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De la nouvelle révolution du web au lucratif ballon rond, l'année 2006 fut variée dans le vaste univers de l'économie. Pour les Fêtes, La Gazette de Berlin vous propose quelques grands thèmes qui ont fait la vie économique de 2006, en Allemagne, en France, et dans le monde…

 

La romance dorée d’Oncle Picsou et du foot

 

56,5 millions de bénéfices ! Les chiffres du bénéfice net tirés de « l’événement de l’année 2006 en Allemagne », la Coupe du monde, sont tombés à la fin du mois de novembre, rendus public par la Fédération Allemande de Football (DFB) lors d’une conférence de presse. Au total, le Mondial a généré plus de 140 millions d’euros de revenus. 40 millions sont partis directement dans les poches de la Fédération Internationale (FIFA), détentrice des droits de la compétition. 44 autres millions ont été absorbés par les impôts. Le plus grand rendez-vous sportif planétaire a été un succès total en Allemagne. Chacun des 64 matchs disputés s’est tenu dans un stade plein comme un œuf. Soit une moyenne de 52 000 spectateurs, la deuxième affluence en terme d’importance jamais recensée en 18 Coupes du monde. L’Allemagne a vu défiler près de 14 millions de visiteurs dans ses « Fan Fest », le double de ce que le comité d’organisation avait prévu. A Munich, les barricades n’ont pas suffi à arrêter les spectateurs rendus hystériques par le match d’ouverture. Et le Parc olympique s’était mué en une vaste fourmilière multicolore. Plus de 2 millions de visiteurs étrangers ont également séjourné sur le sol allemand pour un événement épargné par les débordements violents. Aujourd’hui, la Fédération allemande de football se frotte les mains. La moitié de la recette reviendra à la ligue professionnelle (autrement dit, aux clubs), mais cela suffit pour entendre le trésorier de la DFB s’exclamer « Les réserves sont tellement larges que nous pourrions nous passer de rentrées d’argent pendant près de deux ans ! » Ce qui lui vaut désormais le surnom de « Dagobert Duck » (Oncle Picsou).

 

Julien Bels

 

 




2006, une année de grands travaux allemands

 

                           

Elle trône majestueusement au beau milieu du quartier gouvernemental de Berlin. La nouvelle gare centrale de la capitale, avec un coût estimé à 700 millions d’euros, impressionne le visiteur par sa stature. Inaugurée le 28 mai dernier en grande pompe, le temple de verre et d’acier ressemble à s’y méprendre à un centre commercial géant auquel on aurait ajouté des quais. Le cocktail transport et commerce semble bien fonctionner. Seule ombre au tableau : la gare n’est pas reliée au réseau de métro berlinois, inachevé faute de crédits.

Les touristes, de plus en plus nombreux, disposeront bientôt d’une nouvelle porte d’entrée dans la capitale. Le projet de futur aéroport BBI (Berlin Brandenburg International) a été approuvé le 5 septembre dernier par l’Etat fédéral. L’occasion de regrouper en un même lieu les 17 millions de passagers annuels actuellement répartis sur 3 plateformes. Ouverture prévue en octobre 2011. Plus au sud, Stuttgart a elle aussi la folie des grandeurs. Le projet « Stuttgart 21 », la construction d’une gare souterraine et des tunnels pour y accéder, est estimé à près de 3 milliards d’euros. Malgré le coût élevé, le ministre des Transports Wolfgang Tiefensee se montre optimiste et souhaite que « le projet aboutisse rapidement ». Si un accord de financement est trouvé, les travaux pourraient débuter dans les tous prochains mois, et être achevés en 2015. La Bavière aura son « Transrapid ». Le tragique accident survenu le 22 septembre dernier n’aura pas été fatal au fleuron technologique allemand. Le « train volant » devrait relier la capitale bavaroise à son aéroport en 2011. Coût total : 1,85 milliards d’euros, 3 fois plus que le projet de liaison rapide entre Paris et Charles-de-Gaulle !

Là aussi, le financement n’est pas bouclé, mais les acteurs de la région la plus riche d’Europe semblent bien décidés à se doter d’une vitrine technologique digne de leur économie.

 

Philippe Dialo

 

 

EADS 2006: "annus horribilis"

 

Sont-ce les sept ans de réflexion ? Ou le cap difficile de la septième année, bien connu dans les couples pour être l´écueil décisif à surmonter dans une histoire ? Quoi qu´il en soit, cette année aura bien été l´"annus horribilis" selon les dires même de Thomas Enders, co-président du groupe. Début avril, les groupes Lagardère et DaimlerChrysler annonçaient qu’ils céderaient chacun 7,5% du capital d´EADS afin de se recentrer sur leurs activités propres, médias pour le premier, automobile pour le second. Des deux côtés de la frontière, surgit alors le problème de trouver un actionnaire de substitution. Le 13 juin, EADS annonçait officiellement les retards du gros porteur A380. Le titre chutait alors fortement. Depuis, des perquisitions ont eu lieu aux sièges de Lagardère et d´EADS, des cessions suspectes pouvant concerner près de 800 personnes. Début juillet, Noël Forgeard démissionnait de la co-présidence d’EADS, et Gustav Humbert de la présidence d’Airbus, respectivement remplacés par Louis Gallois, ex-patron de la SNCF, et par Christian Streiff. Si l´on ajoute, les difficultés de la version cargo de l´A380, l´introduction du plan d´économie « Power 8 » censé financer le lancement du programme A350, la remontée des commandes de Boeing, la nécessité de restructurer l´actionnariat d´Airbus après le départ du britannique BAE Systems, et l´arrivée du russe VTB au sein d´EADS, le groupe semble vraiment dans la tourmente alors même que jusqu´à cette année il incarnait le parangon de la coopération industrielle franco-allemande.

