imprimer   12.02.2012 
N°. 17EditoDossierPolitiqueEconomieCultureMusiqueSportVie pratiqueVie de la tribuUllilustAnnoncesDie GazetteLa DernièreEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum











La mobilisation des étudiants allemands contre l’instauration de frais de scolarité continue. Ces droits universitaires de 500 euros par semestre, en vigueur dans 10 Länder sur 16, sont destinés à moderniser l’enseignement supérieur.

 

Le 26 janvier 2005, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe autorisait le prélèvement de droits universitaires par les établissements supérieurs. Libre depuis à chaque université de facturer jusqu’à 500 euros par semestre de frais de scolarité par étudiant inscrit, en plus des frais administratifs perçus jusqu’à présent (frais de dossier, entretien de la BU, des Œuvres universitaires et, souvent, titre de transports en commun). Ces frais peuvent être majorés pour les étudiants dépassant le temps d’études réglementaire ou pour ceux originaires de pays non-européens. Les Länder à majorité CDU/CSU ont appliqué cette mesure dès la rentrée 2006/2007. Certains sociaux-démocrates seraient aussi séduits par l’idée de motiver les étudiants et d’apporter des fonds supplémentaires aux établissements, pour de meilleurs infrastructures et enseignements. À terme, il s’agit de renforcer l’autonomie des universités et de les rendre plus compétitives.

 

 « Mesure asociale », répondent de nombreux syndicats étudiants, à l’instar du LUST bonnois. D’où la création de l’Alliance d’Action contre les droits universitaires (ABS), qui se propose de coordonner la protestation à un niveau fédéral. Du sit-in (Marbourg) aux manifestations de masse (Darmstadt), en passant par les campements (Bonn), les irruptions musclées dans les conseils sénatoriaux (Cologne, Münster), le boycott du paiement des frais (Bochum, Hanovre, Hambourg, Stuttgart) ou les recours devant la justice, les formes de protestation sont variées. Mais tous les manifestants (lycéens, étudiants, certains profs et même des parents) partagent le même credo : non à une gestion de l’enseignement supérieur selon les lois du marché, non à des étudiants considérés comme les « clients » d’une université prestataire de services.

 

En outre, les manifestants dénoncent les dérives d’un enseignement accessible aux seuls nantis. Car les petits boulots pour financer les cours allongent habituellement la durée moyenne des études et augmentent donc les sommes à verser pour les financer. Quant aux plus démunis ou aux bénéficiaires de bourses (BaFöG), ils devront choisir : arrêter la fac ou contracter un prêt spécial auprès d’une banque régionale, à un taux généralement supérieur à 5,5%. De belles années d’endettement en perspective, notamment pour les boursiers qui doivent déjà rembourser les aides de l’Etat perçues durant leur scolarité.

 

Autre solution : faire des enfants et être exonéré de droits universitaires pour six semestres. Ou déménager.

 

A Berlin, dans le „Meck Pomm“, le Brandebourg, la Saxe-Anhalt, le Schleswig et la Thuringe, aucun droit universitaire n’est (encore) perçu, et les étudiants militent en faveur du statu quo. Il se pourrait cependant que les universités de ces Länder prélèvent aussi bientôt des frais d’inscription, faute de fonds suffisants. Ou pour faire face à la probable affluence de nouveaux inscrits en quête d’un campus plus abordable.

 

Sandrine Blanchard








pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter" "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire