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La réforme des retraites: une strategie vouée à l'echec


L’Allemagne devait réagir avant que la génération baby-boom ne parte à la retraite, avant que le déséquilibre cotisants/retraités ne soit irrémédiable. Déjà en 1992, le gouvernement Kohl indexait les retraites sur les salaires nets. En 1997, on supprima plusieurs dispositifs de départs anticipés à la retraite et 2001 apporta la « retraite Riester », une assurance par capitalisation en partie déductible de l’impôt. Mais c’est la « commission Rürup » qui annonça la nécessité d’une réforme en août 2003. Ses propositions constituent le squelette de la réforme actuelle des retraites.

 

 

« Dans les années 90, les pays européens confrontés au vieillissement démographique réformaient leurs systèmes de retraites. Mais chez nous, c’était la reconstruction à l’Est qui primait », se rappelle M. Polsfuss. « Et maintenant qu’il s’attaque à notre système d’assurance vieillesse, notre gouvernement ferait bien de regarder ce qui s’est fait à l’étranger ! » Né en 1950, l’ingénieur électricien sera concerné par le projet de loi du gouvernement Merkel qui devra être adopté par le Parlement allemand courant mars avant d’entrer en vigueur.

 

 

 « La retraite à 67 ans »

C’est le relèvement de l’âge de départ à la retraite (actuellement de 65 ans) qui préoccuperait le plus les Allemands : un mois supplémentaire pour ceux nés en 1947, deux pour ceux nés en 1948, et ainsi de suite. A partir de ceux nés en 1959, il s’agira de deux mois par an. Le tout jusqu’à ceux nés en 1964 (classe d’âge la plus importante de l’après-guerre) dont l’âge de départ à la retraite sera de 67 ans, comme tout le monde à partir de 2029. « Une grande illusion », s’exclame Heidi von Eltz, professeur en collège professionnel. « Rien que dans l’éducation, seulement 20% des enseignants travaillent encore à 65 ans. Alors à 67… » L’exemple n’est pas iconoclaste : d’après l’office fédéral des statistiques (1), seulement 32,8% des hommes et 17,6% des femmes de 60 à 65 ans étaient actifs en 2005.

Et le fait que seules les personnes ayant cotisé pendant 45 ans pourront partir à la retraite à 65 ans sans abattement ne changera rien selon la sexagénaire : « La plupart préfère déjà partir à 63 ans avec une retraite amputée que de rester ».

 

 

« La précarisation des seniors »

Pour la confédération des syndicats allemands (DGB), cette réforme n’est qu’une baisse camouflée des retraites. « Nous refusons de limiter les cotisations à 22% pour enrayer une baisse des retraites jusqu’à 43% du salaire moyen de tous les salariés d’ici à 2030 », déclare Ursula Engelen-Kefer, vice-présidente de la DGB. « Cette réforme fait le gras des assurances privées », dénonce-t-on à IG Metall, car l’assurance vieillesse publique ne suffira plus comme source de revenus principale. A Ver.di aussi, on est catégorique : la retraite à 67 ans, c’est la précarisation des seniors. Soit ils verront leur retraite diminuée pour cause de départ anticipé, soit ils se tueront à la tâche jusqu’à 67 ans. « Et ne parlons pas des 4,5 millions de chômeurs pour lesquels la dépendance par rapport à l’aide sociale ne fera souvent que s’allonger de 2 ans », ajoute Christian Zahn, membre de la direction du syndicat des services. L’office fédéral du travail de Nuremberg (2) précise en effet que 1,2 million d’emplois supplémentaires seraient nécessaire pour mettre en œuvre la retraite à 67 ans.

 

« On n’en serait pas là si tout le monde, fonctionnaires et professions libérales compris, versait dans la même caisse », s’énerve M. Polsfuss. « Mais apparemment, c’est plus facile de montrer du doigt les retraités d’ex-RDA qui n’ont pas cotisé ! » Pour IG-Metall aussi, la réforme idéale est ailleurs : si tout le monde cotisait et dans la même caisse, que les cotisations augmentaient de 0,25 point, on pourrait partir après 40 ans de cotisations, sans abattement. Mais en Allemagne pour l’instant, il faudra bien du talent (et de l’argent) pour être vieux sans être précaire !

 

 

Charlotte Noblet

 

(1) Statistisches Bundesamt

(2) Institut für Arbeitsmarkt- und Berufsforschung der Bundesagentur für Arbeit








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cm /// Dienstag, 20-05-08 09:24

Bonjour,
Ayant travaillé (emploi temporaire) un mois Aout 1976 à Berlin dans 1 jardin d'enfants, affectée au service du personnel allemend, employée par le GMFB - Services administratifs et financiers - Personnel Allemand, je cherche à faire valider ce temps pour ma retraite. Je vous remercie par avance si vous pouvez me renseigner et me dire quel service je peux contacter.
Avec mes sincères salutations

 

Mike /// Sonntag, 18-02-07 16:56

Votre journal est tres interessant. Merci de l'avoir publié.
Cordialement
Mike

 
 

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