C’est parti pour six mois ! Après la Finlande et avant le Portugal, l’Allemagne préside, pour la douzième fois, le Conseil de l’Union Européenne. L’occasion de faire le point sur la fonction de « pays-président ».
Les pays membres de l’Union accèdent à la présidence selon un calendrier de rotation établi par le Conseil européen. Jusqu’en 1992, la rotation s’effectuait selon l’ordre alphabétique des Etats membres dans leur langue respective! Ce principe de changement bi-annuel ne fait pas l’unanimité. Sa réforme figure en bonne place dans le projet d’une constitution européenne.
Le pays qui préside le Conseil, principal organe de décision au sein de l’Union européenne, a une véritable fonction de coordonnateur entre les différentes politiques des Etats membres.
Au début de son mandat, la présidence présente son programme au Parlement européen et doit rendre compte de son action avant de passer la main. Chargée d’organiser et de diriger les réunions du Conseil européen, elle représente également le Conseil auprès des autres institutions européennes, comme la Commission européenne et le Parlement européen. A l’étranger, le « pays-président » joue le rôle de porte-parole de l’Europe auprès des différentes institutions internationales. Dans son action, la présidence est soutenue par le Secrétaire général du Conseil : l’Espagnol Javier Solana a été reconduit dans cette fonction en 2004.
Nouveauté de taille, la présidence européenne sous le signe de l’Allemagne s’envisage dans la continuité : Angela Merkel travaillera main dans la main avec le Portugal, aux manettes le deuxième semestre 2007, et la Slovénie, premier semestre 2008. ( La France prendra le relais pour le deuxième semestre 2008). La chancelière l’a annoncé dans son message d’accueil sur le site internet de la présidence allemande, son travail s’effectuera « dans le cadre du "trio présidentiel", ce qui permettra de garantir un degré élevé de continuité au cours des 18 mois à venir afin de surmonter tous les défis qui [nous] attendent ». Bilan en juin 2007.
Sonia Gonzalez
Voir aussi:
>> L'angoisse de la panne
>> France-Allemagne : les fruits de la discorde
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