un portrait intitulé «De la cellule à l’Elysée», elle souligne qu’il manque encore à Bové les 500 signatures et que «le rebelle paysan» a écopé, avant même le début officiel de la campagne, de 4 mois d’emprisonnement pour ses actions contre les OGM. Et le quotidien de poser une question cruciale : Bové devra t-il, comme il l’a promis, piloter sa campagne depuis sa cellule ou bien purger sa peine pendant son éventuel mandat présidentiel?
M.V.
Voir aussi les autres acteurs des présidentielles 2007:
>> Ségolène Royal
>> Nicolas Sarkozy
>> Marie-George Buffet
>> Jean-Marie Le Pen
>> François Bayrou
>> Nicolas Hulot
>> Internet
>> Jacques Chirac