 

R.P.G.

 

 

2006 : La, Ta, Ma télévision

 

Qui a dit que la télévision de « papa » suffisait pour nous injecter notre dose d’images animées quotidiennes ? 2006 aura vu l´émergence d´une nouvelle TV, plus personnelle, plus interactive et qui a fini d´investir tous les réseaux.

YouTube, vous connaissiez en début d´année ? Créée pourtant dès 2005, cette jeune pousse californienne a accédé à la postérité cette année en devenant le premier site Internet de destination pour visualiser contenus vidéo amateur et professionnel. Il vient d´être racheté pour 1,65M de dollars par Google, qui peinait avec son offre équivalente, Google Vidéo.

La vieille Europe se montre également active dans la déclinaison de ces nouveaux sites vidéos, à commencer par l’Hexagone qui compte un nombre toujours croissant de plateformes : Vpod.TV, Eyeka, Moblr, Kewego, Scroon, Wideo (M6), WAT (TF1) ou encore l´incontournable DailyMotion, un des leaders mondiaux.

En Allemagne, le leader s´appelle MyVideo et compte un actionnaire de choix en la présence du groupe audiovisuel ProSiebenSat.1. L’existence d’éditeurs de chaînes sur ce marché préfigure d’ailleurs de prochaines passerelles entre TV traditionnelle et nouveaux services TV. TF1 et Sat.1 ont, par exemple, commencé à décliner sur leur antenne des émissions reprenant les meilleures vidéos de leurs sites de partage.

 

D.G.

 

 

Dramatique découplage ?

 

Dans le franco-allemand, le plus inquiétant n´est-il pas le découplage structurel des performances des économies respectives ? Alors que depuis des mois, l´indice IFO mesurant la confiance des entrepreneurs allemands ne cesse d´augmenter, les équivalents français sont au mieux à la stagnation. Plus flagrant encore, le commerce extérieur : - 19,9 milliards d´euros pour Paris quand Berlin affiche +156 milliards sur les 10 premiers mois de 2006. Les explications avancées sont connues : effort important de compétitivité des salariés allemands, orientation vers des marchés porteurs, tissu industriel de PME plus dense et solide. François David, PDG de la Coface (leader français de l'assurance-crédit) nuance : la notion de déficit commercial « n'a plus de sens ». Il juge les exportations françaises plus porteuses à long terme, "avec des produits de luxe, agroalimentaires, de haute technologie". A l´inverse, l'Allemagne, « est plus présente sur des biens de moyenne technologie que la Chine et l'Inde vont bientôt pouvoir produire ». Tout va très bien, Madame la marquise ?

 

Régis Présent-Griot

 

 

La vie sentimentale des bourses

 

Déclarations de mariage, négociations de dot et surenchères des différents prétendants : c’est le cocktail 2006 de la vie sentimentale des grandes bourses mondiales. Le mariage d’Euronext, à la tête des bourses d’Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Paris, avec le New York Stock Exchange (NYSE), la première bourse américaine, devrait être finalement conclu les 19 et 20 décembre lors des assemblées générales des deux groupes. La Deutsche Börse, la bourse allemande, craignant de se retrouver isolée, a pourtant tenté tout au long de l’année de ravir Euronext au NYSE avec le soutien d’une partie du monde politique européen. Problème : même si Francfort avait les moyens de surenchérir, les exigences de la bourse paneuropéenne sur l’organisation du futur groupe sont vite devenues inacceptables pour les Allemands. Résultat : une bourse de Francfort éconduite dont l’isolement inquiète les milieux politiques et économiques allemands. Mais aussi un mariage transatlantique dans lequel Euronext n’est pas sûr de pouvoir préserver son autonomie face à une bourse américaine qui pèse bien plus lourd…

 

J.B.C.

 

 








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Nati /// Dienstag, 10-06-08 14:03

hohé les Suisses!

retrouvons nous à Berlin pour l'EM à La Raclette (Lausitzer Straße 34 à Kreuzberg).

 

Crêperie Gourmandise à Berlin /// Dienstag, 10-06-08 13:56

Hallo Crêperie Gourmandise,

ALLEZ LES BLEUS!

EM-Fieber im Gourmandise!

Ab Samstag alle Spiele live!
Wir stossen auf den EM-Start mit einem Glas Cidre an.

VIVE LA FRANCE ET L'ALLEMAGNE!
Bei Siegen von Frankreich und Deutschland gibt ein Glas Cidre aufs Haus.



PS: Für Freitag gibt es noch einige freie Plätze.


Mit freundlichen Grüßen


Crêperie Gourmandise
info@creperie-berlin.de
http://creperie-berlin.de
Akazienstr.3
10823 Berlin-Schöneberg
Tel : 030 77 00 87 92

 

Stadtgarten /// Dienstag, 10-06-08 13:36

à Cologne venez voir le match de vendredi France-Pays Bas au Stadtgarten (Venloer Str. 40) !

 

prefix /// Freitag, 06-06-08 14:53

oui sinon pas bien loin il y a aussi le bar "visite ma tente" mais bon ce sera plus petit et plus entre français, mais c'est bien aussi parfois

 
 

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Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
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Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
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Cabinet d’avocats franco-allemand
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