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 Jean-Cyril Spinetta (président d´Air France)et Leo Van Wijk (Président de KLM), lors de l´Assemblée général du groupe le 18 mai dernier
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Mariage heureux : Air France et KLM
C’est en mai 2004 que les compagnies nationales française et néerlandaise ont convolé en justes noces. Pas vraiment une relation fusionnelle, plutôt une alliance de raison, dans laquelle chacun garde sa place. Les deux compagnies ont conservé leurs noms et leurs spécificités, mais ont mis en place des synergies au sein d’une holding. Clairement complémentaires, notamment grâce à leurs « hubs » (pôles de correspondances) Charles de Gaulle et Schipol, Air France et KLM forment le premier transporteur aérien mondial en terme de chiffre d’affaire. Et l’un des plus profitables : le bénéfice net du groupe a bondi de 29% l’année dernière pour s’établir à 913 millions d’euros, malgré les prix élevés du pétrole. Une love story à faire pâlir d’envie les compagnies américaines, quasiment toutes en faillite. Le couple veut désormais se consolider avant de grandir. Ainsi, le ménage à trois avec Alitalia, maintes fois évoqué, n’aura pas lieu à court terme selon Jean-Cyril Spinetta, le président du groupe.

Mariage malheureux : Daimler et Chrysler
Les deux constructeurs automobiles ont officiellement fusionné en 1998, pour former le 5ème groupe mondial. Au cours des cinq ans qui ont suivi, l’ensemble a perdu 36 millions d’euros par jour, 66 milliards au total. Les synergies se sont révélées moins évidentes que prévu, et très peu ont été mises à profit. L´unique convergence industrielle concerne les défauts de qualité. Ainsi, en 2004, Chrysler a rappelé 2,7 millions de véhicules en Amérique du nord. Pour ne pas être en reste, Mercedes, le fleuron du groupe, a également dû rappeler 1,3 million de voitures en 2005. Une image gravement écornée, que ne rattrapent pas les autres marques du groupe, Smart et Maybach, lourdement déficitaires. Pour essayer de sortir de l’impasse, Jürgen Schrempp, l’instigateur de ce mariage bancal a été mis à la retraite, et une cruelle restructuration prévoyant la suppression de 14 000 emplois en Allemagne d’ici 2008 a été lancée.
Constant von Meerkamp